Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Le plus balèze ça reste quand même Barack-Hussein.
On peut dire ce qu'on veut mais ce type sort vraiment de l'ordinaire.
Voilà un garçon qui a creusé un trou insondable dans les finances étasunienes,
fabriqué de la fausse monnaie comme personne avant lui, bricolé des machine à déficit,
je veux dire, entre autres, l'assurance maladie universelle et qui s'apprête tranquillement
à continuer à déconner de plus belles.
Eh bien tout cela ne l'empêche pas, tout au contraire, d'exiger des européens en faillite
qu'ils y aillent mollo sur l'austérité.
Soyons clairs, déja qu'on lui crée des misères avec l'effondrement de l'Euro, si en plus
on s'amuse à faire des économies, on va lui casser complètement sa croissance à ce
mec, faut se mettre à sa place.
Nous avons eu droit, en conséquence, au baratin moralisateur de Sa Majesté Le
Premier Président Noir, qui vient de faire appel devant le G8 à la solidarité des
Européens afin qu'ils cessent de lui pourrir la vie avec leurs conneries de réduction de
la dette publique.
Bon, à la rigueur les Grecs, il veut bien, ça passe. A l'extrème rigueur les espagnols
il admet, parcequ'il est plutôt brave mec, au fond. Mais pour l'Allemagne, la France,
le Royaume-Uni, pas question! Non mais qu'est ce que c'est que ces enfantillages?
La réduction de la dette ça attendra un peu, merde, y a des échéances électorales
tout de même, faudrait pas l'oublier. Tiens déja en Novembre, les élections de mi-
mandat qui arrivent, m'enfin! Ils cherchent quoi, les Européens, l'éradication définitive
des démocrates? L'amitié ça ne consiste pas seulement en belles paroles, ça exige
des actes, des preuves concrètes, nom de Dieu! Si les copains se défilent, alors tout
part en vrille, en sucette, en quenouille voire même en couilles, allez, faut dire les
choses comme elles sont.
Pas d'ambiguïté. Ou bien vous vous placez à mes côtés et là ça baigne, ou vous
vous défilez et en pareil cas, ça va pisser le sang. Il importe de le savoir!
Non mais c'est quoi ce G8? Pas la cour du Roi Pétaud, tout de même, le patron c'est
qui? Inutile de se casser le trognon à devenir président des Etats-Unis si on se
laisse caguer dessus par des bouffeurs de grenouilles ou de choucroute, tout de même!
Quand les bornes sont franchies y a plus de limites alors? Non mais des fois!
Les autres, je ne suis pas sûr, mais en tout cas j'en connais un qui l'a reçu cinq sur cinq
et peut être même dix sur dix, allez, n'ayons pas peur des mots, le discours d'Obama.
Vous savez qui? Mais le Président de la République Française Une et Inconduisible,
bien sûr. L'ami sincère, l'héritier direct de La Fayette. S'il faut encore une fois sauver les
Etats Unis, nous voilà, on court, on fonce, on vole, on dépensepublique autant que
nécessaire. La rigueur ce sera pour après. D'abord on secourt l'ami Barack-Hussein.
Les éconocroques on verra plus tard, progressivement quoi, sans se presser, comme
Zorro, un peu, si vous voyez, calmos-tranquillos. Vous nous laissez faire les retraites,
histoire de les avoir sauvées pour 2012, de toute façon ça ne va pas chercher loin, et
après on vous fout la paix. Foin de l'austérité et vive l'amitié franco-américaine!
On se contentera juste de confisquer un peu plus les revenus du capital, ça ne mange
pas de pain et de faire payer les riches. Ce dernier point, c'est juste pour dire,
parcequ'en France, des riches y en a plus.
Restait encore la mère Bettencourt mais au train où vont les choses elle a déja dû passer
la frontière Suisse. Woerth serait bien inspiré d'en faire autant, d'ailleurs.
Arrivé où il est, ça pourrait constituer une bonne solution.
