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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 15:55

J'ai beau me creuser la chetron, disséquer les nouvelles en tout sens, imaginer des

possibilités, me concentrer à bloc, boire du café, sucer de la réglisse, faire les pieds

au mur, regarder la photo du Ché ou celle de Martine Aubry, rien n'y fait. Pas moyen

de trouver un sujet qui tranche un peu sur les conneries que j'ai pu rédiger ces

derniers temps.

Les vacances, sans doute. Obama, personne ne sait ce qu'il devient, d'aucuns

prétendent qu'il se fait bronzer au doux soleil d'Hawaï, mais c'est faux. Evidemment.

Angela Merkel se repose, elle en a bien besoin avec ce qu'elle vient de déguster

ces derniers mois, donc on lui fout la paix et personne n'en parle.

Berlusconi, allez savoir! Il se ferait remonter le moral et éventuellement le reste par

une palanquée de jouvencelles dûment salariées à cette fin. Convient il encore de 

relever -si j'ose dire- que le pauvre vieux vient de subir les avanies de son ancien

ami Gianfranco. Quand avec Fini c'est fini, c'est pas fini pour Fini, mais c'est un peu

la fin des haricots extra-fini, tout de même. Alors, Silvio, il se repose. Laissons le

récupérer et allons voir ailleurs.

Je comptais un peu sur Cameron. Mais non, pas Diaz, l'anglais, le Premier Ministre

de Sa Très Gracieuse Majesté, enfin, suivez un peu, cré vain dieu!

Bon Cameron, me disais-je, le mec il vient d'être nommé, il débute, le boulot apparaît

plutôt balèze, la conjoncture aussi. Bon il ne prendra pas de vacances. Pensez donc,

un anglais, tout de même, ça fait passer le devoir avant le reste. Songez à Churchill,

tiens, voilà septante ans (n'en déduisez pas que je sois belge ou suisse) jour pour jour,

je vous garantis qu'il restait au boulot, Sir Winston. 24 plombes sur 24, de surcroît.

Eh bien, va te faire foutre, Cameron personne n'en souffle mot. On ignore ce qu'il

fabrique,black-out complet.

Si ça se trouve il se prélasse aux Bahamas (tiens c'est joli, ça,je le mets de côté pour

plus tard). De toute façon il n'y a plus de conscience professionnelle de nos jours.

Et même plus de conscience tout court, tiens, bientôt.

Bon, on observe bien de vagues trucs qui se passent entre la Colombie et le

Vénézuéla.

D'accord. Mais Chavez et le successeur d'Uribe ( vous avez mémorisé son blaze

vous? Moi pas encore), tout le monde s'en fout. Encore à l'époque héroïque -ou

prétendue telle- de dame Ingrid Bétancourt, ça intéressait un peu, la Colombie, les

FARC, tout le toutim. Bon, là il est retombé le soufflé. Et quand ce genre de soufflé

retombe, ça dure. Peut être même ad vitam aeternam. Amen.

 

Alors voilà. Au bout du bout qu'est-ce qui nous reste?

Vous voyez vous, un mec qui bosse toujours, qui monte au créneau, qui escalade la

brêche (mais non, Berlusconi on en a déja causé, flûte!), qui tient haut le glaive,

qui remet vingt fois l'ouvrage sur le métier, qui ne bronze jamais (ça devrait vous

mettre sur la voie, ça), qui visite, qui passe en revue, qui discourt, qui tranche,

qui ordonne, qui déplore, qui félicite, qui blâme, qui assure de son soutien total,

qui ne saurait tolérer, qui fera preuve de la plus grande fermeté? Et tout cela

en plein mois d'Août, quand tous les autres se vautrent à ne rien foutre?

Moi je n'en connais qu'un et un seul : Brice Hortefeux!

 

Hortefeux, Hortefeux, Hortefeux morne blême,

Comme un sperme qui bout dans des burnes trop pleines...

