Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Ca ne s'arrête jamais vraiment mais désormais, tous les ans avec le printemps, on
assiste à une violente recrudescence du harcèlement papal.
L'an dernier on lui avait fait le coup du préservatif, au Pape, histoire de rigoler
(voir Fensées pugaces ). L'affaire, rondement menée à l'initiative de France 2, avait fait
grand bruit et le pauvre Benoît né Ratzinger s'était retrouvé couvert d'injures, d'opprobre
ainsi que d'avanies et accusé carrément d'incitation au meurtre avec préméditation ce
qui, même pour un successeur de César Borgia, reste dur à digérer.
Malgré tout le Souverain Pontife avait fait front et assumé avec la dignité qui sied au
représentant de Dieu sur la Terre, secundum scripturas, l'enchaînement des cérémonies
qui marquent solennellement la célébration de Pâques (voir Malédiction gourbi et zobi ).
Cette année, rebelote. Le jeu de casse-Benoît reprend sur le théme inépuisable de
la pédophilie écclésiastique. Déja, sans en rajouter, il y a malheureusement beaucoup
à dire. C'est à se demander si, au premier rang des ouvrages fondamentaux qui
constituent les bibliothèques de curés, ne figureraient pas les oeuvres complètes
de Con-Bandit (cf Merci Bayrou ). Vous me direz qu'il n'y a pas que les curés qui
se livrent à ce genre d'abominations. C'est tout à fait exact mais les autres on en parle
beaucoup moins. Et puis, ça n'excuse pas.
Hélas, les chiens enragés harceleurs de papes en ont, cette fois-ci, rajouté plusieurs
couches.
Le coup apparaît très ingénieusement monté. Rien de précis mais, en lisant entre les
lignes, on comprend à demi-mots que le sinistre Benoît dont on connait trop bien le passé
nazi, quand il avait huit ans et demi, s'est attaché à couvrir les agissements d'un tas de
curetons violeurs d'enfants. Même à la limite son propre frère, au Pape...
Bon d'accord il n'existe aucune preuve ni même le moindre commencement de preuve.
Mais justement, l'absence de tout élément concret démontre bien la volonté du suspect
d'étouffer les affaires.
Et puis, "qui veut noyer son chien l'accuse de la rage".
Seulement, là, c'est le pape qui l' accuse le coup et sévèrement!
Bon, il fait ce qu'il peut .
Entre autres, semblant de laver les panards d'une équipe de monseigneurs qui se sont préalablement astiqué les orteils comme jamais, une partie non négligeable du chemin
de croix, des messes à n'en plus finir et demain il nous balancera une bénédiction
urbi et orbi en trois cent cinquante six langues . J'en passe pour éviter de lasser, mais
il se donne à fond. Cependant on voit bien que le coeur n'y est plus.
Il a le regard du mec qui vient de morfler la beigne de trop, celle qui te dégoûte de
continuer un combat que tu sens complètement bidonné et donc perdu d'avance.
Avec un arbitre vendu et tout le public qui te vocifère dessus à s'en péter les cordes
vocales.
D'ailleurs il ne tient même plus debout tout seul ce pauvre vieux, il lui faut deux curés,
un de chaque côté, pour arriver à faire trois pas. On dirait presque son prédécesseur.
Par dessus le marché il se trouve toujours un con d'écclésiastique bien intentionné pour
enfoncer encore plus l'Eglise dans le pétrin foireux de la tempête médiatique.
L'an dernier c'était l' évèque d'Orléans qui avait sorti des âneries plus grosses que lui
( voir A bas la capote et vive l'énarchie! ). Bon, pas trop grave, un évèque français, ma
foi, ça n'engage que modérément le Vatican. On sait à qui on a affaire depuis, au moins,
Mgr. Gaillot.
En revanche, aujourd'hui c'est une autre paire de manches.
Voilà que tout à coup, sans crier gare, le père Cantalamessa, le bien nommé, une sorte
de capucin barbu, nous sort au cours d'un prêche que les accusations de pédophilie
qui frappent l'Eglise apparaîssent assimilables à de l'antisémitisme.
Bordel de Dieu, qu'est-ce qu'il a pas dit là, Cantalamessa, antisémitisme, putain!
Mais attendez, Cantalamessa occupe la charge enviée de prédicateur officiel. Ca engage
le Vatican ça et même carrément le Pape , sacrebleu, qui assistait en personne au prêche
de ce connard. D'accord il somnolait et ne s'est aperçu de rien, Benoît mais après,
la vache!
De tous les côtés c'est tombé. Les parents d'enfants victimes, les anciens d'Auchwitz et
de Dachau, le Grand Rabbin et surtout, surtout, la presse!
Alors, bien sûr, ce qu'a dit Cantalamessa comporte tout de même une sacrée part de vrai.
Après tout on accuse bien l'ensemble du clergé catholique, pratiquement jusqu'au niveau
le plus élevé. On généralise, on systématise, on stigmatise un état et non des actes.
Yes sir, mais faut pas le dire. Les Juifs n'étaient pas dans le coup et voilà que ce
benêt les y colle. Manquait plus que ça.
Bien sûr Cantalamessa ira désormais cantare la messa au fin fond de la Calabre ou des
Abbruzes, mais le mal est fait et bien fait
Maintenant il va falloir qu'il se coltine Pâques avec ce boulet supplémentaire, Benoît XVI.
Dans l'état où il est je ne garantis même plus qu'il y arrive.
Jésus avait cinquante ans de moins que lui quand ils lui ont fait toutes ces abominations
épouvantables. Et il a eu du mal à tenir le choc jusqu'au Golgota. C'est pas pareil mais
on trouve quand même des similitudes...
Pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu'ils font.
Quand ils crouleront sous le poids de la Charia, ils regretteront sans doute le dogmatisme
stupide qui les conduisait à déféquer sur le Pape.
Benedicat vos et merde pour qui ne me lira pas.