Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Ca y est, voilà, nous y sommes, une démonstration scientifique, enfin, une vraie,
anglo-américano-néo-zélandaise - c'est dire le sérieux- qui nous prouve de la
manière la plus incontestable ce que, déja, nous savions tous confusément :
fumer du cannabis rend complètement con!
Huit à dix points de Q.I. en moins, dites donc, en moyenne! Vous réalisez un peu,
dans certains cas, les ravages. Le mec déja un tantinet abruti à la base,
pratiquement plus qu'une vessie de porc à la place de la cervelle, il va lui rester!
En tout cas, ça explique. Vous voyez qui vous, comme fumeurs de shit?
Ben oui, évidemment, c'est pas dur : les gens de gauche!
A droite, je veux bien tout ce qu'on veut, d'accord, on en trouve qui picolent, je ne dis
pas. Mais le joint, non! On est contre. Pourquoi? Ben oui, c'est un truc de gauche, on
n'y touche pas, ça relève du clivage politique absolu, là. La came, d'une manière
générale, constitue l'une des questions de fond qui nous séparent grave, les fachos
et les bobos-gauchos.
Voyez donc l'épineuse question des "salles de shoot", plus clivant on aurait du
mal à trouver. Eh bien, nous sommes en présence d'un cheval de bataille socialiste.
En plus ça les arrange vachement de nous coller des conneries comme celle-là
sous la pensarde. Pendant qu'on discute le bout de gras à savoir si les toxicos on
les laisse mariner dans leur fiente ou si on les aide à se détruire, on ne dit pas de
mal de Hollandouille ni de Zayrault.
Donc, vous avez bien capté le principal enseignement de cette remarquable avancée
scientifique. Si tous les camés sont à gauche, il ne s'agit pas d'un hasard mais bien
d'une conséquence. Voilà. Du coup, certains constats, subitement, s'éclairent, on
comprend mieux les choses (voir, par exemple, Le théorème de Nouratin.). A gauche,
ils ne sont pas tous shootés, loin de là. Vous avez aussi la malformation congénitale
qui peut jouer et puis, également, le choix alimentaire, c'est fréquent. Mais, toutes
choses égales, on sent bien la relation de cause à effet. Cela me paraît parfaitement
clair et je ne doute pas un seul instant qu'il n'en aille de même pour tous les honnêtes
gens.
D'ailleurs, certains détails ne trompent pas. Quand, par exemple, vous regardez les
grands yeux un peu hallucinés de notre très gracieuse Ministre des Affaires Sociales
et de la Santé, vous ne pouvez vous empêcher de penser que le changement c'est bel
et bien maintenant. Même si la mère Roseline avait pu, naguère, occuper le fauteuil, il
apparaît à l'évidence qu'avant nous étions dans l'inné alors que, désormais, l'acquis
a pris le dessus. Une manifestation du progrès-social, sans doute.
Cela dit, on voit bien qu'il ne pourra pas nous jouer tout le quinquennat sur l'air des
salles de shoot, du non-cumul des mandats ou même du mariage des pédérastes,
Hollandouille. Les réalités lui pèsent dessus comme un gros éléphant amoureux sur
sa brave compagne -tiens, bizarre, j'écris de ces conneries, des fois- et il se sent
désormais obligé d'agir.
Et voilà bien la pire des avanies qui puissent nous tomber sur le coin de la gueule!
Un socialo inactif, bon, là on est dans l'ordre naturel des choses. Même si, déja, ça
sent l'arnaque. Toutefois, un socialiste qui prétend agir, d'avance on a mal au
portefeuille.
Sans compter qu'en plus, il regrossit à vue d'oeil, Culbuto. Un signe. Il supporte mal
le stress, le type, il doit compenser en bouffant. Je le vois comme si j'y étais, tiens.
Le mec, en douce, dans le silence de son cabinet élyséen, entre deux emmerdeurs,
il doit sortir son saucisson (mais non, ne vous méprenez pas, une grosse saucisse
d'Auvergne, habitude prise en Corrèze) de son torchon à carreaux rouges et blancs.
Et vas-y que je m'en tape quatre ou cinq belles rondelles, tiens, avec un bout de pain
et un gorgeon de rouquin. Encore un que les imams n'auront pas! Les rabbins non
plus, d'ailleurs! Faut dire qu'il a le sens de l'humour, Flamby, tout le monde le sait.
Seulement, la rigolade c'est plus maintenant. Déja que s'il a le malheur de se faire
pécho par Valérie, en plein casse-croûte, le mec, sans parler de l'engueulade, il en
prend pour au moins six mois de régime drastique avec balance bi-quotidienne.
Quel con, aussi, de lui avoir refilé le bureau d'à côté! Seulement, en plus, il y a la
crise et la crise, qu'on le veuille ou non, elle lui promet un quinquennat excrémentiel,
c'est sûr.
Faut bien se rendre compte de la difficulté, tout de même.
