Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Cette semaine, c'était la fin des cent jours de Culbuto 1er. Se fût il agi de Napoléon
retour de l'île d'Elbe, nous en serions déja débarrassés. Là, pas du tout. J'ai fait le
compte, il nous reste encore mille-sept-cent-vingt-six jours à le déguster, lui et toute
la bande de stégosaures collectivistes qu'il ramène à sa suite. Bien entendu, une
éventuelle réélection en 2017 porterait ce nombre à trois-mille-cinq-cent-cinquante-
deux, ce qui donne un peu le tournis, quand même. Finalement, le quinquennat ne
présente pas que des inconvénients. Souvenez vous de Tonton-quatorze-ans, soit
cinq-mille-cent-treize matins radieux!
Alors, bilan des cent jours? O.K. sept milliards d'impôts à la con en plus. Je dis "à
la con" parcequ'on peut les hirarchiser par niveau de stupidité, les impôts.
Par exemple, la TVA fait moins mal au commun des mortels vu qu'elle se noie un
peu dans la masse et qu'avec les dures lois de la concurrence elle tend à s'amortir
avant de cogner sur le consommateur final. En plus, avantage déterminant, la TVA
frappe les importations au lieu de peser exclusivement sur la production du Pays.
Moyennant quoi, bien sûr, les socialos se sont empressés d'abroger la loi Sarko
sur l'augmentation de la TVA.
Voilà du socialisme judicieusement compris!
En revanche, comme il a bien fallu trouver quatre sous pour boucler l'année, nos
amis à la rose n'ont pas manqué de faire payer les riches en augmentant l'ISF ainsi
que les droits de succession et les pauvres en taxant drastiquement les
heures supplémentaires.
Tout cela n'est rien, évidemment, en comparaison de ce qui nous attend à l'Automne
mais, chaque chose en son temps, nous n'en sommes pas encore là.
Du coup, malgré l'été, les vacances, le beau temps du mois d'Août et les glorieux
Jeux Olympiques, il réunit déja cinquante-quatre pour cent de mécontents,
Hollandouille, au vu des derniers sondages. Voilà qui lui promet une jolie popularité
lorsqu'il entrera pour de bon dans le dur.
Cependant, notre bonhomme ne semble pas trop s'inquiéter. Les vacances à Bormes
les Mimosas se déroulent magnifiquement avec un temps superbe et de jolies choses
légèrement onéreuses commandées par Rottweiler pour adoucir un peu la rudesse
militaire du Fort de Brégançon. La Répupu peut bien sortir quelques milliers d'Euros
pour le bien-être de la Première-Concubine, pas vrai, surtout qu'il a bien baissé sa
Liste Civile, Flamby, même qu'il a inscrit la mesure dans le collectif budgétaire, sans
raison juridique, juste pour que ça se voie bien.
Et puis, le ciel est bleu, la mer aussi, on est content pour eux quand on les voit batifoler
en tenue de plage dans la Méditerranée, François et Valérie. Même qu'elle ne manque
pas de charme, cette dernière, en bikini. Elle présente mieux que son Illustre en caleçon
de concubain. Comme président il peut faire illusion mais en tant que chippendale il
lui reste encore du boulot.
En somme, tout irait pour le mieux si l'opposition de Sa Majesté n'avait décidé de lui
tailler des croupières avec la Syrie. Sarko en tête! Alors qu'on ne devait plus le voir,
celui-là, soi-disant!
La Syrie, sacré nom de pas-dieu! Mais il fait tout son possible, Couille-Molle, entre
deux parties de ballon-prisonnier et le pastaga vespéral! Il s'en occupe tout le temps,
de la Syrie, il envoie des avions pleins de machins humanitaires, il téléphone à Fabius,
même, des fois. Qu'est-ce qu'il pourrait envisager de plus, hein, le pauvre, faut pas
lui demander l'impossible tout de même.
Mais attendez, vous allez voir la méchanceté. Sous prétexte que la France assure
depuis le 1er Août, la présidence du Conseil de Sécurité de l'ONU, ces pédés de
l'UMP exigent qu'il rentre à Paris dare-dare. Paraîtrait que le monde serait en danger
et qu'en pareil cas, notre bon Président se devrait de rejoindre.
Mais ça va pas la tête, enfin! Ca change quoi qu'il s'emmerde à L'Elysée au lieu de
se la couler douce sur la Côte d'Azur, le musclé du stylo-plume?
Rien, évidemment. Et même s'il avait pris des vacances sur la Planète Mars, ça ne
changerait rigoureusement rien non plus.
On ne peut pas lui donner tort.
Sans compter qu'il remplit ses devoirs, reconnaissons le. Il s'en va dans la lointaine
Isère enterrer le pauvre sous-off flingué par les Talibans. Ce n'est pas rien, croyez moi.
A cause il a raté un tour en pédalo, la partie de pétanque et la bouillabaisse de la
voisine. Et vous voulez décompresser tranquillement, vous?
Bon, en plus, faut compter avec les Jeux de Londres. Y a tout le temps un brave
couillon à féliciter, faut suivre.
A ce propos, pas question de louper le moindre épisode. Pendant ce temps, les
autres ne chôment pas.
