Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Plus ça va, pis c'est.
A part la Belgique dépourvue de gouvernement, coup de pot une fois, tout
le monde repart à déconner à pleins pipe-lines dans l'espoir fou d'une prochaine
réélection, le plus souvent irrémédiablement compromise.
Barack-Hussein lui même, à peine sorti d'une branlée historique, en remet une couche
avec un plan de relance à quatre ou cinq cents milliards, l'andouille! Les républicains
s'en aiguisent déja les dents et les agences de notations astiquent avec ardeur la
machine à dégrader. Oui mais voilà, que voulez vous qu'il fît Obama? Foutu pour foutu,
autant continuer à creuser le trou. Faire ou défaire c'est toujours travailler, pas vrai?
Et puis, distribuer du pognon, ça fait toujours plaisir. Au moins à ceux qui le reçoivent.
D'autant que sur un coup pareil c'est la promesse qui compte. Son plan, bien sûr, il
l'aura dans le dos sitôt le projet soumis aux Représentants. Sauf, peut être, le volet
relatif aux allègements d'impôts mais pour le reste, macache, il peut se brosser le
Président Providentiel, son avenir ressemble désormais à un mur de pissotière.
Bien sûr, il lui reste les commémorations du 11 Septembre pour essayer de se refaire
un peu, seulement ça fait tout de même léger en face du taux de chômage et de la
récession qui se profile à l'horizon. Sans compter que le souvenir du coup des Twin-
Towers, quand on s'appelle Barack-Hussein, cela ne comporte pas forcément que
des aspects positifs...
Pour couronner le tout, vous avez les adversaires qui commencent à monter au
créneau, histoire de préparer les hostilités électorales de l'an prochain.
Avec le dernier en date des postulants au titre envié de Candidat Républicain, un
certain Rick Perry, gouverneur du Texas, les affaires sérieuses arrivent sur le tapis.
Le type en question apparaît comme l'amerloque de droite pur et parfait, l'archétype
de l'ennemi héréditaire de tous les Peuples de Gauche de la Planète et de ses
environs. Une sorte de Deubeulyou Bush ragaillardi. L'air con en moins et la perruque
en plus.
Avec celui-là, il a du souci à se faire le pauvre Président, ça va sharckler sans arrêt et
pas dans la dentelle. Faut dire aussi qu'entre les aberrations intérieures et les conneries
de politique étrangère, avec Obama ils disposent d'un boulevard, les Républicains.
Y a qu'à se baisser pour ramasser.
Même les Juifs, il aura réussi à se mettre à dos! L'an prochain on va voir des Israélites
étasunien voter réac. Sûr. Et pas juste quelques uns, vous pouvez me croire!
En somme, il lui restera les voix des pauvres noirs et celles des Bobos, au camarade
Barack. Ca ne suffira pas, certes, mais faut il encore qu'il les conserve quatorze mois,
ces voix là et pour ce faire il va encore falloir qu'il accumule les conneries.
Que voulez vous, c'est la Démocratie.
Entre nous, on peut se gausser des déconnages de Barack-Hussein mais nous autres
Franchouilles en matière de foutaises politiques nous lui tenons la dragée haute. Faut
voir le bordel ambiant, on atteint le jamais vu, on frôle le divin, on touche au sublime!
Je ne voudrais pas revenir sur le sujet (voir Youpi, on fait payer les riches! ) mais le
vote du Plan Fillon restera comme un des faits d'armes les plus caractéristiques de
notre immense démocratie que le monde entier est censé nous envier.
Un cas d'école, symbolisé à merveille par la formidable colère du gros Raffarin,
défenseur intrépide des parcs à thémes et de leur TVA à taux réduit.
Encore plus fort que les Guerres Picrocholines et les gidouilleries du père Ubu
réunis, le recul des Sarkofillon sur cette escarmouche restera comme le symbole le
plus achevé de la rigoureuse efficience Républicaine.
Pas la peine de chercher plus loin, si vous voulez savoir pourquoi on est foutus jetez
donc un coup d'oeil à la controverse du Futuroscope et des petits déjeuners de
l'Elysée, désormais presqu'aussi illustre que sa consoeur de Valladolid. Vous
comprendrez d'un coup l'essence profonde de la Démocratie et de sa fifille adorée,
la République!
Toutefois, pire que la Démocratie, pire que la République, ses Présidents et ses
petits- déjeuners, on trouve leurs sous-produits monstrueux, telle l'Union-Européenne
avec son appendice caudal, la Zone-Euro. Cette dernière nous a coûté fort cher et
continue, tout en se délitant au fil des jours au point qu'on se demande combien de
temps elle parviendra encore à résister avant de s'écrouler comme une bouse de
vache par temps humide.
On comprend bien maintenant la manière de voir des Schleus et de la plupart des
Nordiques. Pour eux, désormais, on a assez joué. La Grèce y en a plein le bas du
dos.De toute façon, cette dernière se pétera tôt ou tard la gueule, on le sait bien.
Alors faut arrêter immédiatement les conneries. L'acharnement thérapeutique relève
de l'aberration. Le malade souffre pour peau de balle. La raison impose de
débrancher, voilà tout. Perseverare diabolicum!
