Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
J'avais bien écouté tous les commentateurs des media franchouilles qui prédisaient à
Berlusconi une déculotée mémorable aux régionales de Dimanche dernier.
Avec tous les scandales, les machins pas beaux, les trucs ignobles et les choses
affreuses qu'il se trimballe, le Cavaliere, ses ex- électeurs n'iront même pas aux urnes
et les quelques irréductibles qui se déplaceront ne manqueront pas de donner à la
gauche une victoire historique et sans appel. Même topo qu'en France quoi, les
Sarko-Berlu, infâmes stipendiaires du grand capital, doivent également subir la loi
implacable du suffrage populaire, juste vengeur des injustement opprimés.
Voilà ce que proclamaient doctement, Dimanche et même Lundi matin, les pisse-copie
de la presse hexagonale.
Même que je me disais "in petto" : " vu ce que je viens d'écrire je vais encore passer
pour un con (cf.Du kärcher au kouchner. ). Pourquoi faut il toujours que j'aille me mêler
de proférer mon avis sur des affaires qui me dépassent d'un wagon de coudées?
Pourquoi me croirais-je plus malin que tous ces savants exégètes d'une actualité
politique éminemment complexe et inaccesssible en sa substance au commun des
mortels? "
En un mot j'étais déja prêt au mea culpa, à l'humble repentance et au cilice gratouillant
du remords honteux.
C'est dans cet esprit un peu péteux que j'abordais cette journée de Mardi au cours de
laquelle les italiens, pas pressés pour deux sous, se décidaient enfin à sortir le lapin du
chapeau.
Joli bestiau, à vrai dire. Près de 65% de votants tout de même.
Et victoire écrasante de la droite qui ratiboise quatre régions à la gauche, dont le
Latium, où l'emblématique Emma Bonino, égérie quasi-divinisée de la grande famille
internationale de gauche, se ramasse une veste rédhibitoire.
Rome, l'unique objet de mon ressentiment, échappe désormais complètement aux
marxistes de tout poil. Si Berlusconi n'avait réussi que cela, il aurait déja fait mieux que
les incapables qui ont abandonné et Paris et l'Ile deFrance aux socialo-gaucho-verts
pastèques.
En résumé, la déroute tant attendue de Berlusconi ils peuvent se la carrer où je pense
en guise de suppositoire, nos journaleux désinformateurs de la Grande Presse Libre
de répandre tout azimut, mais exclusivement, la bonne parole de gauche.
Hic jacet lepus, c'est bien là que se situe le problème. Tous, jusques et y compris les
pseudo-bourges du Figaro, contribuent tranquillement à nous siphonner les neurones
avec de la propagande à sens unique. Voilà pourquoi, sans doute, tous, ils vomissent
Berlusconi. Ce dernier détient une partie de la presse italienne et, du coup, le moyen
de faire pièce à la désinformation de gauche. Ce genre de pluralisme ne se pardonne
pas.
En revanche on perçoit bien l'un des nombreux atouts qui font défaut à nos malheureux politicards prétendûment de doite : les moyens de diffuser leur propre information!
Je ne dis pas propagande. Le bourrage des crânes n'apparaît même pas nécessaire.
Il suffirait d'expliquer. On ne voit pas pourquoi l'électeur français serait plus abruti que
son homologue italien. Par contre il n'est pas informé, l'électeur français et en
conséquence il n'entend exclusivement que le son des cloches socialo-marxistes.
Et ces cloches là, à la longue, ça vous rend complètement con.
Mais, par dessus le marché, comme la classe politique tend, par nature, à se placer au
niveau de son électorat, on comprend bien la situation présente de notre belle France
métissée. Et, au train où vont les choses, nous ne sommes pas près de sortir du pétrin!
En conclusion et sans vouloir me répéter, je rappellerai juste que lorsqu'on se fait élire
sur un programme de droite il convient d'éviter de faire une politique de gauche.
Les évènements le confirment clairement.
Et je dirai aussi, pour finir, que la politique apparaît comme une affaire délicate qui
nécessite un gros minimum de professionnalisme et d'organisation. Lorsqu'on se trouve
dépourvu de l'un et de l'autre, il semble préférable de s'orienter vers des activités
plus aisément abordables. Le droit, tiens, par exemple. Je ne vise personne, bien sûr.
Je disais ça comme ça.
Bonne continuation et merde pour qui ne me lira pas.