Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
La Primaire Socialiste, j'ai l'honneur de vous faire connaître que je m'en fous
complètement.
Voilà des mois qu'on nous casse les roubignolles avec cette pantalonnade et deux
semaines que nos media à la con ne parlent pratiquement que de cela. Encore une
chance que la Coupe de Monde de Rugby ait lieu en même temps sans quoi on allait
direct à l'over-dose mortelle. Surtout que l'Equipe de France vient de bananer les
Rosbifs avec ce panache henriquatresque qui caractérise le Quinze du Coq dans les
grandes occases. Celle-là en était une et, si puéril que cela soit, je suis bien content
de voir les Anglais déconfits, dépités et sortis comme des malpropres. Ca leur
apprendra à nous prendre pour des mickeys. Toutefois je vous rassure, en temps
ordinaire, le rugby je m'en soucie comme des premières chaussettes de Notre
Seigneur Jésus-Christ.
Cela dit, je fatigue. La petite poignée de fidèles qui continue à s'aventurer sur ce blog
se rend bien compte, assurément, que l'animal s'essoufle et, peu à peu, perd du terrain.
Le coche apparaît un peu lourd à tirer et la côte s'appentit de plus belle. En somme
on commencerait à voir la fin...peut être, je ne sais pas. Cependant, avec la bouteille
que je trimballe, j'en ai tellement vu, tellement subi, tellement chié si vous me passez
l'expression, que plus grand chose ne parvient à m'amuser vraiment. Surtout pas
les simagrées grotesques de nos politicards, les conséquence desdites semblant
bien, d'ailleurs, en passe de tourner au tragique. J'admire sincèrement les chansonniers
qui arrivent encore à y trouver matière à amuser la galerie mais je sens bien que, là
aussi, le coeur n'y est plus comme avant.
Le vieux réac misanthrope regarde, effaré, toute la connerie formidable qui l'entoure et
farandole étourdissamment autour de lui. Qu'y faire? C'est cuit, rapé, terminé, liquidé...
jamais on ne s'en relèvera. Et merde!
Bon, allez, je reviens.
J'explique. L'erreur fondamentale de la démocratie réside à mon avis dans le fait que
les dirigeants élus se croient obligés, toujours, de faire quelque chose. Dans toute
situation, ces cons-là se font un devoir sacré d'agir. Ce faisant, manque de pot, ils
nous mettent, nous autre commun des mortels, encore plus dans le pétrin.
Un exemple entre mille, tenez, un beau jour Sarkozy ça lui a pété comme ça, en
Juin 2009, au moment où il espérait naïvement qu'on sortait de la crise, ce rigolo:
- "Putain faut que je fasse un truc, là, du consistant, du bien sensationnel, du lourd,
du qui fasse super-bel effet sur l'électeur, du qui me remonte un peu dans les
sondages, quoi. Faut exalter le moral des troupes, bordel! Allez Guaino, défouraille
moi un plan et que ça saute, nom de dieu, de suite, là, j'attends, alors ça vient?
-Oui Chef, j'ai un gadget qui pourrait le faire: lancer un emprunt!
Ca vous la cisaille au raz des moustaches, ça, hein Chef? Du tac au tac! Et tchac!
-O.K. banco, duchnock, mais déconne pas, pas du vulgaire emprunt style Fernandel
dans François 1er. Un Grand Emprunt! GRRRAND! Voilà ce qu'il me faut!
Allez, c'est parti, fais moi concocter dare-dare un chouette discours là dessus et
préviens la presse, j'annonce dès demain, devant le Congrès, en plus.
Comme Napo à Austerlitz, avec le soleil dans le dos et l'ennemi qui m'attend pas.
Faites donner la cavalerie! Soldats la victoire est à nous!
Et quand vous direz, plus tard, j'étais du Grand Emprunt, tout le monde répondra,
admiratif et laudatif, voilà un brave! "
Ainsi, la France Eternelle se retrouva t-elle avec un gros paquet supplémentaire de
milliards de dettes.
Raison de plus pour niquer le contribuable en 2011(voir Youpi, on fait payer les riches! )
et une chance additionnelle de se faire dégrader un jour ou l'autre par Fitch, Standard
and Poors et consorts. Belle opération en vérité, merci Patron!
Moi, je rêve de gouvernants qui mettraient un point d'honneur à ne rien faire. A laisser
les choses suivre leur cours. A éviter scrupuleusement de prendre quelque décison
que ce soit. Un peu comme le Gouvernement Belge, si vous savez voir une fois ce
que je veux dire.
L'expédition des affaires courantes, voilà le programme! Et encore, ce serait déja
presque trop.
Cependant, attention. Le populo, le Peuple Souverain, si vous préférez, faudrait peut
être aussi qu'il pose ses conditions ce con, au lieu d'attendre monts et merveilles des
enfoirés qui sollicitent son suffrage.
A souverain amorphe, pays en capilotade.
Juste comme ça, pour bien voir où elle nous a emmenés, notre belle démocratie et ses
petits génies d'élus, avez vous vu les deux faits divers de la semaine, ceux qui ont réussi
à passer le barrage des primaires de mes deux?
D'abord l'histoire du pauv'Babu, l'Indien électrocuté sur les rails du métro. Qui c'est y
qui l'a poussé, le Babu? Mohamed, sans papier Egyptien venu enrichir la République
via Lampedusa.
Puis le coup du contrôleur SNCF poignardé. L'embrouille qui a foutu le bordel
dans la ciculation ferroviaire grâce au "droit de retrait" soigneusement excipé
par le cheminot dès que l'opportunité s'en présente.
Et qui c'est qui l'a poignardé, le contrôleur? Eh oui, Yassine! Délinquant multi-récidiviste
archi connu des services de Police!
Mais bien sûr il s'agit juste de coïncidences. C'aurait pu être Stéphane et Robert, pardi.
Oui mais c'était pas!
La diversité si bien chantée par nos politicards de droite et de gauche c'est comme la
gestion des affaires de la République. Fallait rien faire. Juste laisser nos enrichisseurs
où ils étaient.
Bonsoir et merde pour qui ne me lira pas.