Estrosi, tenez, le pizzaiolo-facho! Hier soir grosse fiesta sur la Promenade des
Anglais pour glorifier les quatre petits Niçois pleins de médailles olympiques. Huit
exactement dont la moitié en or! Vous auriez vu ça, on aurait juré les Champs en 98,
avec la mer, le beau ciel bleu et les palmiers en supplément de programme.
Feu d'artifice royal et tout le toutim, dites donc, il se prenait quasiment pour un chef
d'état, sur le coup, le Motodidacte!
Vraiment, ils font rien qu'à emmerder, ces cochons-là!
Or donc, convient il de veiller au salut de l'empire. Tout exploit olympique, fût il
seulement de bronze, exige de la part de Brégançon une rafale immédiate de
félicitations. Dieu merci, cette semaine nous a apporté un peu de calme sur le
front des victoires londonniennes. Mais là, ça repart en fanfare.
Lavillenie, hier soir, qui nous fait une médaille d'or à la perche. De toute beauté,
en plus. Un héros, ce jeune homme. Il a banané, après un suspense de ouf, deux
Allemands, dites donc, dont un bronzé qui n'aurait pas trop plu à Tonton Adolf.
Croyez moi, Renaud Lavillenie, comme champion, la France ne possède pas
mieux.
Bien policé et très sympa mais vous auriez vu le regard, pendant le combat -je ne
trouve pas de mot plus adapté- un guerrier, un impitoyable! On a même quelque
peine à croire qu'il soit français, ce type, tellement il correspond mal à la norme
actuelle.
Cependant, attendez, pas plus tard que tout à l'heure, là, en début d'après-midi, en
pleine sieste de Brégançon, une petite nana de rien du tout sur un vélo tout terrain
nous a réalisé un exploit hugolien. La médaille d'or du Montain-Bike en cross-country,
rien que ça. Loin devant les Teutones, les Amerloques, le Britiches et tout le reste.
Elle aurait pu se taper un sandwich en attendant l'arrivée de ses copines, tellement
elle leur a collé la valise.
Julie Bresset, elle s'appelle la petite championne olympique. Une Bretonne!
C'est au moins aussi français que Ladji Doucouré mais, en plus, ça gagne.
En revanche, triste nouvelle, l'excellent Yohann Diniz, le grand champion qui devait
gagner le cinquante-kilomètres à la marche a lamentablement foiré, comme d'hab.
Et ça, en fait de saloperie, ça se pose là!
Il faut que je vous dise, Yohann Diniz aurait dû gagner. Il s'agit d'un Homme de
Gauche, un pur, un vrai et, pour tout déballer, un authentique militant socialiste.
Après une participation déterminante à la campagne de la mémaire Aubry, pour
leurs jolies primaires bien démocratiques et tout ça, il a fait celle de Hollande en
vue de la présidentielle. Avec signature de " l'Appel des cent sportifs citoyens" à
voter Culbuto.
Il promettait beaucoup, le camarade Yohann, pour ces Jeux Olympiques, au moins
une médaille, quoi, une valeur sûre ce mec. Hélas, il s'est ramassé...un Homme de
Gauche, je vous dis!
Le pauvre, il marchait tranquillement, bien déhanché et tout. Malheureusement, en
bon socialiste, il a oublié de regarder où il mettait les pieds et s'est pété la gueule
comme un étron. Une fois arrivé, dans le paquet anonyme, voilà t'y pas qu'ils l'ont
disqualifié pour irrégularité, le trésor. De sales réacs pourris, les juges olympiques!
Les commentateurs franchouilles, tous media confondus n'ont pas manqué de faire
part urbi et orbi de leur indignation hessellienne devant pareil déni éhonté de justice.
Ce qui ne les a pas empêchés, lesdits commentateurs, de célébrer à l'avance la
future victoire des "Experts", l'équipe masculine de hand-ball, dont la médaille d'or
tombera Dimanche soir dans notre escarcelle... si les adversaires Suédois en sont
d'accord.
Elogieux, qu'ils sont les speakers, dithyrambiques sur lesdits "Experts".
L'un d'entre eux, et non des moindres, déclara même, je l'ai entendu de mes
esgourdes propres, "ils ont su garder leurs valeurs". Mince, la vache, ils ont
conservé leurs actions! Et peut être même leurs obligations! Vraiment des experts,
y a pas!
Trève de plaisanterie, les "valeurs" comme valeur montante ça se pose là.
Avant, finalement on ne s'en servait pas beaucoup, des valeurs. Pourtant on en avait,
forcément, la République je veux dire, bien sûr. Personne n'eût imaginé un seul
instant évoquer les valeurs de la Monarchie Absolue ou celles du Second-Empire.
Les valeurs, ça va avec la Démocratie, avec la Diversité, avec la Gauche, surtout,
naturellement.
Cependant, désormais, ça va avec à peu près tout, du moment qu'on reste dans le
poncif bien-pensant-politiquement-correct. Alors, le sport, forcément, il en regorge de
valeurs. Il suffit de savoir les mettre en valeur.
Allez, bonne fin de Ramadan et surtout, joyeux Ferragosto !
Et merde pour qui ne me lira pas.