D'un certain point de vue on peut comprendre. Quand on vous tend une perche
de ce calibre, il apparaît un peu surhumain de ne pas s'en saisir. D'autant plus qu'après
tout, elle est brandie par le Président bien aimé des Etats-Unis, la perche, il ne s'agit pas
du premier clampin venu. A titre de réciprocité, si on lui fait plaisir, il doit pouvoir glisser
deux mots aux agences de notation pour qu'elles nous laissent notre triple A. Comme ça
nous pourrions continuer à creuser le trou sans arrière pensée. Parcequ'il doit les avoir à
sa botte les agences en question, le Barack-Hussein, endetté jusqu'au plus profond du
trognon comme il est ce gus, jamais personne n'a envisagé de lui baisser sa note, pas
vrai?
Et, si vous poussez le raisonnement à son terme, vous constaterez qu'il gagne sur tous les
tableaux M. Sarkozy. D'un coup il fait une bonne manière au Noir de la Maison Blanche et
en même temps il peut continuer tranquillement à arroser l'électeur. Voilà ce qu'il convient
d'appeler de la haute politique, de la stratégie bien pensée, de la manoeuvre joliment négociée. Il n'y sera pas allé pour rien au Canada, Monsieur Nicolas, il reviendra
la besace pleine, avec les fruits profusionnels d'une campagne rondement menée.
Sans compter que sur ce coup là il a niqué Angéla bien comme il faut -au figuré, bien sûr,
on n'est pas là pour déconner- et sans qu'elle ait trouvé le temps de dire ouf. Pas très
productif, comme coup, mais ça fait une satisfaction personnelle. Il faut bien se
remonter un peu le moral, aussi, en des temps où le premier Mohamed venu vous
invite, avec l'approbation pleine, entière et sans réserve de l'Autorité Judiciaire, à aller
vous faire sodomiser. Ce qui, même par temps de gay-pride, reste difficile à admettre
pour un président de la république hétérosexuel.
Mais attention, une bonne nouvelle n'arrive jamais seule. Obama, toujours lui, vient de
faire avaler aux députés et sénateurs sa nouvelle taxe sur les banques. Ca n'a l'air de
rien, comme ça, mais ça constitue une putain d'aubaine comme on n'en voit pas tous
les jours. Du coup, et là tout le monde est d'accord (enfin les européens et Obama,
les autres non, mais les autres on s'en fout), on va la généraliser, la taxe en question.
Et encore une fois, jackpot, pain bénit, manne providentielle, cadeau de Dieu!
Rendez vous compte, on va faire rentrer du pognon. Et sur le dos des banques en plus!
Enfin, plus exactement sur l'échine corvéable des clients des banques, parcequ'il faut
bien, au bout du bout, trouver un corniaud pour payer l'addition.
Mais quelle importance, regardons le symbole. Les banques, objet honni du ressentiment
populaire manipulé, vont raquer. On va leur faire déguster leur conduite inqualifiable
et l'horrible crise qui en est résultée. La justice sociale va enfin parler. Les hypothèques
sur 2012 commencent à se lever. Le populo sera content.
Et grâce à qui, tout cela? Eh oui, grâce à Barakobama, le plus beau, le plus grand, le
plus fort, le plus juste, le plus intelligent, le plus perspicace, le plus subtil... Bon, compris,
ça commence à gonfler. Non mais c'est pour dire, on doit marcher de concert avec ce
mec là. Une vraie machine à gagner. Il se fera peut être virer en 2013 mais en attendant
il nous booste plein pot avec ses conneries géniales qui font oublier les duretés des
temps.
Avec tous ces cadeaux dans sa valise il repartira d'un meillleur pied, notre bon Président
et ami de Barack-Hussein. Presque de quoi faire oublier à la plèbe courroucée les
avanies foireuses de l'équipe de France de foot, les louvoiements piteux du pauvre vieux Escalette et les larmes de crocodile de l'ex-capitaine des bleus-foncés.
Longue vie, donc, au Grand Chef de la White House, au patron, un peu moins grand mais
pas mal quand même, de l'Elysée et à son épouse bien aimée qui sait sussurer de si jolies
berceuses. Et tâchons, nous aussi, de nous bercer de douces illusions.
Conservez vous bien quand même et merde pour qui ne me lira pas.