Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Sale coup pour Mélanchon, les Amis, le Comité Nobel vient de cracher à la gueule
du gigantesque peuple chinois et de son immense Parti Communiste héritier du
Grand Timonier. Voilà t-il pas qu'ils viennent de refiler leur prix de la Paix à un criminel
coupable d'actes inqualifiables, honteusement qualifié "dissident" par les occidentaux
dégénérés. Il veut la démocratie, ce con. On va lui en donner, tiens, de la démocratie!
J'évoque l'ineffable Mélanchon, juste parcequ'il s'agit de notre dernier
maoïste en activité, mais le coup venu de Norvège fait mal à plein de braves gens
à commencer par les actuels dirigeants de l' empire communo-capitaliste du milieu
du commerce mondialisé et du yuan sous-évalué réunis. Bien sûr ces derniers n'ont
pas manqué de réagir avec vigueur à l'obscénité norvégienne. Tout de suite des
dizaines d'arrestation, le verrouillage total d'internet, la femme du nouveau prix
Nobel virée de Pékin pede militari (version chinoise et musclée de manu militari,
se prononce "pédé militari" bien sûr, d'où son interdiction aux Etats-Unis). Bref les
mesures classiques en pareil cas, telles qu'inscrites en dur dans les procédures
marxistes.
Mais c'est égal, ils font vraiment suer ces sales connards de nobelisateurs.
Déja ils avaient fait le coup avec le Dalaï Lama en 89, voilà qu'ils recommencent!
C'est vraiment pour dire d'emmerder les chinois! Et emmerder les chinois, de nos
jours, ça risque de coûter un peu cher. La Norvège a intérêt à numéroter ses
abattis.
Quand on pense à l'an dernier, le couronnement de Barack-Hussein, une bonne
décision, quoi, judicieuse et sans malice ( voir Vertige de l'amour. et Mea culpa. )
Joli coup, tout de même. L'avance sur Prix Nobel en quelque sorte. T'as encore rien
foutu mais on te récompense quand même pour ta bonne mine. Un peu comme le
délit de sale gueule, si vous voulez mais à l'envers...
Faut dire qu'ils aiment bien les présidents démocrates en Norvège. Avant Obama
figurent au palmarès, Woodrow Wilson, le prix nobel de la paix qui a patiemment
oeuvré à créer les conditions de la seconde guerre mondiale et aussi Jimmy Carter
bien connu pour son action calamiteuse dans tous les domaines où il a cru bon de
fourrer son pif de marchand de cacahuettes. Hors concours, je mentionnerai Al Gore,
également détenteur de la distinction en cause; mais lui, au moins, n'a jamais réussi
à devenir président sans vice des Etats-Unis.
Comme républicain, vous trouvez exclusivement Théodore Roosevelt,
dans le panthéon des pacificateurs distingués. Et encore c'était en 1906!
Il faut dire que le républicain amerloque, c'est bien connu, fait figure de sale facho
belliqueux dans les salons feutrés de la gauchitude internationale. Alors, forcément,
en Norvège on ne va tout de même pas leur refiler le pognon du dynamiteur.
Normalement, la bienveillance des Nobel va plutôt vers les membres de la grande
famille socialo-communiste. Le cas échéant visent ils, toutefois, à faire une fleur à
des poils à gratter, tel notre dissident chinois ou bien encore le nobel de
médecine attribué cette année à l'inventeur de la procréation médicalement
assistée qui enquiquine si bien le Vatican et tous les calottins papistes.
Cela dit, reconnaissons quand même le côté bon prince de l'attribution à Vargas Llosa
du prix de littérature. Vargas Llosa, on ne s'y attendait pas. Pensez donc, un traître,
un communiste castrophile en rupture de ban, passé à l'ennemi de droite avec armes
et bagages. Ca fait un peu erreur de casting, faut reconnaître, mais ça dédouane,
aussi. Et puis après tout, personne ne saurait porter la responsabilité des opinions
réacs de certains grands écrivains. La preuve, on l'avait bien collé à Soljenitsine, le
prix nobel, même que l'année d'après il a fallu couronner Pablo Neruda. Sans quoi,
malgré tout, ça commençait à faire suspect.
Mais en tout état de cause, les bons suédois se sont bien gardés de dépasser
certaines limites de la bien-pensance. Ainsi ont ils gentiment oublié de récompenser
Céline. Pourtant s'il y en a un qui l'aurait justifié, leur prix de littérature à la con,
c'est bien lui!
Et vous voudrez bien remarquer que personne jamais n'a jamais songé à attribuer
quelque prix que ce soit au grand Marcel E. Grancher, en dépit de l'immensité de
son oeuvre portée par un souffle hiroshimesque joint à un idéal machonnien. Un
bienfaiteur de l'humanité, Grancher. Si j'avais quatre sous, je créerais le prix
Nouratinbel pour récompenser, même à titre posthume, tous les oubliés, comme lui,
de grande envergure littéraire injustement ignorée. Sinon, avec tous les copains, on
pourrait se faire une bouffe en hommage à ces génies. Ca serait aussi bien, d'autant
que les génies en question se contentent désormais de racines de pissenlits.
D'ailleurs, ils nous gonflent sévère avec tous leurs prix. Qu'est-ce qu'un prix, en fin
de compte? Un bon point, une jolie image, un hochet pour gâtouillards, une gloriole
sympa à visée mégalomaniaque, un emmerdement de plus dans une vie déja remplie
(faut s'habiller chicos et faire un discours), un pet lancé en plein mistral, un piège à
cons pour militaire isolé, un éclair sans chocolat ? Je n'en sais rien. Depuis l'école on
ne m'en a plus jamais refilé, de prix. Et encore, à l'époque, c'était pour dire de ne pas
me faire de la peine. Sans compter que je m'en foutais déja comme de mon premier
slip kangourou, lequel me venait de mon oncle Lazare. En ce temps là, pour
matérialiser l'honorifique, on vous refilait des bouquins illisiblement chiatiques, de
nature à transformer le prix en quasi-punition au cas, fort improbable, où le lauréat
se fût avisé d'en tenter la lecture.
Si au moins ces vieux chnoks nous avaient gratifiés d'un exemplaire des Pieds-Nickelés
ou d'un fascicule de Bibi Fricotin ( voir Bibi que vent emporte ), ça coûtait que dalle
et ça faisait plaisir. Mais ces oeuvrettes, réputées "littérature à cent sous la tonne",
faisaient l'objet d'une mise à l'index en béton précontraint.
Alors, vous savez, les prix...
Bien à vous et merde pour qui ne me lira pas.