Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Salauds de Serbes! Nous autres, les Démocraties Occidentales, nous savons
nous y prendre avec les méchants cruels qui s'attaquent lâchement aux pauvres
démunis sans défense qui font peine à voir. Surtout quand ils s'agit de musulmans.
Salauds de Serbes! Rappelez vous, les massacres d'innocents en Bosnie-
Herzégovine, Srébréniça, Radovan Karazic et ses escadrons de la mort sans
foi ni loi, tueurs, violeurs et tortionnaires. Ah, heureusement, nous étions là pour
prendre la défense du faible et de l'opprimé pourvu qu'il musulme un tant soit peu.
Salauds de Serbes! Alors évidemment, aujourd'hui on apprend que les braves
mahométans albanais revendaient le Serbe en pièces détachées sur le marché
noir des organes d'occase. Ben oui, mais ça change quoi? La guerre, on sait bien
les horreurs que ça recouvre. Et puis, soyons lucides, fallait bien qu'ils se financent,
les pauvre gens, avec tous leurs malheurs et leur radovanneries. Sans compter
qu'ils avaient tout de même le droit de se faire un peu plaisir, ces gentils muzz,
par exemple en prélevant les morcifs sur Serbe vivant, ce qui se révèle beaucoup
plus drôle.
Salauds de Serbes! Enfin, on les a bien niqués. Maintenant on leur a sucré la
Bosnie et les cons qui y sont restés vivent le martyre au milieu des
Albano-Bosniaques un peu féroces mais si sympas vus de Washington ou de
Saint Germain des Prés. Et puis, après tout, le Serbe ce n'est jamais qu'un sale
chien de chrétien, impur et voué à l'enfer.
Salauds de Serbes!
Tout cela pour vous dire que nous, les occidentaux bien clean, nous savons toujours
nous battre du bon côté. La bien-pensance nous dicte notre devoir, le politiquement
correct fait le reste et la trouille des attentats assure les arrières.
Le cas échéant, les nécessités de l'approvisionnement en pétrole et la succulence des
fonds souverains émirifiques dissolvent gentiment nos derniers doutes éventuels.
Par conséquent notre doctrine se résume en un postulat:
"les musulmans ont toujours raison".
Demandez au camarade Laurent Gbagbo ce qui marche le mieux de l'Internationale
Socialiste ou de la stricte observance du Ranco. En cas de conflit, bien sûr, sinon,
normalement, les deux religions marchent main dans la main.
Voyez à Paris, tiens, pas la peine d'aller bien loin. Les socialos qui tiennent notre
belle Capitale avec le concours significatif des verts-pastèques, connaissent
parfaitement le mode d'emploi. Jetez un coup d'oeil à la Goutte d'Or, dans la rue,
notamment le Vendredi. Si vous arrivez à compter le nombre de culs en l'air sans
vous tromper vous gagnez un voyage à la Mecque en basse saison. Mais faites gaffe
quand même à ne pas vous faire repérer, sans quoi vous pourriez danser la Mazurka
du Prophète, celle qui, dans le meilleur des cas, vous envoie à l'hosto. Si toutefois
quelqu'un daigne vous ramasser.
Rien de bien gênant, cependant, pour la bande à Delanoë qui semble
s'accommoder à merveille de ces manifestations de ferveur si pittoresques
et si enrichissantes.
D'ailleurs les fidèles au cul en l'air ont le bon goût de prier entre le 18eme et le 20eme.
De la sorte on n'est pas obligé de les déranger pour rentrer chez soi, on n'habite pas
ces endroits-là.
Par suite, il convient donc, bien sûr, de condamner avec la plus grande vigueur et la
dernière énergie, les propos tenus à ce sujet par la petite Le Pen, bien la fille de son
père, tiens, celle-là. Vla-t-y pas qu'elle a qualifié d'occupation les prières de rue des
cul-en-l'air. Occupation, vous vous rendez compte, après tout ce qu'ils ont fait pour
nous, les musulmans, qu'ils ont libéré la France encore mieux que les amerloques et
qu'ils ont donné leur sang, oui, tout plein, pour la République. Même qu'ils ont aussi
libéré l'Algérie, tant qu'ils y étaient. De grands libérateurs, vous dis-je!
Musulman, nous voilà!
Devant toi, le sauveur de la France,
Nous jurons, nous tes gars,
De servir et de suivre tes pas.
Musulman, nous voilà!
(Si je me fais choper sur ce coup là, je suis bon pour la mise en examen; à moi
la célébrité).