Le soir tombait, la lutte était ardente et noire,

Il avait l'offensive et presque la victoire,

Il tenait Liès Hébadj enfermé dans son trou,

Il traquait la banlieue et rendait coup pour coup.

 

Voilà un brave!

Seulement, palsambleu, cela ne fait pas du tout mes affaires, à moi. Avec ce mec

là  je ne risque pas de changer de sujet. Toujours pareil, on va finir par me taxer

d'idée fixe, de fièvre obsidionale, de gâtisme peut être, allez savoir. Moi qui aimerais

tant traiter un peu d'économie, voire de finances, par exemple, ou de politique

internationale. Toutes choses auxquelles je ne capte que pouic, précisément comme

la plupart de ceux qui écrivent, glosent, disputent, discourent et dissertent couramment

sur de tels sujets. Mais cela me ferait tellement plaisir.

Eh bien, pas moyen! Avec Hortefeux, retour assuré aux questions qui fâchent, qui

déplaisent, qui anathémisent, qui opprobrent et qui nauséabondent. Pas de répit,

pas de repos, pas de relâche. Tout à la pointe de l'épée, quoi, rien de cool, rien de

sweet, rien de cosy.

 

Bien sûr le domaine d'intervention Hortignitien demeure inépuisable. Chaque jour qui

passe apporte sa pierre aux intifadeurs.

 

Ainsi, en début de semaine avions nous l'ineffable Liès Hebadj (vous avez vu le titre,

un rien m'amuse moi, j'avais déja fait le coup - voir Deux files y pissent - et je

recommencerai, que cela vous plaise ou non).

Le commerçant nantais Liès Hébadj, ainsi que les media se plaisent à le qualifier pour énerver un peu plus le Céfran, se voit mis en examen pour violences

envers une ex-polyconcubine répudiée depuis. D'où le déferlement de protestations

indignées comme quoi l'intéressé constituerait le bouc émissaire dont le sinistre

de l'intérieur rêvait depuis des lustres. Tout juste si l'on ne nous ressort pas le délit

de sale gueule si cher aux bien pensants de la sainte gauche apostolique et

germanopratine.

 

Puis nous eûmes connaissance de l'histoire de cet imprudent sexagénaire torturé

par de charmants jeunes gens qui, après lui avoir coupé le petit doigt, parvinrent à

obtenir l'adresse de ses économies. Le courant, quoi. Les coupables coupeurs ayant

disparu de la circulation, on ignore de qui il s'agit. Ce doit être des auvergnats.

 

Après quoi, nous apprîmes la mésaventure de ces deux malheureuses jeunes nomades

qui, pendant qu'elles cambriolaient tranquillement l'appartement d'un ignoble vieillard,

se sont fait sauvagement tirer dessus par ce dernier qui, circonstance aggravante,

détenait chez lui un fusil de chasse. Dieu merci, les deux demoiselles sont hors de

danger et le vieillard criminel sous les verrous. La justice veille, dans ce pays. Elle

ne protège pas tout le monde, certes, mais quand elle protège, elle protège!

 

Enfin (façon de parler, j'en aurais d'autres mais nous n'en finirions plus), enfin, disais-je

les gazettes se firent ce matin l'écho d'une scène de la vie ordinaire survenue la nuit

dernière dans la célèbre cité des Tarterêts. Une bricole, bien sûr, mais assez cocasse

pour faire l'objet de quelque développement.

Il s'agit d'un patrouille de police, saisie d'une coupable témérité qui la conduisit à

procéder à un contrôle d'identité sur un quidam qui traînait par là. L'homme, une

espèce d'auvergnat, sans doute, se saisit d'un marteau qu'il étreignait encore.

Le coup passa en plein dans la gueule des flics et le quidam appela ses

petits amis à la rescousse. Donnez leur encore plus en plein buffet dit l'auvergnat!

Et les sbires d'Hortefeux se morflèrent aussi sec, une rafale de cailloux qu'il reçurent

dans le bec.

