Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
- "Alors, ça y est, vous avez changé de nabot?"
- " Non, Hank, M. Hollande est un Homme de Gauche! Aucune plaisanterie déplacée
relative à sa petite taille ou à son air benêt ne saurait être tolérée. Le changement,
c'est maintenant, que diable! L'ère Sarkozienne a vécu, l'ombre a fait place à la lumière,
mon vieux, faut le savoir, ça, sans quoi on risque l'incident diplomatique. Pense un peu
aux copains, bordel, je tiens à mon blog, moi!"
Il est marrant, aussi, Hank Hulley (1), il voit débarquer aux States notre nouveau Petit-
Président et son premier réflexe consiste à me téléphoner pour se foutre de ma gueule
de frog.
Tout y est passé, d'ailleurs, depuis "alors vous avez pris un communiste, à ç't'heure?"
jusqu'à "il est venu avec sa girl-friend, on sent le mec prévoyant. Pas comme votre
vieux satyre au regard divergent, tu sais, celui du Sofitel-Mahattan".
Bref, j'en ai pris plein la figure. Ce gros plouc dispose d'une réserve quasi-inépuisable
de persifleries malveillantes, une sorte d'arsenal nucléaire susceptible de se
déchaîner à la moindre alerte. Alors, vous pensez, quand il a vu notre brave Culbuto 1er.
en grande conversation avec l'ami Barack-Hussein dont il convient de rappeler qu'il
ne peut pas le voir en peinture...un festival de mégatonnes!
-"Dis donc, ils ont bien discuté, avec Bamboula, ils ont causé cheese-burger paraît-il,
Cheese-burger au gouda, sans doute, y a matière à disserter, pas vrai? Faut dire
qu'entre collectivistes y a toujours de la sympathie, au départ. Oublie pas de
l'envoyer à Castro et à Chavez, ton petit Lénine à la Batavia, faut pas les priver du
plaisir!"
Qu'est-ce que vous voulez que je lui dise, en plus, moi? Belle vacherie, tout de même,
de me reprocher Hollandouille! Il le sait bien, l'amerloque; je n'y suis pour rien, dans
l'avènement de ce guignol! Il me connaît assez. Pour tout dire, il n'a jamais si bien
porté son nom, Hank Hulley!
Enfin, Hank Hulley ou pas, il fait son petit bonhomme de chemin, le père François.
Jolie cérémonie d'investiture, bien socialo-socialiste, tout comme il faut, quoi.
Et puis joli gouvernement, rien à dire. On dirait un menu dégustation, son cabinet.
Il y a mis un peu de tout. Rien que pour caser l'ensemble des échantillons il a fallu
inventer des portefeuilles plus ou moins bidon. La "Réussite Educative", notamment.
La brave dame qui s'en voit chargée se doit, en tout cas, de posséder une sacrée
dose d'optimisme, parceque les chances de mener à bien la mission se comptent
sur les doigts du type qui va faire le tour du monde à la nage. Cela dit, il n'est pas
nécessaire d'espérer pour entreprendre ni même, à l'occasion, d'entreprendre pour
espérer. C'est déja bien beau de se retrouver ministre.
C'est comme l'ineffable Montebourg qui ramasse le "Ministère du redressement
productif". Ca laisse un peu perplexe, moi je trouve "redressement productif". Il
pourrait essayer de faire un enfant à Audrey, ça lui donnerait une idée sur la question.
Cela dit, j'ai l'air de déconner, comme-ça, mais il est bien, son gouvernement, à
Flamby.
Déja, le boss, le Premier Ministre de La France, il s'agit d'un super-mec, ça se voit au
premier coup d'oeil, on dirait un chef de gare des années cinquante. Bien coiffé et tout.
Sans compter qu'il cause allemand comme père et mère, prof de boche, vous pensez!
Comme disent les connards qu'on entend dans les media, ça lui sera bien utile pour
discuter le bout de gras avec Angela, tiens. Même s'il n'a rien à lui raconter, il pourra
toujours lui dire guten tag ou wieviel uhr ist es? Ca meuble bien les conversations
sans pour autant manger de pain, ces choses-là.
