Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Il n'y a pas de petite victoire.
Prenez Berlusconi, tiens, au hasard. Berlusconi, voilà des années que la bien-
pensance internationale attend avec impatience et ferveur qu'il se pète enfin la
gueule (voir Encore raté! ). Hé bien, manque de pot, une nouvelle occasion de
perdue!
La Chambre des Députés vient de lui renouveler sa confiance. Certes avec dix voix
d'écart mais dix voix de plus ça fait une majorité, neuf de trop, même, comme disait
Clémenceau qui en connaissait un rayon. Donc, n'en déplaise aux cons d'Indignés
qui balancent des oeufs sur le Palazzo Montecitorio au mépris de tous les affamés
de la Terre, il demeure droit dans ses bottines Berluti le Berlusconi. Légitime.
Dûment onctionné par la Représentation Républicaine, si triste, honteux et consternant
que cela puisse paraître au Germanopratin moyen.
On remarque d'ailleurs, une fois de plus, que la légitimité démocratique sied mal
aux gens de droite. Cela ne leur va pas, que voulez vous. Il conviendrait, une fois
pour toutes, d'interdire l'élection de ces énergumènes à la pensée nauséabonde
dont l'appartenance à l'Humanité apparaît pour le moins sujette à discussion
( cf. Fesse bouc. ). Humez donc un peu la Primaire Socialiste (ça fait pléonasme,
primaire socialiste, mais c'est comme ça), voilà un scrutin qui fait plaisir à respirer.
Que des femmes et des hommes de gauche, les impétrants comme dit Montaudrey
(merci Pangloss), avec des électeurs parfaitement triés sur le volet, certifiés sur
l'honneur (voir Profession de foi. ), l'esprit vital de la démocratie, le sang de la
République, en un mot, le Peupleudeugôch!
Mais je digresse, me disperse et m'égare. Revenons promptement à nos moutons
-ce qui ne saurait nullement constituer, bien entendu, une allusion au peuple précité-.
Je dissertais donc du caractère impropre, à mon sens, de la notion de petite victoire.
La victoire, en effet, porte en elle sa propre grandeur que l'on peut parfaitement
mesurer à l'aune de la taille de la défaite, rabougrie et mal foutue comme pas possible.
En comparaison, la victoire, fût elle acquise de justesse et au coup de bol, apparaît
dans toute la grandiose ampleur de sa majesté triomphale. Et pour tout dire, quand
vous gagnez injustement, sans mérite, juste par concours heureux de circonstances,
en baisant l'adversaire qui s'attendait en toute logique à vous couillonner platement,
la victoire, en pareil cas, vous apparaît d'autant plus belle et plus grande encore.
Bien sûr me rétorquerez vous victrix causa diis placuit sed victa catoni (démerdez
vous) mais, croyez moi, ce que je dis, nonobstant ce vieux con de Caton, c'est la
pure vérité. Vous n'avez qu'à demander à Lièvremont, sa victoire miteuse sur les
Gallois le transporte, d'une part, de joie et, d'autre part, en finale contre les tout noirs
qui ne savent faire qu'aka!
Lièvremont, on lui proposerait de gagner encore plus lamentablement la semaine
prochaine, au besoin par la plus basse cautèle et la plus ignoble des tricheries,
il signerait de suite et sans réfléchir. Faut pas rêver, bien sûr, mais je dis ça pour
bien illustrer le propos.
Attention, toutefois, je ne parle pas ici d'une catégorie particulière de victoire dont
les inconvénients l'emportent conséquemment sur les avantages, je veux parler de
la victoire A la pyrrhus!
L'exemple d'actualité concerne l'affaire du Soldat Shalit. La libération de ce dernier
met en évidence le niveau déraisonnablement élevé du cours de l'israélite qui vient
de dépasser le seuil symbolique des mille musulmans! De la folie.
On peut discuter, remarquez. Déja, nous, vu le caractère "franco-israélien" du soldat
en question, je trouve qu'on aurait pu nous consulter, au besoin on serait bien allés
jusqu'au million de muzz. Surtout qu'il est manifestement plus Israélien que Franco,
le petit Shalit, c'est pas lui qui nous aurait beaucoup emmerdés après.
Pour en revenir, je pense que dans de telles conditions, le succès obtenu par
Netanyahou revêt un côté merdeux et résolument désagréable dont les Israéliens
apprécient moyennement la saveur saumâtre. Forcément. Mille terroristes relâchés
dans la nature on voit mal comment ça pourrait leur faire plaisir, si heureux, par
ailleurs, qu'on les sache du retour dans ses foyers du soldat perdu pas pour tout le
monde.
