Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Quelle tristesse, tout de même, Ce pauvre Monsieur Chirac. ! En plein naufrage,
comme eût dit son illustrissime prédecesseur.
Voilà un homme qui, naguère, pétait le feu et la santé avec l'insolence du gagneur
éternel. Un zigomar qu'on croyait indestructible, en béton armé. Qui draguait encore
la blondasse y a pas deux ans. Si c'est pas un malheur de le voir comme il se
présente aujourd'hui, le pauvre malheureux, cu l'a vicht et cu ou véé, comme on dit
chez moi. La misère!
Il s'agit pourtant d'un monument national, une sorte de vieux machin d'avant la guerre,
consacré par l'usage et l'habitude, qu'on ne saurait balancer à la décharge tellement
on y tient sentimentalement. Même si ça ne sert plus à rien.
Et puis quand même, ils lui doivent tant les Franchouilles à ce vioque.
Le regroupement familial, c'est lui! Quatorze ans de Mitterrand, c'est lui! Quatre ans
supplémentaires de Jospin, encore lui! Même le bouclier fiscal, il nous avait légué,
ce mec. Un monument, vous dis-je. Et je passe sur les détails d'un bilan qui pèse son
poids, pas à dire. Alors aujourd'hui, quand on le voir partir en couilles, ça fait froid dans
le dos, moi je trouve.
Vous vous rendez compte, le malheureux, il nous sort froidement qu'il s'apprête à voter
pour Hollande, nom de Dieu, vous vous rendez compte, Hollande! Que même ce dernier
a dû démentir tout de suite, sans barguiner, comme quoi il déconnait, le vieux. Tu parles!
Ca peut vous faire du tort, une déclaration pareille, on ignore où ça peut mener, faut pas
rigoler. Alors non. Pas question. Il n'arrange personne avec ses divagations séniles, le
brave Jacquot. Il emmerde. Politicard comme il est, que nul ici-bas ne lui arrive à la
cheville vu les heures de vol, faut vraiment qu'il se trouve diminué pour aller foutre la
panique de la sorte. N'importe quoi, la vache, il sombre, il coule à pic, on dirait le
Titanic en pantalons à bretelles!
Quel dommage! D'autant plus qu'on venait de lui dégotter, paraît il, un enfant caché. Un
petit japonais fruit d'une idylle passagère autant que mal protégée. Allez savoir.
Menteries probablement mais dans la conjoncture actuelle ce genre de choses n'étonne
plus personne. L'amour sacré du Pays du Soleil Levant peut conduire à des débordements
mal contrôlés. D'autant que l'éloignement, la faim, l'occasion, l'herbe tendre et quelque
petit diable aux yeux bridés poussant peut être le cher homme... Qui saura jamais?
Sauf dans l'éventualité où l'on verrait un sumo à l'allure corrézienne, suivre l'enterrement
futur et-souhaitons le- lointain, de notre ancien Président à 82% de matière électorale.
En tout cas, je l'ai déja dit, ce pauvre M. Chirac, au moins, il n'a jamais fait parler
de lui dans le domaine des comportements sexuels condamnables. Par les temps
qui courent une telle irréprochabilité se remarque et ce n'est pas un petit nippon
accidentel qui y changera quoi que ce soit.
Sans compter que cela pourrait parfaitement justifier les comptes bancaires japonais
dont plusieurs colporteurs de calomnies ont pu faire état par le passé.
Quand il fallait à tout prix démolir un Président si universellement aimé aujourd'hui.
Un homme de bien qui fait des enfants clandestins se doit de leur laisser
de quoi vivre décemment. Question d'honneur, ça, et de charité chrétienne, aussi.
Quoi qu'il puisse en être, cette affaire ragotée apparaît mignonne bluette au regard
des infâmies dont certains hommes politiques se voient aujourd'hui accusés.
Voyez l'affaire Ferry, par exemple.
Moi, je vous l'avoue quitte à déplaire à des tas de gens, je l'apprécie Ferry. Sans
doute parcequ'il a toujours émis des jugement lucides et sans dogmatisme. Rien
que pour cela je ne saurais lui jeter la pierre. Quand je vois la plupart des autres qui
pérorent sur les media, je préfère celui-là. Même s'il a pu se laisser aller à colporter
des ragots sur Canal + qui, d'ailleurs, est fait pour ça. Et même si, comme tous ces
gens-là, socialos en tête, il tend un peu trop à s'imaginer que le pognon tombe du
ciel, distribué à ses dévoués serviteurs par la Républicaine Providence.
