Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Sacré Tony Parker, va! Encore un qui n'est pas foutu de se contrôler quand il cause
avec les media! Dedieu, on dirait Fillon, tiens. Et encore Parker, pour sûr qu'il n'a
pas fait exprès, ça se voit sur sa tronche, dans son regard. En outre, c'est pas parce
qu'on a fait un bout de chemin conjugal avec une artiste de l'envergure d'Eva Longoria
qu'on acquiert de la finesse, le noeud du problème se situe ailleurs.
Seulement voilà, le pauvre basketteur multi-millionnaire qui déclarait sans ambage,
juste après une victoire chèrement acquise sur les terribles Espagnols : "je m'ai grave
vénère à cause qu'en première mi-temps on a joué comme des tapettes", il a tout
faux! Non pas des suites du traitement indigne ainsi infligé à la langue française, ça
on s'en fout on a l'habitude mais bien en raison du crime d'homophobie caractérisée
dont ses inqualifiables propos l'accusent.
Non, M. Parker, votre équipe n'a pas basketté comme une bande de tapettes, ni en
première mi-temps ni après. Enfin je veux dire, même si c'était le cas, il fallait passer
sous silence... Non plus...et puis merde, vous devez vous excuser, voilà, publiquement,
platement, bon dieu, aller direct à Canossa. Comment ça, vous ne savez pas où ça
se trouve?
Laissez tomber! Vous racontez un truc genre j'ai pas fait exprès, je voulais pas les
vexer, les tapettes, non oubliez, faut dire "gay" même si, à cause de vous, les voici
infiniment tristes, surtout les gays-basketteurs... oui, oui, il s'en trouve. Il s'agit au
demeurant d'un sport assez évocateur... en y regardant bien.
Vous demandez pardon et puis vous retournez dare-dare à l'entrainement : vingt fois
dans le panier remettez votre balle, polissez la sans cesse et la repolissez ...
Cherchez pas, je blague.
Voilà grosso-modo ce qu'ils ont dû lui expliquer, les conseils en communication, à ce
pauvre Tony. Formons des voeux pour que ce fâcheux contretemps ne le déconcentre
pas trop, le brave garçon, ils ont encore la Lituanie à affronter en finale de l'Euro, les
Bleu-Foncés. Un gros morceau, la Lituanie, si on veut les battre pas question de jouer
comme des tapettes!
Soyons clairs : ça devient de plus en plus délicat. Aujourd'hui, quand vous parlez aux
media ce n'est pas sept fois que vous devez tourner la langue dans la bouche. Ca ne
suffit pas, sept, tournez encore plus. Du coup, le type derrière le micro il parlera à
votre place et ça vous évitera de proférer une incongruité, de déraper, comme ils
disent. Même chaussé de Michelin high-tech dernière génération vous la risquez, la
glissade. La route du politiquement correct c'est que du verglas, des nids de poule et
des virages en dévers. Plus risqué, y a pas!
Et encore, vous prenez un garçon comme le susnommé joueur de balle au panier ( et
pas que d'actrice amerloque hyper-sexy ) il a trente ans, le mec, il devrait baigner dans
la rectitude bien-pensante, rouler clouté, en quelque sorte, maîtriser le véhicule. Ben
non! Il finit au fossé comme le premier Hortefeux venu!
Alors, vous réalisez, un pauvre vieux comme M. Guerlain! Le maëlström pénalo-média-
tique! "J'ai travaillé comme un nègre", il avait trouvé le moyen de balancer à la télé,
sur France 2 en plus, excusez du peu. Et pour faire bon poids, il en remettait de suite
une grosse couche ..."si tant est que les nègres eussent jamais tant travaillé"...
Le CRAN, le MRAP, SOS Racisme, tout le bordel! La curée, l'halali! Six mille
Euros d'amende! Et encore, eu égard à ses soixante-quinze balais ils lui ont
épargné la prison ferme, les Juges. Un coup de pot! Avec dix ans de moins il
croupirait sans doute encore dans un trou du cul de basse-fosse, le pauvre
parfumeur!
Quand je pense à la douce berceuse que ma belle-mère chantait à mes enfants:
"Il chemine, il trottine,
Tout au long des collines,
Le petit négrillon,
Dans sa Kourouma"
même sans savoir à quoi ça ressemble, exactement, une "kourouma", j'en ai des
sueurs froides rétrospectives. C'est des coups à se retrouver au goulag, ça.
Et toute la famille! Sans exception! Au grand complet! Si, si, je vous assure!
