Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
C'est quand même couillon! Depuis que notre pote Barack-Hussein est entré en
campagne pour sa triomphale réélection, on n'arrête plus de voir des forcenés
tirer dans le tas histoire de remettre en question la liberté de port d'arme. Reste
à savoir si une telle recrudescence comporte une signification politique. Peut être,
après tout, ne s'agit-il que d'une fâcheuse coïncidence. Allez savoir...
Cependant, hier soir, quand j'ai entendu le spikeur de service d'un quelconque
LCI évoquer, sur un ton délicatement horrifié, la tuerie de l' "Empailleur Stète
Biledinegue" mon sang n'a fait qu'un tour! Non seulement nos progrès dans la
maîtrise de la langue de Bug's Bunny persistent à mener un train de sénateur
radical-valoisien mais encore les citoyens U.S. s'entretuent presqu'aussi grave
que des Marseillais-basanés.
Ca va où, ça?
Alors, pour chercher à comprendre, un seul joker, le coup de fil à l'ami Hank Hulley.
Voilà des mois que je n'en entends plus parler, de celui-là, l'occasion est bonne de
prendre un peu des nouvelles, vu qu'avec les whiskies et les bourbons qu'il picole,
le mec, on n'est jamais à l'abri de la disparition tragique.
Regardez ce pauvre Delarue, tiens! Vous l'auriez cru, vous, un garçon si distingué,
si prop sur lui, si plein de talent, qu'il nous fasse le coup de la déchéance fatale,
comme ça, en l'espace de deux-trois ans? Décéder à quarante-huit ans, en 2012!
Enfin, que voulez vous, on ne peut pas impunément avaler n'importe quoi en
grosse quantité. Ceci s'applique également aux couleuvres socialistes, bien sûr.
Bon, mais je m'égare.
Je me suis donc décidé à appeler ce vieux Hank.
Toujours pareil. La première chose, il se fout de votre gueule, ça ne rate jamais!
- "Hello, froggy, toujours communiste, alors? Ca se passe bien votre petit changement
de nabot? Vous allez faire faillite, à ce qu'il paraît? Vous vendez les bijoux de famille
aux Bédoins, qu'on raconte? Et même aux Chinetoques, si j'ai bien compris?
Bon, écoute, si un jour tu as envie de t'échapper, compte sur moi, je t'héberge le
temps de te retourner, pas de souci, tu seras toujours le bienvenu!"
Sympa, quoi, jovial, en pleine forme, y a pas, l'enfoiré.
Bon, évidemment je lui réponds sur le même ton en lui demandant des nouvelles de
son joli président, de dame Hillary (comme une baleine), de la planche à dollars, tout
ça, avant de lui placer mon petit couplet sur les fusillades de pleine rue.
Sur ce dossier-là, je l'ai quand même senti un peu exaspéré, l'amerloque. Sa position
se révèle toutefois relativement simple et logique. Aux States ils ont le deuxième
amendement, légué par les Pères Fondateurs, qui autorise les honnêtes-gens à porter
des armes. En France, seuls les voyous disposent de ce droit. C'est quoi le mieux?
Qu'est-ce que vous voulez que je rétorque, moi? Que je lui explique que chez nous,
sur la voie-publique, on tire seulement le flic et même pas à balle, juste au gros plomb
de chasse? Qu'on vit dans la quiétude et la sécurité? Qu'on peut se balader partout en
toute confiance, sans même une rosette pur-porc sous la veste afin de parer à toute
éventualité?
Pour le remettre un peu sur les bons rails, je lui ai quand même posé ma question.
L'impact sur la campagne.
-" C'est seulement des histoires de rombières mal-baisées, ça. Les gens s'en
torchent. Rien à secouer. On ne fait pas d'omelettes sans casser quelques oeufs,
bordel! Quand il pleut, c'est pas la faute au pébroque, enfin!
Le Président-Négro lui même, il voulait le supprimer, le deuxième amendement.
Tu as vu quelque chose, toi?
Et puis la campagne, sois gentil, tu veux me faire plaisir, tu me parles d'autre
chose. Je ne sais pas si tu as bien regardé mais, là, on a le choix entre un
musulman et un mormon, tu saisis le dilemme?
Alors, je fais quoi, moi? O.K. de deux maux faut choisir le moindre. Mais il est où,
le moindre, dans ce piège à cons? Bon, je vois à peu près, évidemment mais
voter pour cet enfoiré de polygame, ça va me faire des douleurs aux testicules.
D'ici que je me retrouve comme Armstrong à faire du vélo chez vous!
Non vraiment, là tu vois, je sens qu'on est mal barrés. Oh, bien sûr, pas au point
où vous en êtes en Europe, on n'est quand même pas complètement sinoques,
nous autres. Mais vraiment c'est plus ce que c'était. La faute à ces enfoirés de
gauchistes quand ils ont dégommé le regretté Nixon. Depuis lors, excepté la
parenthèse Reagan, c'est parti en couille complet.
D'ici que le coup d'après on se fade un Mexicain à sombrero, y a pas des miles!"