Rien à voir, évidemment avec l'évincement des rugbymen Gallois par des Français
au cul bordé de nouilles en demi-finale de coupe du monde. Là, oui, il s'agit d'une
victoire immense puisque jamais elle n'aurait dû avoir lieu. On voit bien la différence,
non, quand même?
En politique, bien sûr, les choses se révèlent plus compliquées.
Le camarade Barack-Hussein, par exemple, voilà un garçon qui possède au plus
haut degré le sens de la victoire. Rien ne l'arrête en ce domaine. Tenez, Dimanche
il inaugure en grande pompe (46, comme tout africain qui se respecte) le mémorial
de Martin-Luther King. Une pure merveille de cent-vingt millions de dollars sans
compter le terrain en plein Washington, financée on sait pas trop comment et
superbement ornée d'une statue géante du Saint-Homme. En granite blanc (?).
Voilà un type qui sait rebondir, Obama. Après s'être rétamé la gueule devant le
Sénat avec son plan-emploi à la mords moi le noeud, que même des démocrates
ont voté contre, il repart à l'attaque. Jamais vaincu, le type, toujours prêt à user de
ses charmes exotiques pour se donner l'air de dominer le sujet.
En tout cas, les media traitent plus volontiers de ses hauts faits que de ses plantages,
à ce mec, ça aide, faut reconnaître. Du coup, même si, comme il semble, personne
ne vient à son inauguration mémorialesque, la postérité retiendra qu'entre le pasteur
qui avait un rêve et le président qui vire au cauchemard, un lien puissant fondé sur
le politiquement correct et l'outrance médiatique s'est noué en cette journée de
grisaille et de feuilles mortes. Voilà comment, à partir de rien du tout, on peut
aussi fabriquer des victoires.
Remarquez, chez nos bons amis socialos aussi, on sait bricoler des victoires à peu
de frais. La Primaire représente le modèle le plus abouti de la combine porteuse de
succès assuré. Un vrai beurre! Dans tous les cas, même dans la pire des hypothèses,
la gagne appartiendra aux socialos et à personne d'autre.
Et, par dessus le marché, avec l'admiration béate des plus gros connards de l'UMP,
Raffarin et Fillon en tête, dont les appréciations dythirambiques, si intelligemment
déballées en place publique, ont tant fait bisquer Sarkozy.
Reconnaissons tout de même que ce dernier doit souvent s'interroger sur la santé
mentale des corniauds qui constituent son proche entourage. Si par impossible il
parvient à se faire réélire l'an prochain, il sait déja précisément à qui il n'aura pas
besoin de dire merci.
En revanche, le Père François, ça lui fera du monde à remercier. A commencer par
Naffissatou Diallo, sa bienfaitrice, celle sans qui rien n'eût été possible. Et même
la petite Tisane Banon, avec la couche bien épaisse ajoutée par ses soins sur la
tartine de fiente de Minou la Tringlette. Débarrassé de ce dernier, le petit François
n'avait plus qu'à ramasser le tronçon du glaive, comme disait Charlot, pour
s'en bricoler un cure-dents et mordre avec entrain les grosses miches plates de
l'amère de Lille. Celle-là, de victoire, à côté, la demi-finale Galloise c'était gagné
d'avance. Tout ce qu'on peut espérer, à l'heure où je mets sous presse, c'est que
ça ne fasse pas du soixante-dix/trente, sans quoi tous les Confranchouilles -et ça
fait du monde- croiront qu'il s'agit bel et bien d'un triomphe digne de l'antique.
On dénombre assez de chances comme ça de se retrouver avec cette couille-molle
comme chef de l'Etat, pas la peine d'en rajouter des caisses.
Même pour l'intéressé, un score trop lourd pourrait lui faire du tort. Déja qu'on voit
bien qu'il se demande lui même ce qu'il fout là, si ça se trouve il risquerait de se
prendre pour Napoléon, le jour où la France deviendra le fromage de Hollande.
Enfin, pour ceux qui ont aimé le "Chevalier à la Rose", gageons qu'ils adoreront
bientôt la "Couille Molle à la Rose".
La démocratie ne nous aura décidément rien épargné.
Prions ensemble, mes Soeurs, mes Frères et merde pour qui ne me lira pas.