Peu à peu l'idée fait son chemin et bientôt l'indicible se produira : un grand coup de
pied dans le cul Héllénistique et le tour sera joué. Retour a la Drachme et à la gabegie
jusqu'à ce que mort s'ensuive. On ne va quand même pas continuer à remplir le
tonneau des Danaïdes-Papandréouïdes jusqu'à la fin des temps, bordel,
Deuchland über alles et surtout über tous ces crouillas Méditerranéns, tricheurs,
branleurs, noceurs et compagnie! Et les autres, les Espanches, les Portuganches,
les Macaro-Berlusconis et même les cochons de Français, tiens, ils ont intérêt à
numéroter leurs abattis.
Ca passe ou ça casse, vu! C'est la ceinture ou la porte, qu'on se le dise!
N'oublions pas, quand même, que le machin qu'on appelle "Euro" c'est le Deuchmark,
vous croyez quoi? Et le Deuchmark, comme son nom l'indique, à qui il appartient,
hein, au Pape?
Alors, raus! Au pas de l'oie, et le premier qui foire, dehors et pas de rouspétance!
A la schlague, bordel de Dieu et Got mit uns!
Non. Sans déconner ils vont se fâcher, les mecs. Ce serait même déja fait si leurs
banques ne freinaient pas des quatre fers pour tenter d'éviter de se prendre un grand
coup de bambane dans le bilan. Parceque la dette grecque, y a bon, ça paye costaud,
au moins tant que les petits camarades Sarko et compagnie foncent par derrière
comme des morts de faim. Cependant, le contribuable Teuton et ses petits camarades
Finlandais et consorts, quand ils vont envoyer les Panzer, elles devront se faire une
raison les banques. Y a de l'admission en non-valeur qui se profile à l'horizon, c'est moi
qui vous le dis. Et, comme dirait Dame Lagarde, pour le coup ceux qui en réchapperont
auront intérêt à se recapitaliser- s'ils le peuvent encore-!
Evidemment, nous autres Franchouilles, nous serrons les fesses. Observez
attentivement le regard de Fillon, à l'occasion. Vous y verrez de la panique!
Ils le savent bien, ces gens-là, que c'est foutu et que les combats d'arrière garde se
perdent toujours. Par nature!
Seulement l'image d'une dégringolade de la Société Générale, de la BNP, du Crédit
Agricole, pour ne citer que les gagnants du premier rang, ça fout les jetons, on ne sait
même pas vers quels abîmes elles vont nous emmener les trois glorieuses.
Personne n'apparaît en mesure de prévoir clairement cette sorte d'apocalypse.
On peut juste en concevoir une idée floue, mais toutefois suffisante pour se faire
dessous de sainte-trouille.
Les lois de la physique prescrivent que tout ce qui est en équilibre finit un jour ou l'autre
par se casser inéluctablement la gueule : nous, ici et maintenant, on sent bien que ça
vient! Et le collectif budgétaire à la con que nos députés et sénateurs viennent de voter
à marche forcée -en même temps que les quinze milliards jetés dans Le plan grec. -
ne changera rien à l'affaire. La fin du chemin approche, on aperçoit déja Armageddon!
Alors, me direz vous (si vous avez eu l'abnégation de me suivre jusqu'ici), tout cela
manque singulièrement de drôlerie et, plutôt que de nous raconter ce genre
d'horreurs, Nouratin serait mieux inspiré d'aller planter ses choux.
Je n'en disconviens pas.
Cependant j'ai le sentiment que nous sommes devenus gâteux. En dépit des
évidences les plus criantes, nos bons démocrates métèques et franc-maçons
continuent inlassablement à rabâcher les mêmes fadaises. On va dans le trou
mais la fleur au fusil, comme en quatorze, quand la République, encore jeune,
faisait ses déconnages avec la peau des petits citoyens. Maintenant, elle est bien
âgée, la Réré-Pupu, elle vire gaga et pas comme la Lady du même tonneau...
vraiment. Alors elle joue avec nos sous, la vieille Marianne, elle les balance
n'importe où pour voir si ça retombe.
Ca fait moins mal que les éclats de shrapnel mais l'effet dure plus longtemps.
Voilà sans doute pourquoi nous aimons de plus en plus Ce pauvre Monsieur Chirac.
Il symbolise aujourd'hui plus que jamais la France et sa douce République également
atteinte de cette anosognosie dont, sans l'époux de Bernadette, nous aurions ignoré
jusqu'à l'existence.
Et aucune évocation de valise de billets, émanât-elle de nos chers amis Africains,
Gbagbo en tête, paix à son âme, ne saurait nous priver de l' affection révérentielle
voire quasi-filiale que nous vouons à notre ex-président Lord Gaga.
Le seul ennui réside dans le fait, ainsi que l'a constaté le Président de la Chambre
Correctionnelle, que ce genre d'affection ne guérit jamais. Le Pauvre Jacquot bien
aimé sera donc tristement jugé en son absence.
Pour la République Une et Inconduisible c'est pareil. Autant se passer d'elle pour les
débats sérieux.
De tout façon, le gâtisme ne passera pas!
Conservez vous bien quand même.
Et merde pour qui ne me lira pas.