Cela dit, je trouve qu'il a bien fait, ce cher Ferry d'en lâcher un peu sur la merde au
chat soigneusement planquée sous le tapis.
Parcequ'il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des viandes à partouzes,
tout le monde savait plus ou moins cette histoire. A Saint-Germain des Prés on en
faisait des gorges chaudes, enfin, faut le dire. Même qu'on commençait à l'oublier,
tellement ça faisait partie du domaine public!
Sans compter que, le mec visé, il s'est reconnu tout de suite. "Ah mais ça ne se passera
pas comme ça, qu'il a dit, le perdreau. Face à ces individus qui se complaisent dans la
boue et la fange, je défendrai mon honneur moi, sacrebleu!
Jusqu'à la mort exclusivement, saperlipopette formidaâble!"
L'ennui c'est que personne n'avait expressément parlé de lui. En aucun cas. On appelle
ça perdre une bonne occasion de fermer sa gueule.
Pour tout vous dire, ces gens qui, pour des raisons plus ou moins légitimes, détiennent
un peu de pouvoir et d'argent et en abusent de la manière la plus abjecte, me donnent
envie de gerber à vingt pas. Ca m'a même inspiré un petit poème sur le modèle de
"L'Albatros". Je le dédie à ce pauvre M. Chirac qui le mérite bien. En conséquence
je l'intitule "L'âge atroce". Et tant pis s'il faut un peu chercher le rapport, surtout qu'en la
matière, ce ne sont pas les rapports qui manquent. Hélas!
Souvent, pour s'amuser, les hommes politiques
Laissent joyeusement divaguer leurs instincts
Dans les tréfonds honteux de désirs incertains
Qui les conduisent là où l'exige la trique.
Ils aiment à se faire turluter par les blanches
Mais n'apprécient pas moins les nanas plus foncées
Qu'ils se laissent aller, parfois, à bousculer
Avec la légèreté de la baleine-franche.
Certains prennent plaisir aux chemins de traverse,
Taquinent avec ardeur le boxeur Thaïlandais,
Le jeune Marocain ou l'éphèbe de Perse,
En partouzant gayment sous les ors des palais.
La République est douce à tous ces gros cochons
Qui titillent la bonne ou le petit garçon.
Il ne reste plus guère que Hue et Mélanchon
Dont la rigueur morale échappe à tout soupçon.
(Et je vous autorise à dire que Nouratin
N'est jamais qu'une vieille langue de putain).
Pour être tout à fait honnête avec vous, mes lecteurs bien aimés, je dois vous faire
connaître les licences poétiques dont j'ai usé dans le dernier quatrain.
Primo, en ce qui concerne Robert Hue, il se trouve là parceque les hommes politiques
monosyllabiques ne courent pas les rues et que Georges Tron, bien sûr, ça n'allait
pas dans le contexte. Et puis, il est bien brave le père Hue. Même que tout le monde
l'a oublié, c'est dire (voirDeux files y pissent )! Sans compter que les nains de jardin
font partie des petites gaités de la vie populaire. Sympas, décoratives et
totalement dépourvues de connotation sexuelle, ces oeuvrettes sans prétention
n'ont jamais fait le moindre mal à personne, ni suscité l'envie, ni poussé au crime.
Et comme on les aperçoit exclusivement dans des endroits minables, en aucun cas
elles ne déparent vraiment le paysage.
Secundo, pour Mélanchon j'ai rencontré un peu le même genre de difficulté.
Il fallait quelqu'un qui rime parfaitement avec cochon. A part lui, j'ai pensé à Huchon
mais question rigueur morale ça ne collait pas trop, n'est-ce pas? ( Voir Hypothéses
et Le bal Huchon. ). Donc, va pour la Méluche. Complètement sinoque, certes, mais
d'une rectitude à toute épreuve. Enfin, jusqu'à preuve contraire...
Dominus vobiscum et merde pour qui ne me lira pas.