Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Les choses avancent plutôt bien, pour le changement-que-c'est-maintenant.
Notre Capitaine bien aimé de Pédalo navigue désormais au moteur. On peut le voir,
en photo dans la presse, tout bronzé et tout rigolard, sur un chouette bateau aux côtés
de la Première-Concubine, jolie comme un coeur avec son décolleté plongeant.
Toutefois, atttention, confondons pas, le couple présidentiel navigue, certes, mais le
navire apparaît sans commune mesure avec les yachts somptueux de l'époque Sarko.
Une coquille de noix, pour tout dire et une vadrouille à Porquerolles, pas une croisière.
Un petit tour et puis s'en retournent à Brégançon prendre une bonne douche bien
prolétarienne avant un frugal dîner weight-watchers sur la terrasse dominant la
Méditerranée. Vraiment, des vacances genre cadre-moyen, sympa mais dépourvues
de ce luxe ostentatoire, propre aux parvenus, dont se régalait l'infâme prédécesseur.
Et puis on sent bien que tout cela procède du naturel le plus spontané.
Il tient scupuleusement ses promesses, notre nouveau Chef de l'Etat. Le monde entier
peut le voir comme un mec normal qui prend des vacances normales dans un endroit
normal -enfin pour un Président de la République- et qui s'arrange pour se faire photo-
graphier dans des situations normales avec sa nana parfaitement normale.
Autant que possible il arbore le sourire idiot-normal du touriste normal qui veut
donner l'impression d'un modeste bonheur simplement normal. Quitte a avoir
l'air d'une andouille mais, normale. Plus normal, ça finirait par paraître anormal!
D'autre part -toujours le changement- il persiste à ne s'occuper de rien, Hollande, en
vacances. Il peut se passer n'importe quoi, lui il s'en fout, il se repose, histoire d'arriver
au boulot en pleine forme. Il laisse pisser, comme on dit puis.
Pendant ce temps-là, les rares qui bossent, style Valls ou encore Fabius, suffisent
largement à garder la France à peu près sur les rails de la voie de garage.
Valls la joue sérieux, inflexible, parfaitement à l'aise dans le rôle du ministre de
l'intérieur sévère mais juste, totalement démarqué du nauséabond Guéant mais bien
plus efficace pour faire régner l'Ordre Républicain lequel suppose, en premier lieu ,
la stricte égalité entre les coupables, les victimes et même les policiers. En second
lieu, c'est la Justice de Taubira qui se charge de faire pencher sa balance du côté
des premiers. Une rigoureuse répartition des compétences, en quelque sorte.
Ainsi, le petit Manuel a t-il pu, malgré les protestations indignées de nombre de ses
camarades ministres et autres pointures de la Grande-Famille, telles la verte Cécile
et la grosse mémaire de Lille, virer quelques Roms de leur campement misérable.
Ainsi, également, notre fier Catalan est il parvenu à mater, sans effusion de sang
(sauf du côté des Forces de l'Ordre mais on va pas pinailler) la révolte des quartiers
Nord d'Amiens. Pour vous dire la fermeté du mec, ses sbires ont même procédé à
des interpellations. Absolument!
Et les jeunes en cause, jugés en comparution immédiate, quittèrent le Tribunal le jour
même -attendez, je vous vois venir- libres, certes mais condamnés! Parfaitement!
Bon, à quelques mois de prison avec sursis, d'accord. Seulement, à part tirer sur les
flics à la chevrottine, ils ont fait quoi, ces pauvres jeunes? On ne va tout de même pas
les blâmer d'avoir crié leur détresse et leur désarroi, que diable!
Surtout qu'on ne déplore aucun décès dans les rangs de la Police, au moins pour le
moment. Ah, vous voyez!
Parallèlement, M. le Ministre des Affaires Etrangères Fabius, avec son élégance
un peu surannée, s'attache à rendre à la Diplomatie Française tout le lustre si
tellement mis à mal par de lamentables prédécesseurs. Je pense à des gens
comme Douste, dit le con d'Orsay, à Kouchner dit rien du tout et à l'invraisemblable
Alliot-Marie, de bien triste mémoire (voir Islam et bien au fond.).
Naturellement, nous ne saurions placer dans le même panier M. Alain Juppé dont
l'action constitua en quelque sorte le prodrome de la diplomatie fabienne. Outre la
calvitie distinguée, l'énarchisme invétéré et la bien-pensance-politiquement-correcte
qui les rapprochent tant, ces deux là pratiquent avec un art consommé le léchage de
derrières salafistes.
Autant Alain se montrait-il éminemment obséquieux vis à vis des Allahou akbar du
désert de Libye, autant Laurent condamne avec la plus extrème vigueur la conduite
abjecte du vachard el Assad qui tente, le salaud, de sauver du massacre, Chrétiens,
Chiites et Alaouites.
Fafa l'a décrété : Assad, il ne mérite même plus de vivre, tellement que la combine
des soudards Sunnites fanatiques planqués au milieu des populations civiles prend
toujours aussi bien sur les connards occidentaux. Sans Putin et les Chinetoques,
on lui aurait déja envoyé les "Rafale" au Tyran de Damas, surtout qu'en ce domaine
ils sont tous vachement d'accord, nos politicards, Gauche et Droite confondues!
A mort Hassad, Allah est grand et Mahomet est son prophète, crénom!
Sans compter que nous arrivons à l'Aïd el Foutr, la fin du Ramadan et que les belli-
gérants disposent désormais du droit de s'alimenter normalement, comme des
civilisés. Ils vont donc retrouver une vigueur nouvelle et pouvoir se mettre sur la
gueule avec une énergie décuplée.