La mise en examen, c'est ce qui pend au nez à la petite Marine! Le MRAP et tout le
toutim, sans tergiverser une seconde ont porté plainte contre l'horreur absolue qui
consiste à quasiment traiter de nazis les descendants d'Abd El Kader Le Grand,
de Boumedienne et de Ben Bella, ces pères fondateurs de la France d'aujourd'hui.
Et quand on sait le profond respect, l'attachement essentiel et la quasi-dévotion
que notre Justice voue aux fidèles d'Allah, elle a du souci à se faire, la fille de
Jean-Marie.
"Occupation", non mais vous réalisez! Même que j'ai sorti le Littré, tellement je n'en
croyais pas mes oreilles. Et qu'est-ce qu'il m'a dit, ce vieux Littré? Il m'a dit:
"Action d'occuper, de s'emparer d'un lieu, d'un bien". Après, naturellement, il vous en
colle toute une tartine, avec des acceptions dont je n'eusse jamais imaginé qu'elles
existassent, mais fondamentalement il s'agit bien de l'action de s'emparer d'un lieu.
En somme, très exactement ce que font nos amis cul-en-l'air lorsqu'ils disposent des
barrières métalliques et des appariteurs musclés pour interdire tout accès au domaine
public, ils s'en emparent.
Oui mais bon, déja, le musulman n'a rien à secouer du Littré qui ne représente qu'un
outil d'oppression des minorités visibles dans la mesure où il ignore le parlé fleuri des
quartiers sensibles, le français d'aujourd'hui, quoi. Littré c'est l'injustice sociale en six
volumes,si vous préférez.
Et puis, derrière les mots, encore convient il de rechercher les intentions. Le boulot du
juge rouge, pardonnez le pléonasme, consiste à mettre en lumière le fond caché de la
pensée du suspect. Ainsi, par exemple, suposez que vous déclariez publiquement
"je vais au marché chercher un melon" (oui, je sais, ce n'est pas la saison et je vais
me faire tancer par les écolos, cette fois). Donc disais-je, vos propos relatifs à cette
innocente cucurbitacée pourraient parfaitement faire l'objet d'une plainte au pénal, je
ne vous fais pas un dessin. En pareil cas, pour peu que vous soyez blanc et
catholique, je ne donne pas cher de votre peau. Souvenez vous de la
condamnation d'Hortefeux pour injure raciste (voir Abjection votre horreur! ),
vous verrez bien que je ne déconne pas.
D'ailleurs, soit dit en passant et entre parenthèses, les juges viennent encore une
fois de se le payer, le rouquemoute. Ce coup-ci, pour avoir limogé un membre du
cabinet de la mère Alliot-Marie, très fortement soupçonné de refiler des informations
secrètes à Mediapart et autres fouille-merde encartés. Atteinte à la présomption
d'innocence, qu'ils ont dit, les juges. Fallait laisser le mec continuer tranquillement à
fuiter et ce jusqu'à condamnation définitive! En cinq ou six ans l'affaire pouvait se
régler. Avec un peu de pot.
Mais revenons donc à nos moutons dûment égorgés en application des dispositions
de la Charia bien sûr; la petite Marine va se faire condamner pour injure raciste
alors qu'elle s'est bornée à constater un fait indéniable. Bon. Sous Staline, me direz
vous, il en fallait encore moins. Sans compter qu'elle l'a bien cherché, la coquine, elle
l'a fait exprès. Connaissant parfaitement la langue française et aussi la justice du même
tonneau, elle a bien compris tout le parti qu'elle pouvait tirer de cette affaire d'occupation.
La Gauche aussi, d'ailleurs, qui souffle sur les braises ardentes sans même se rendre
compte qu'elle se précipite vers un nouveau 21 Avril, mais pas à l'envers.
Très con, la Gauche, bien malin qui prouverait le contraire.
Tellement con, d'ailleurs qu'en assurant la promotion de l'immigration africaine ces
rigolos souhaitaient sans doute créer un nouveau vivier de sans-culottes, prêts à
faire la révolution. En guise de révolutionnaires, ils auront récolté des fanatiques
absolus, capables de tout pour s'éviter les horreurs éternelles de l'enfer d'Allah.
Mais, me direz vous, ils ne sont pas tous comme cela, la plupart rève de s'intégrer,
les salauds ce sont les fachos comme moi qui leur dénient cette aspiration, pourtant
si légitime.
Peut être. Mais moi, je sais juste que nous avions, voilà quarante ans, un bien
joli pays , peuplé de gens à peu près civilisés et où il faisait bon vivre, sans haine et sans
crainte. Aujourd'hui, on commence à avoir un peu l'impression contraire.
Au fond, c'est peut être cela qu'on appelle l'Occupation.
Noyeux Joël!
Et merde pour qui ne me lira pas.