Ce bonhomme a passé près d'un an à raconter des histoires toutes roses, à
promettre des tas de bienfaits et de félicités. Le prix du gazoil qui baisse, les
centrales atomiques qu'on ferme, les profs qu'on recrute à tours de bras, les
immigrés clandestin qui votent, les livrets de caisse d'épargne qui débordent
et j'en oublie des wagons. Et maintenant, voila t'y pas qu'y a la crise, dedieu!
Mince, c'était pas prévu, ça, m'enfin!
Alors, évidemment, on fait ce qu'on peu avec ce qu'on a, n'est-ce pas.
On envoie Montebourre proposer aux écolos-pastèques d'aller se faire sodomiser
à Fukushima en attendant de leur balancer dans les naseaux une grande bouffée
de gaz de schistes. On gratouille deux-trois centimes sur les taxes à pétrole.
On fait les "Emplois-Jeunes"...ah, non, zut, comment ça s'appelle, déja, maintenant?
Deux secondes, je regarde..."Emplois d'Avenir"!
Mince alors, la différence apparaît considérable, les jeunes en question, dans ce
pays, c'est pas vraiment l'avenir. Ou alors oui mais couleur caca, l'avenir.
Remarquez, tout n'est pas complètement noir, dans la rentrée. Prenez le Ministre
de l'Education Nationale, Vincent Peillon. Voilà un type qui tient le cap. Lui, il va
instaurer les cours de socialisme dans les lycées et collèges, c'est-y pas une belle
idée, ça? Il appelle la chose "morale laïque". Objectif affiché : contrer les imams
salafistes et autres vendeurs de morale pas laïque, rien que ça! Un ambitieux
vous dis-je.
En tout cas, lui, rien qu'à voir sa tronche, on sait qu'il n'a pas eu besoin de fumer,
il est tombé dedans quand il était petit, le mec!
Et puis, dans la foulée, la Banque Publique d'Investissement, la BPI, va voir le jour.
Un sacré truc, ça, une trouvaille. Il y avait bien longtemps, déja, qu'on ne possédait
plus de banque publique, nous autres. La dernière, je crois, c'était le Crédit Lyonnais,
un bon souvenir, pas vrai? On aurait pu le ressortir, d'ailleurs, vu qu'on est encore loin
d'avoir fini de payer l'ardoise. Cependant, Hollande et ses affidés préfèrent se tourner
résolument vers l'avenir.
Une nouvelle banque publique, n'est-ce pas, ça inspire confiance. Enfin ça inspirait,
au temps de l'URSS triomphante...Et puis, de la sorte, nos braves socialos vont
pouvoir renvoyer l'ascenseur au sieur Pigasse, vous savez, la Banque Lazard mais
aussi les "Inrockuptibles" (j'ai bien écrit "inrock" pas "incor", rien à voir), le nouvel
employeur d'Audrey Pulvar.
Un garçon charmant, Mathieu Pigasse, un Homme de Gauche, ce qui, pour un
banquier, constitue une garantie absolue. De quoi? Ben vous connaissez la chanson,
non?
Avec l'ami Pigasse
Notre cher banquier,
Le patron d'Audrey,
On nage dans la mélasse
Et on va s'y noyer.
Comme on est entre potes,
Pour la BPI
On est bien partis,
On se f'ra not' compote
Et vive le Parti!
Donc, l'ami Pigasse, pourquoi pas lui, d'abord? C'est tout transparent, comme choix.
D'ailleurs Moscovici l'a bien affirmé, il a gagné l'appel d'offres, Pipi ( c'est comme ça
qu'on l'appelle, entre amis qui s'arrangent, le Mathieu).
Voilà, circulez, y a rien à voir. M'enfin!
Vous ne trouvez pas qu'on se croirait revenus au bon vieux temps de Tonton?
Pour tout dire, à partir de tout de suite, nous allons voir le Capitaine de Pédalo à la
manoeuvre. En réalité, d'ailleurs, nous ne verrons rien du tout. Hollande, lui, il va
dire les jolis discours que lui prépare le petit Aquilino et Ayrault va se mettre au sale
boulot.
On va commencer immédiatement. Tenez, pas plus tard que ce matin, François,
manière de déconner, racontait la blague des coiffeurs Belges qui se précipitent
chez nous parcequ'il ont entendu dire "en France, on frise les trois millons de
chômeurs".
Trop tard, Patron, qu'il lui a fait, Marco le Nantais, on frise plus, on vient de dépasser,
là!
Voilà. Triste reprise, pas vrai? Tout s'en va en quenouille! Les hostilités n'ont pas
encore vraiment commencé que, déja, la cote de ces malheureux socialos part en
sucette.
Avec, en plus, les syndicats qui viennent au renaud, les droguistes marseillais qui
s'entretuent au point que les sénatrices-socialistes-beurettes demandent
l'intervention des paras de la Légion et le reste à l'avenant. Bref, le sauve qui peut
avant même la tempête.
Décidément, comme il l'a si bien dit dans son joli discours de Châlons en Champagne,
Hollandouille, "la crise, c'est maintenant!"
C'est aussi cela, le changement.
Bonne fin des haricots.
Et merde pour qui ne me lira pas.