Adoncques convient-il plus que jamais de faire gaffe comme pas possible à toutes les
banalités susceptibles de nous échapper, un peu style feu-Frêche quand, entre autres,
il trouvait la tronche de l'actuel Ministre des Affaires Etrangères "pas très catholique".
Il y mettait malice, ce brave Georges, Satan ait son âme...mais n'oublions pas qu'il
s'agissait d'un Homme de Gauche, d'un vieux socialiste. En pareil cas, l'indulgence
médiatique vient à point pour atténuer le péché, les susdites associations gardiennes
de la doxa anti-paroles-nauséabondes s'adoucissent et les Magistats se bornent à
formuler un petit "Rappel à la Loi".
Notons au passage que cette dernière mesure, exclusivement réservée, en principe,
aux "Jeunes des quartchiers" coupables de peccadilles sans conséquences mortelles,
bénéficie également aux gendegôches patentés, dûment engagés, si possible, dans
un combat sans merci contre l'haïssable, l'abominable racisme.
Une sorte de privilège, si vous voulez.
Ainsi, naguère, notre ami Julien Dray, un peu embarrassé pour justifier le financement
de sa chouette collection de tocantes (voir Touche pas à mon pote! ) fit il, au bout du
compte, l'objet d'un "Rappel" de même nature. Es qualité de membre fondateur de
SOS machin, cela va de soi.
Ainsi, tout récemment, M. Lilian Thuram, l'ex-footballeur reconverti dans la lutte
contre les Blancs, bénéficia-t-il de la même clémence juridictionnelle sous la forme
d'un aimable exposé des règles interdisant de brutaliser les nanas. Rappelons que
cet éminent pousseur de ballons, déjà élevé au grade de Chevalier de la Légion
d'Honneur pour faits d'héroïsme footballistique, vient de se voir promu dans le même
Ordre Républicain. Au rang d'Officier, siouplait!
Décoré par Culbuto soi-même, Lilian, au titre cette fois de son action en faveur
de l'ensauvagement de la Patrie. En conséquence, une mise en examen du chef
de sévices conjugaux eût résonné à l'Elysée comme un pet de cheval au beau
milieu d'un quatuor à cordes.
Aussi, la très charmante Karine Le Marchand, son ex-concubine désormais séparée
pour cause d'ecchymoses annonciatrices d'un éventuel futur peu engageant, s'est
elle vu suggérer par les autorités compétentes de retirer la plainte qu'elle avait un
peu hâtivement déposée à l'encontre de l'Impétrant. Soucieuse de s'éviter une fin
de carrière télévisuelle prématurée, la ravissante demoiselle n'a pas manqué de
se ranger illico à cet avis. Comme quoi, entre gens de bonne compagnie prévaut
toujours la sagesse.
Précisons bien, tout de même, que le vulgum pecus, les pauvres bougres sans
légion d'honneur, sans Rolex, sans engagement bien-pensant dûment accrédité en
Haut-Lieu, ne sauraient, eux, prétendre à la moindre bienveillance de la part de qui
que ce fût et notamment des Juges.
Pire, lorsqu'ils affichent ouvertement leur nauséabonderie infâme, tels, singulière-
ment, les blogueurs de la Réacosphère, le moindre faux pas peut leur coûter la
peau des fesses.
Je l'ai déja dit mais je le répète à l'envi : plus jamais je ne commande de têtes de
nègres chez mon pâtissier, ni de nègre en chemise quand je me risque au restaurant.
La présence d'un seul Bien-Pensant un peu zélé et je me retrouve face à trois Magis-
trats Trotskystes animés, à l'égard du sale facho, d'une implacable furie punitive.
Comme Hollandouille envers Bachar El Assad, au moins !
Allez, tant que j'y suis, je vous déballe tout.
Pas plus tard que ce dernier été, assailli de toute part de guêpes, de frelons et
autres saloperies volantes, l'idée me prit de me doter d'un armement défensif
à la fois idoine et écologique. J'y renonçai toutefois après m'être vu en songe,
chez mon droguiste, en train de demander l'instrument en question. Un Monsieur
entre deux âges, l'air un peu embrayage (vous savez, le truc sur quoi on appuie
avec le pied du coeur) se retournait vers moi l'air courroucé en proférant ces mots
terribles : "vous avez dit tapette?"
Je fis l'acquisition, en fin de compte, d'une bombe insecticide. Et tant pis pour
l'écologie, de deux maux n'est-ce pas....
Que le jour du Seigneur vous comble d'allégresse.
Et merde pour qui ne me lira pas.