Non, M. Ayrault apparaît comme l'homme de la situation, bien évidemment. Le seul
petit détail embêtant, on le trouve dans sa condamnation à six mois de taule pour
trucage de marché public. Cependant, attention, je ne vous ai rien dit, n'est-ce pas.
L'affaire remonte à 1997, son casier est redevenu vierge, à Ayrault, comme s'il n'avait
jamais rien fait de mal. C'est du passé, n'en parlons plus, comme dit la chanson de
Bruel-Benguigui, celui qui râle contre la tranche à 75%.
A propos de chanson, il m'a inspiré un truc, Hollande, un petit rien, une pochade sur
l'air de "L'escale" si joliment chantée par Suzy Solidor. La vache, ça nous remet loin!
Marine est bleue, Cécile est verte,
Laisse un peu ta braguette ouverte.
Le merdier qui barre l'horizon
Me fait penser à ce couillon
De socialiste lamentable,
Capitaine de Pédalo
Encore plus piteux que Borloo
Qui nous est tombé sur le râble.
Il nous fit des promesses folles
Avec ses airs de couille molle.
Il nous garantit la croissance
Et de justesse il fut élu.
Nous l'avons déja dans le cul,
Je pense.
Marine est bleue, Cécile est verte,
Laisse un peu la poubelle ouverte.
Il forma un gouvernement
Truffé de nouilles et de glands,
Paritaire et diversifié,
Avec un beau premier ministre
Ci-devant repris de justice,
Un modèle d'intégrité!
C'est la démocratie franchouille
Qui nous a donné Hollandouille
Le héros du Peupledegôche
Que l'on surnomme Mimolette.
Tant pis pour Minou la Tringlette!
C'est moche!
Marine est bleue, Cécile est verte,
Il va falloir compter les pertes.
Nous voilà partis pour cinq ans,
Ca me rappelle le bon temps!
Fabius qui revient aux affaires
Avec l'ami Moscovici,
Rejoints par la belle Aurélie.
Et nous allons les laisser faire
Leur cuisine collectiviste
Leur popote immigrationniste
Leur tambouille confiscatoire.
Ils ne veulent que notre bien
Et bientôt nous en prendrons plein
La poire!
Marine est bleue, Cécile est verte,
Balançons nous par la fenêtre!
Bon, d'accord, il n'y a pas vraiment de quoi se pousser du col, mais, bien chanté
ça pourrait donner de l'émotion.
Cependant, je sens distinctement monter les reproches.
"Oui, cet enfoiré de Nouratin qui fait des procès d'intention. Tout ça parcequ'il peut
pas blairer les socialos".
Ou bien encore, "Voilà, pendant que M. Hollande remporte des victoires diplomatiques
ce cochon-là lui taille des croupières, c'est petit, c'est mesquin, c'est minable!"
Certes, je n'en disconviens pas, le retour des Socialos, je le vois d'un oeil aussi inquiet
que critique et désapprobateur. Je subodore les gros emmerdements.
Les évènements ne tarderont pas, je le crains, à me conforter là dessus.
Quant aux succès diplomatiques du mec, j'attends la suite. Quand vous demandez à
quelqu'un s'il préfère la croissance à la récession, faut pas s'étonner de la réponse.
Aujourd'hui, on en est là. Après on verra. Le jour où il faudra choisir entre l'Allemagne
et la Grèce, par exemple.
Il n'a pas fini d'en chier Couille-Molle, et nous non plus, hélas. Voilà six mois que nous
ignorons superbement la crise, elle ne va plus tarder à nous rattraper.
Mais qu'importe, l'euphorie règne, la joie transpire de tous les media, la France
exulte. Nous avons un Président normal, un Premier Ministre du même métal et
plein de petits nouveaux qui déboulent sur le devant de la scène. Et des tas de
petites nouvelles aussi, parfois tout à fait charmantes. Y en a même une que j'avais
déja vue par le passé. Dans un film porno, je crois...
Que voulez vous, les Français sont comme-ça, ils aiment la nouveauté.
Et puis, ne dit-on pas "Changement de pâturage réjouit les veaux" ?
Ciao è viva, comme on dit en napolitain (enfin je suppose).
Et merde pour qui ne me lira pas.
(1) Voir- No, we can't ou l'émergence du concept de racisme positif.