Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Décidément, Hortefeux, il n'en rate pas une!
Voilà un type qui traîne ses Church depuis l'éternité dans les allées du pouvoir, qui
fût il y a peu ministre de l'Intérieur, qui occupe un poste éminent - on ne sait pas
précisément lequel mais qu'importe- à l'Elysée et qui va passer un coup de fil à un
copain mouillé jusqu'au trognon, dans le style "gaffe, ta meuf balance grave, j'peux
pas en dire plus au bignou mais c'est du lourd". Il téléphone le mec! Faut le voir pour
le croire! Con à ce point là ça mérite le musée.
Par dessus le marché, la meuf en question, elle balance sur l'affaire "Karachi", un
peu l'équivalent, pour l'actuel Président, des diamants Bokassiens du père Giscard,
si vous voulez, un poison mortel de campagne en quelque sorte.
Sachant que Brice le Rouquemoute devrait jouer le rôle de directeur de
ladite campagne, cette dernière se révèle d'emblée encore plus mal embarquée
qu'une cargaison d'africains étiques cinglant sur Lampedusa.
Et attendez, il y a pire.
Le pote en question fait partie des meubles. C'est tout de même lui qui aurait aidé
notre bon Président, temporibus illis, à ratiboiser la Mairie de Neuilly sous le gros
pif de Pasqua! Pour gratiner un peu la ragougnasse, le gus en question, roturier
comme pas un, s'est offert le luxe d'épouser en 1988, devant le précité Maire de
Neuilly , la Princesse Hélène de Yougoslavie, petite fille du Roi d'Italie, arrière petite
fille de Pierre 1er. de Serbie, le saint-protecteur du Patronat Français. Les sabots
d'Hélène n'étant point crottés et son train de vie d'Altesse Royale non plus, il
appartenait dès lors à notre homme d'assurer à bloc. D'où la nécessité de faire un
peu le sale boulot, bien rémunérateur et justificatif de renvoi d'ascenseur.
Et c'est à ce mec là, dans la conjoncture actuelle, que ce sacré Brice, pas de Nice,
de Clermont, bigophone sans se douter une seconde qu'il se trouve sous écoute
comme la grand-voile par force 7! (Si la métaphore nautique vous déplaît, c'est pas
votre jour).
Cependant, des mecs comme Hortefeux, il en faut.
D'abord cette sorte de personnage permet de mettre en évidence les
caractéristiques essentielles de la démocratie, en ce qu'elle est au panier de
crabes ce que le calvados de ferme est au sirop de grenadine.
Ensuite il nous fait voir les aspect les plus stupides de ce que nous appelons
"la Droite", conglomérat de bricoleurs sans imagination presqu'aussi bornés et
dépourvus de scrupules que leurs collègues politicards de gauche.
Et encore plus maladroits!
N'oublions pas l'affaire dite "des auvergants" (voir Abjection votre horreur! ).
Condamné pour injure raciste, le père Hortefeux, avec l'assourdissant fracas
médiatique dûment réservé à l'accrochage au pilori du sale fasciste!
Manque de pot, il vient de se voir relaxer par la Cour d'Appel, le mec.
Vous en avez entendu parler vous?
Enfin, il inspire le poète, Hortefeux. Cela n'appartient pas à tout le monde et exige
un gros paquet de qualités particulières qu'avec ma sagacité proverbiale j'ai su très
tôt déceler chez le sujet ( voir Liesse et badge.).
Considérant ses éminents mérites qui justifieraient, es-qualité de muse-musette,
la croix de Chevalier des Arts et Lettres - on l'a bien refilée à Dany Glover si jamais
vous voyez qui je veux dire- il m'a semblé (nationale comme disait Pierre Dac)
judicieux de lui consacrer un petit poème épique comme le porc du même métal.
Cela s'intitule:
Les sacoches et la cendre
Comme un ex-président retombé en enfance,
Comme un Rom dépité expulsé de la France,
Comme un faucon honteux de se comprendre vrai,
Comme le mal-foutu découvrant son portrait,
Il vacille Hortefeux, sous les coups de la Gauche
Qui le poursuit sans cesse et, dès qu'elle peut, le fauche
Tel un épi de blé bien mûri au soleil
Dont la tige fléchit sous l'épillet vermeil.
Hortefeux, Hortefeux, ton malheur est immense!
Ton avenir, tu peux te le mettre où je pense.
Avec tes vieux copains tu deviens encombrant.
Pour la réélection de ton bon Président
Déja mal engagée. Tu fais un peu trop tâche
Et bientôt, le morceau, il faudra que tu lâches.
Mais quelle idée, aussi, d'aller téléphoner,
A celui qui pouvait jusqu'au cou te mouiller!
Quand on a comme ami un porteur de sacoches,
Il vaut mieux conserver son téléphone en poche.
L'amitié c'est très beau et toujours sympathique,
Mais tout à fait contraire au jeu démocratique
Qui demande à celui qui tient à subsister
De laisser ses copains sans lui se débrouiller.
Et c'est encore plus vrai quand ils sont dans la merde
Car si tu les soutiens, aussitôt ils te perdent.
Le plus marrant, aussi, il faut que je te dise:
Quand vous avez trouvé le porteur de valises
De Chirac, pour pouvoir emmerder Villepin,
Lorsque vous avez cru judicieux et malin
De remuer la boue des versements liquides
Vous auriez dû penser, ô grosses tronches vides,
Au retour de bâton pourtant bien prévisible
Car vous constituez la plus belle des cibles.
Le coup vicieux venant du porteur de valoches
Appelait en retour l'affaire des sacoches.
Quand, la main dans le sac on vient de se faire prendre,
Il faut sur la chetron s'en déverser la cendre.
Hortefeux, Hortefeux, ton incurie est grande,
Tu ouvres l'Elysée à ce con de Hollande!
Bien sûr , tout cela apparaît affligeant, consternant, déprimant. Bien sûr.
Pourtant, que voulez vous, il s'agit de la vie courante de notre belle République
Une et Imputrescible. Rien de bien remarquable, en somme. Pourquoi voudriez
vous que les nobles serviteurs du jeu démocratique n'en appliquent pas les
règles? Or, nous savons parfaitement, tous, en quoi elles consistent ces règles :
pour gagner il faut arroser et c'est celui qui arrose le plus qui emporte le morcif.
Point final.
Le reste, les valeurs fondamentales du Contrat Social, liberté,égalité, solidarité
et autres niaiseries du même tonneau : foutaises, littérature, pièges à gogos,
miroir aux alouettes. Vous voulez être élu? Faut les aligner! Judicieusement et
en grosses quantités. Et que vous soyez de droite, du gauche, du milieu ou du
pourtour c'est pareil, aucune différence, la clé du pouvoir réside dans le pognon.
Donc les valises, les sacoches, les prébendes, les subventions, les postes
réservés, les combines de couloir, bref tous les petits arrangements joliment
rémunérateurs, constituent partie intégrante de nos Institutions bien plus que
toutes les idées grandioses poussées en avant pour essayer de planquer la
merde au chat; il importe seulement d'éviter avec le plus grand soin que le
corniaud de citoyen en décèle l'odeur. Voilà pourquoi, Hortefeux doit sortir du jeu.
Comme disait Montesquieu, "le principe de la démocratie est la vertu politique".
Rigolo, non?
Amitiés et merde pour qui ne me lira pas.