Vous me direz qu'à Amiens ils avaient l'air en pleine forme. Je vous répondrai, à
juste titre, qu'il s'agissait alors de nuits d'émeute. Pendant le Ramadan, pas question
de foutre le bordel en plein jour, on n'a le droit de tirer sur les poulets qu'après le
coucher du soleil et avec un gros couscous dans le corgnolon.
En revanche, contrairement aux CRS qui, eux, n'attaquent jamais, ces cons, Assad,
lui, il cogne tout le temps, surtout en plein jour parcequ'en avion on voit mieux la cible.
En plus, la putain de sa race, le Ramadan il l'ignore! Jeûne ou pas, il s'en torche, il
massacre! Mais dès Lundi, il va la sentir passer. L'Armée Syrienne Libre et Repue
lui fera oublier le goût du méchoui à ce bouffon.
Observons au passage les remarquables constantes historiques qui mettent toujours
en évidence le côté bâton merdeux du Moyen-Orient et de ses charmants occupants.
Entre la guerre de Syrie et celle que nous prépare Israël, les affaires reprennent sec
de ce côté là, pas le temps de s'emmerder, vraiment.
Si Netanyahou décide de faire ce que ses administrés attendent de lui depuis déja
un sacré bail, à savoir bombarder les fabriques de bombes atomiques iraniennes,
nous aurons droit à du grand spectacle. D'accord, il y a peu de chances mais avec
ceux là, on ne sait jamais trop si c'est du lard ou du cochon. Et dans cette dernière
hypothèse, le cochon, entre les Juifs et les Musulmans ça pourrait tourner à
l'affrontement majeur et définitif.
En tout cas, on verrait encore augmenter les prix à la pompe!
Manquerait plus que les Nippons, les Chinetoques et les Coréens nous fassent le
coup de la guerre des Sankuku et on file tout droit vers le conflit mondial, comme
au bon vieux temps. Remarquez, ce serait un coup à bien relancer l'économie
sans parler des avantages en termes démographiques; quelques centaines de
millions de morts judicieusement répartis pourraient représenter une formidable
aubaine.
Si ça ce trouve on est en plein dans le plan concerté, allez savoir. Faudra que j'en
parle aux copains complotistes, tiens! Commencez donc à stocker les lentilles et les
boîtes de corned-beef. On ne sait jamais.
Moi, ce que j'en dis, n'est-ce pas...
Quoi qu'il en soit, guerre mondiale ou pas, nous continuons notre petit bonhomme
de chemin droits-de-l'hommiste. L'Occident, en sa qualité de réserve universelle de
bien-pensance, se mobilise, en cette fin de mois d'Août, pour soutenir les "Pussy-
Riots" dans l'épreuve horrible que leur infligent Vladimir Putin et ses stipendiaires
de juges inféodés.
Voilà des nanas dont le seul crime consista à se répandre en actions de grâces sous
forme de chanson punk dans la cathédrale moscovite du Christ Sauveur. La chanson
en cause, intitulée "Marie Mère de Dieu, chasse Putin", disait des choses telles que
"merde, merde, merde du seigneur, Vierge Marie, chasse Putin". Une supplique
parfaitement légitime, d'ailleurs, puisque tout le monde connaît les rapports douteux
qui unissent le Kremlin et le Haut-Clergé Moscovite. En tout cas les Pussy-Riots les
dénoncent à l'envi et avec un courage qui fait l'admiration unanime de la population
germanopratine, entre autres connards du même acabit.
Il est intéressant de noter que l'une de ces jeunes dames se fit connaître, enceinte
de huit mois, en se foutant à poils devant tout le monde en vue de prêter son derrière
à un jeune homme également tout nu et doté d'un joujou-extra en parfait état de
fonctionnement, quoiqu'un peu poussif au démarrage.
Nos deux personnages et leurs petits camarades se livrèrent alors à une petite partouze
bon enfant devant les visiteurs d'un musée. Ces derniers ont ainsi connu une journée
bien moins ennuyeuse que le programme ne le laissait présager et Medvedev, visé par
cette sympathique partie de levrettes, n'a pas cru bon, semble t-il, de lui réserver une
quelconque suite judiciaire.
Hélas, il n'en est pas allé de même pour le coup du petit concert anti-Putin sur l'autel
du Christ Sauveur. Les trois pétroleuses, embastillées sur le champ se sont vues
derechef condamner à deux ans de goulag.
Démonstration est ainsi faite que dans la Russie de Putin on peut forniquer en public
mais pas chanter dans les églises. Le monde à l'envers, quoi.
D'où l'indignation hessellienne et générale de l'ensemble des forces morales
occidentales, Hillary (comme un bossu, tiens, ça faisait lontemps) en tête.
Condamnation unanime! Le sort affreux de ces pauvres "Pussy Riot" jette une fois
encore sur le nouveau Tzar de toutes les Russies, un opprobre politiquement-correct
dont l'intéressé n'a, d'ailleurs, rigoureusement rien à secouer.
Putin, on vient lui foutre le bordel, il fait le nécessaire pour que ça s'arrête.
Après tout, peut être qu'on serait bien inspirés d'agir pareil, non?
Au fait, "Pussy Riot", cela signifie "l'émeute des chattes".
Autrement dit, la révolte des cons...c'est pas mal trouvé, finalement.
Bons songes de nuit d'été, si la canicule vous laisse dormir.
Et merde pour qui ne me lira pas.