Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Nous n'avons pas fini de rigoler! Voilà t-il pas que l'ami Berlusconi, regonflé à
bloc et gavé de bunga-bunga jusqu'au trognon, nous revient au moment où
personne n'y pensait plus. Quelle santé, dites donc, pour un zigomar qui va sur
les soixante-dix-sept! On se demande si c'est bien raisonnable tout ça.
Seulement, les Ritals en ont tellement plein le dargeot de la potion amérissime
du professore Monti qu'on les sent tout à fait prêts à se blottir à nouveau dans
les petits bras affectueux du Cavaliere.
Après tout, on ne leur a pas demandé leur avis, aux macars, lors du vidage honteux
de ce dernier voilà un peu plus d'un an ( voir Halali d'Italie.). Alors, quelque chose
me dit qu'il nous reviendra peut être avec le printemps, le vieux queutard.
Rien que d'imaginer la gueule de tous les gendegôche sans distinction de race ni
de pays, vous m'en voyez tout émoustillé.
La question demeure de savoir si son come-back ne tournera pas peu ou prou
au retour de l'Ile d'Elbe. Lorsque vous avez le monde entier contre vous, la
sagesse commande d'aller à la pêche plutôt qu'à la bagarre. Cependant, vous
trouverez toujours des gens incapables de se résigner, que voulez vous. Le vieux
Silvio tient à revenir, ne serait-ce que pour dire le mot de ce brave Cambronne à
tous ceux qui, naguère, le couvrirent d'excréments. Pas vrai, Sarkozy?
Toutes proportions gardées, bien sûr, il y a du napoléonien dans ce retour annoncé.
Plein de gens le souhaitent et nourrissent l'espoir fou que tout redevienne comme
avant. Que l'Italie reprenne ses bonnes habitudes si propices aux affaires et que
les braves bougres qui magouillent tous azimuts puissent de nouveau se remplir
les fouilles sans voir l'Etat se précipiter, tel une volée de corbaques, pour empêcher
le pauvre monde de danser en rond.
Hélas, nous retrouvons bien là l'illusion démocratique. A supposer que le vieillard
lubrique réussisse son coup, les autres, les vrais détenteurs du pouvoir supra-national,
auront sa peau en l'espace de quelques mois. Ce genre de coalition se révèle
toujours écrasant et, pour en revenir à Napoléon, il eût été bien inspiré de demeurer
tranquillement planqué sur sa petite île sympa. Celà eût évité, à lui, une fin lamentable
dans la putréfaction d'un exil effrayant et, à la France, le désastre d'une défaite
terriblement lourde de conséquences.
Le pauvre Berlu ferait peut être bien d'y réfléchir à deux fois avant de s'embarquer
pour son petit Golfe-Juan. Le palazzo Chigi n'est pas si éloigné de la Roche
Tarpéienne. Le seul point positif c'est que le cher Silvio, au moins, ne risque pas de
se retrouver croupir à Sainte-Hélène, ça fait quand même une différence appréciable.
Quoi qu'il puisse en être, Berlusconi suivra son destin et l'Italie s'en dépatouillera
comme elle pourra. Nous autres Européens sommes condamnés, semble-t-il à un
lent glissement dans une décadence dont on voit mal comment nous pourrions nous
extirper. Quel gâchis, tout de même, quand on y pense.
Tenez, par exemple, sans vouloir à toute force évoquer l'Italie, l'autre soir la Scala
de Milan donnait la première de Tannhauser, un pur joyau, treize minutes
d'applaudissements enthousiastes par un public intraitable, la rencontre sublime
des multiples génies de notre monde à nous.
Vous pouvez trouver ça où, vous, à part en Europe. Oui, à New-York, je ne vous le
fais pas dire. Pas à Tombouctou, pas à Marrakech, pas à Bamako ni à Niamey.
Mais pas non plus à Pékin ni à Dehli, nulle part ailleurs, vous dis-je. Du miracle
européen naquit la forme de civilisation la plus achevée, la plus raffinée, la plus
magnifiquement esthétique. Alors, pourquoi on laisse perdre, peu à peu?
Pourquoi on abandonne cette perfection à des étrangers qui n'en ont que foutre?
Bizarre, nos ancètres ont tout construit, patiemment, de génération en génération
et nous, on brade, on dilapide! Pire que de la connerie, c'est de l'indignité.
Parcequ'il ne faut pas s'y tromper, quand je vous dis qu'on est foutus, je ne vise
pas nos pauvres personnes que la terre engloûtira forcément un jour ou l'autre
sans en garder plus de trace que d'un rot de Borloo . C'est à notre patrimone
commun que je pense. A tout ce qui fut réalisé dans nos contrées depuis deux-
mille-cinq-cents ans et qui n'a d'équivalent nulle part ailleurs.
Les oeuvres de l'esprit comme les réalisations matérielles, l'ensemble des fruits
prodigieux du génie européen. Voilà ce que nous balançons joyeusement dans
les fosses putrides de la diversité enrichissante. Croyez moi, à nos aïeux, ça leur
ferait mal.
Désormais, sachant que rien ne semble devoir arrêter le processus, une seule
question mérite d'être soulevée : celle de savoir si, au moment où la sinistre
réalité éclatera vraiment au grand jour, ceux d'entre nous qui possèdent
toujours quelque baloches trouveront le courage de se révolter.
En regardant attentivement ce qui se passe en ce moment même en Egypte, j'y
aperçois une vague lueur d'espoir. Les gens qui, dans ce vieux pays de civilisation,
refusent la Charia, semblent bien parvenir à faire plier les musulmans fanatiques
élus dans les conditions réputées démocratiques qu'on sait.
Les Chétiens, essentiellement, qui jouent leur peau sur ce coup-là, nous démontrent
qu'avec de la détermination on peut toujours tenter de renverser les situations les
plus compromises. Bien entendu, l'Occident, éternellement prêt à appuyer les
Islamistes, ne lèvera pas le petit doigt pour aider les Coptes et leurs alliés.
Cependant, les media sont là en permanence et l'armée, nourrie aux subsides
étasuniens, n'entend pas laisser les bachi-bouzouks de Morsi étriper les insurgés
sous les objectif des caméras du monde entier.
Alors, suivons bien l'affaire, mes amis, s'il existe la chance d'une première
défaite des masturbés du Coran, c'est bien là bas, tout près des Pyramides,
qu'elle se concrétisera. Pour tout vous dire, vous me connaissez, n'est-ce pas,
la folle espérance n'entre point dans mes minables procédures de pensée. Je me
garderai donc de sauter de joie comme un socialiste devant son compte à l'UBS.
Toutefois, une petite flamme, tant qu'elle ne s'éteint pas complètement, ça reste
encore la promesse d'un bon feu bien salvateur.
Je les aime bien, moi, les Coptes.
Et du coup, je publie encore avec un peu d'avance, dites donc. Faudrait pas que ça
devienne une habitude...comme les articles chiants!
Bonsoir tout le monde.
Et merde pour qui ne me lira pas.