Ces habitants de cité sensible semblent avoir mal interprété les prescriptions du

jeune rappeur dont la chanson "Tire sur les Keufs" venait de faire un tabac éclair

sur internet. Mal interprété car ce charmant garçon conseille clairement le

tir à l'arme à feu et non au caillou. Le caillou ne tue, en effet, que dans le cadre

d'une lapidation dûment organisée dans les formes coraniques afin que la personne

visée ne puisse ni bouger, ni se protéger, sauf peut être avec les avant bras, ce qui

peut ajouter du piquant à ce spectacle participatif si prisé de nos amis musulmans.

Le pistolet ou, encore mieux, la Kalachnikov, sont beaucoup plus sûrs pour

dézinguer des keufs.

Aux dernières nouvelles, nous apprenons que le Ministre de l'Intérieur, encore lui,

vient de porter plainte contre le rappeur en cause.

Cela peut paraître curieux que le premier flic de france, comme on dit, se contente

de porter plainte dans un cas parfaitement caractérisé d'appel à l'assassinat de

policiers. Quand on laisse embastiller un pauvre vieux en légitime défense, on peut

bien mettre en prison à titre préventif ce genre de criminel par procuration.

Oui. Seulement, le rappeur il faudrait aller le chercher dans sa cité, et ça, ce n'est

pas dans les moyens des Keufs.

Sans compter qu'après un coup pareil Hortefeux aurait tout le monde artistico-gauchiste

aux miches pour avoir foulé aux pieds la liberté de création de ce génie en herbe

de shit. La vie se révèle bien dure, par les temps qui courent, pour un ministre de

l'intérieur sakozyste, rouquin et toujours sur la brêche.

 

Bien à vous,

Et merde pour qui ne me lira pas.

 

 

 

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commentaires

dxdiag 19/08/2010 12:55


prenez le comme un compliment sincère, de la part d une dame que vous avez fait bien rire ( oui je sais dxdiag n est pas très féminin ...mais la guerre a réveillé la part de virilité qui est en
moi)


nouratin 19/08/2010 17:48



Alors, merci Madame, très flatté que cela vous ait plu.


N.



dxdiag 17/08/2010 13:53


monsieur Nouratin, permettez moi de vous dire que votre poème est un vrai bijou (... de famille)!


nouratin 18/08/2010 11:02



Merci, je vois que Monsieur est connaisseur. Mais je dois avouer que Victor Hugo, m'a


donné un sacré coup de main. Quoique, bijou de famille, comment dois-je le prendre?



kate 15/08/2010 22:37


Le plaisir de vous lire est toujours là Nouratin ! je suis dégoutée de ce qui se passe tous les jours , d'où l'impression que le gouvernement court dans tous les sens , mais qu'il ne peut rien
faire de concret ! ne peut ou ne veut ?... tout est désordonné ,les déclarations comme les actes ,et les hyènes de gauche qui en rajoutent et ricannent .... Oh là là Nouratin ça me prend la tete et
certains jours je ne regarde rien pour décompresser un peu et j'écoute de la musique ,jazz etc.....


nouratin 18/08/2010 11:05



Détendez vous, ne déprimez pas, la vie est belle et ne se limite pas, Dieu merci, aux


errements de nos politicards. Et puis, nous nous en sortirons toujours, d'une manière ou


d'une autre.


Amitiés.


N. 



la pecnaude 14/08/2010 19:55


Ah Hortefeux, celui qui se rève en Comte de Rochefort comme dans les 3 Mousquetaires !... Combien de flics déplace-t-il quand il va en "territoire ennemi" ? Autant que Sarko, ou 10 fois moins ?
C'est devenu une habitude chez "ces gens là" de présumer coupable toute personne pouvant servir leurs noirs dessins (voir Colonna etc...)Le français moyen gobe et le zélites dégustent.
la pecnaude aussi avec ses potes sur : http://ruminances@unblog.fr