Naturellement, après j'ai eu droit à des explications plus étayées sur la situation,
plutôt merdique tout de même des Etats-Unis, où la crise a considérablement mis
le souk. D'après Hank, le pauvre Barack-Hussein sautera en Novembre parcequ'on
ne peut pas susciter l'espoir et ensuite décevoir à ce point sans y laisser de grosses
plumes.
Ce sur quoi je lui fis part de mon approbation, bien étayée par le cas Sarkozy dont
la chute découle précisément de la même cause. Je ne manquai pas d'ailleurs de
le rassurer sur la question de la qualité de l'adversaire. Preuve est faite, en effet,
que n'importe quelle andouille peut faire l'affaire en pareil cas. La déception
génère la détestation et la détestation, le rejet sans condition. C'est mathématique.
"Certes, me rétorqua Hank mais il n'était pas noir votre Sarko..."
Enfin, un peu rasséréné, l'ami Hank Hulley m'a expliqué qu'autant ce mormon de
Romney lui inspirait une confiance éminemment relative, autant il comptait sur
Paul Ryan, le candidat à la vice-présidence, pour remettre autant que possible
l'Amérique dans le bon chemin. Le seul défaut de ce type, toujours selon mon pote,
réside dans sa religion. Catholique, nom de Dieu! Enfin personne n'est parfait
comme on disait dans "Some like it hot". Sinon, à part ça un garçon impeccable
ce Ryan, intelligent et décidé à arrêter les conneries obamiennes du genre Sécu
et autres gaspillages à la socialiste pour revenir à une saine gestion de l'Etat
Fédéral. Avec le moins d'impôts possible, quoi, dans la bonne tradition. Même
que Paul Ryan, si les petits cochons noirs ne le dévorent pas, ça pourrait bien
nous faire un nouveau Reagan, vers les années 2020. L'avenir, en somme. Rien
que pour ça, voter Romney ça lui paraît moins con qu'en première analyse, au
citoyen Hulley.
Et puis, un gros blanc. Interlude, comme on disait au temps de Catherine Langeais.
Plus de son, plus de Hank, plus qu'un vague brouhaha dans le cornet à Samsung.
Flûte, il lui sera pas arrivé une attaque, un claxus du staphilet, un delirium
tremens foudroyantus? Mince, y a de quoi s'inquiéter, avec ce genre de perdreau.
Et puis, au bout de pas loin de la minute:
-"Bullshit, Nouratin, Armstrong est mort!
-Oh, merde, il n'aura pas supporté cette histoire de dopage?
-Ami, je ne te parle pas du rigolo à pédales. C'est Neil Armstrong, bordel, tu situes
tout de même! Armstrong! Celui qui nous a emmenés jusqu'à la Lune!"
Là il ne rigole plus, Hank, il m'explique que, pour lui, l'aventure d'Appolo 11 constitue
l'apogée, le maximum, l'exploit total, le sommet d'une civilisation et Armstrong en
représente l'héroïque symbole.
-"Tu comprends, Nouratin, ce n'est pas seulement la victoire de l'Amérique, le
débarquement lunaire de Neil. Il s'agit de la réalisation la plus accomplie du génie
de l'Occident Chrétien. D'ailleurs l'affaire reposait principalement sur Werner Von
Braun, pas la peine d'en dire plus. Mais nous avons fait ça. Nous! Pas les
Chinetoques, pas les Indiens, pas les Africains, non. Nous, les Occidentaux!
Et tous ces motherfuckers ne nous arrivent pas à la cheville, évidemment!
Alors, Armstrong qui meurt, ça me fait quelque chose, comme si c'était un vieil
ami qui s'en allait. Enfin, pour le coup il sera au ciel. Définitivement."
Je l'ai laissé se fumer son chagrin, Hank Hulley. Mais moi aussi, ça me touche.
Pas tout à fait pour les mêmes raisons que lui, surtout que si l'on pousse son
raisonnement jusqu'au bout, chez nous, on finit par nauséabonder sec
avec risque de poursuites pénales.
Certaines évidences, mieux vaut ne pas du tout les regarder, en France.
Mais c'est surtout le temps qui passe, que je ressens durement. Le temps qui
massacre les jeunes conquérants comme Neil Armstrong et qui abime tout.
Et puis aussi, c'est vrai, la dérive du monde. En soixante-neuf, nous étions forts, nous
étions riches et nous étions libres. Vous voyez ce que c'est devenu, en quarante trois
ans? Vive l'humanitarisme et la Mondialisation!
Enfin, il nous reste toujours Buse Aldrin. Mais pour combien de temps encore?
Voilà. Après, on a du mal à revenir à nos petites simagrées dérisoires des
universités d'été socialistes et des garden parties niçoises des amis du petit Nicolas.
Je ne vous en parlerai donc pas. De toute façon tous ces minables me puent au nez
et me dégoûtent. Pour cette fois je préfère regarder le paysage du haut de
l'Empaillleur Stète Biledinegue, on distingue moins les détails.
Vu que pour les vacances, désormais, c'est cuit, je vous souhaite une bonne reprise.
Et merde pour qui ne me lira pas.