Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Vive le mois de Mai, ses ponts et ses anniversaires!
Les ponts, désormais je m'en fous un peu. Affranchi -au sens romain du terme-
depuis belle lurette, mon semblant de liberté me transcende bien au dessus de
cette sorte de contingence. A la limite, ça m'enquiquinerait, même. Le 1er Mai,
son muguet, ses défilés à la mords moi la faucille et chatouille lui le marteau,
( voir Pâques marxistes. sans oublier les 3 petits commentaires), le 8 Mai dont la
plupart de ceux qui en profitent ignorent totalement ce qu'il entend célébrer, l'Ascen-
sion, qui durera au moins jusqu'à l'entrée en vigueur de la Charia et enfin Pentecôte
dont on ne sait plus trop depuis la curieuse parenthèse Raffarine, si elle comporte
encore un lundi branlé .
Pendant tout ce temps là, les autres en profitent pour ne rien foutre, moyennant quoi,
si d'aventure vous en avez besoin, il ne vous reste plus qu'à vous brosser.
Je reconnais bien volontiers le caractère éminemment égoïste, sinon amnésique
d'une telle manière de voir mais je la considère comme un petit luxe et ne saurais,
en conséquence, m'en priver. Par les temps qui courent, ce serait trop bête.
En outre, Mai comporte aussi plein d'anniversaires. Je passe rapidos sur celui de
Jeanne d'Arc, celle sans qui la France règnerait sans doute aujourd'hui sur le monde.
Ce dernier s'exprimerait en français alors que les Anglo-Saxons seraient restés des
bouseux dans leur île pourrie et leur langue, le misérable patois qu'elle n'aurait jamais
dû cesser d'être. Mais je ne lui en veux pas à la pauvre petite, elle était si jeune et
elle croyait bien faire...elle ne pouvait pas se douter!
Je survolerai aussi le second anniversaire du crash de notre ex-futur président de la
Répupu, Minou la Tringlette qui rata si malencontreusement son atterrissage au
Sofitel-Manhattan. J'y reviendrai prochainement, ça s'arrose ces choses-là...à quoi?
Ca c'est une autre affaire, demandez donc un peu à Nafissatou.
En revanche, je m'en voudrais de passer sous silence l'élimination d'Oussama
Ben Laden. Voilà déjà deux ans que les commandos Amerloques débarrassèrent
la Terre de ce personnage de cauchemar. D'ailleurs je ne saurais trop vous recom-
mander la lecture de " Le songe d'Obama." , si vous avez deux minutes vous
pouvez toujours pousser jusqu'à la tirade en alexandrins, vers la fin. Je n'en suis
pas mécontent de celle-là.
Vous m'objecterez : "on n'a pas trop vu la différence depuis". Je ne dis pas le
contraire et j'ajouterais même "un de perdu dix de retrouvés". Parmi des milliers
d'autres, le Musulman Breton arrêté au Mali en administre la preuve irréfragable.
Les petits frères Tsarnaev de Boston, encore mieux.
Cela dit, je persiste à trouver particulièrement judicieuse l'idée d'offrir au "cerveau
du 11 Septembre", un aller simple pour le paradis d'Allah...comme paradis, ça doit
ressembler un peu aux Baumettes, en moins bien fréquenté si j'en crois le
profil des impétrants.
Autant en emporte le vent...enfin l'Océan. Finir bouffé par les poissecailles, ça doit
tout de même faire un drôle d'effet pour une vieille murène de ce calibre!
Cependant, le mois de Mai représente avant toute chose, bien sûr, l'assomption
des deux Présidents de la République de Gauche (c'est exprès).
Le 10 Mai 1981, la putain de sa race, nous arrivait François, dit Tonton, traînant
derrière lui son cortège de jolies illusions marxistes, vite dissipées par une brutale
prise de contact avec les dures réalités. Ils s'en souviennent bien, tous les nunuches
de l'époque qui avaient donné dans le panneau. L'euphorie des premiers mois de
déconnage forcené puis le "virage à droite" rendu nécessaire par l'imminence de la
grosse catastrophe.
Néammoins le mal était fait. N'ayant pas eu la chance de toucher par la suite un chef
doté d'une paire de roustons comparables à ceux de Mme. Thatcher, jamais nous ne
nous relevâmes de ce début de règne mitterrandien. Jamais!
Hélas, la démocratie repose sur deux piliers qui mutuellement se confortent :
le mensonge et l'oubli. Le corps électoral se renouvelle progressivement et quand
les jeunes ignorants prennent le dessus, les fables démagogiques du passé peuvent
resservir. Voilà pourquoi nous eûmes droit au 6 Mai 2013.
Curieusement, la République emprunta, l'an dernier à pareille époque, un chemin
qui, somme toute, déplaisait à la majorité des citoyens.
Culbuto, on le connaissait bien, celui qui en parlait le mieux restant Mélanchon avec
sa formule fameuse "le capitaine de pédalo dans la tempête". Le citoyen conscient
savait pertinemment avoir affaire à une couille-molle dépourvue de toute expérience
d'homme d'état.
Il savait également que le zigomar en question se trouverait bien obligé de gouverner
avec des Socialos -forcément- , de tenir le plus grand compte des fadaises écolo-
gistes et de faire risette aux communistes de tout poil pour s'assurer leurs votes.
Bref, l'exacte configuration pour aller à la catastrophe par temps de crise économique
et financière.
Nonobstant, le corps électoral décida, grâce à l'abstention de deux millions de ponce-
pilates et à une courte majorité, de donner les clés du pouvoir à ce personnage.
Et, comme il est d'usage en pareil cas, les législatives subséquentes portèrent aux
travées du Palais Bourbon, une jolie Chambre rose-bombon.
La Démocratie avait parlé et les braves gens n'allaient pas tarder à s'apercevoir
qu'elle avait dit des conneries. Comme souvent...
Si l'élection avait lieu aujourd'hui, Flamby ne passerait même pas le premier tour,
c'est y pas beau, ça?
Pourtant, un an après, je me trouve bien obligé de faire amende honorable.
Au soir du 6 Mai 2012 (voir On est foutus!) je prédisais une dégringolade rapide,
due notamment à la montée de nos taux d'intérêt. Grave erreur d'analyse! L'exact
contraire eut lieu par la grâce d'une heureuse conjoncture.
Contrairement à ce qu'un vain peuple pense, cette première année s'est donc
particulièrement bien passée en comparaison de ce qui devait normalement se
produire.
Bien sûr nous ne faisons que reculer pour mieux sauter. La politique de "sérieux
budgétaire" chère à Culbuto ne recouvre que foutaise, faux-semblants et augmen-
tation continue des dépenses publiques.
Le jour où vraiment nos taux d'intérêt remonteront, ce qui ne manquera pas d'arriver
tôt ou tard, l'Etat sautera comme un bouchon de Champagne, le plaisir en moins...et
l'économie, ou ce qu'il en reste, explosera avec.
Ce qui déçoit le bon peuple, naturellement, il faut le chercher dans l'impensable
décalage entre les déclarations tonitruantes de la campagne présidentielle et les
réalités. Les gogos qui voulaient "le changement", les naïfs qui avaient cru aux
stances hollandiennes "Moi Président de la République je..." bref, tous ceux qui
attendaient qu'on leur "réenchante le rêve français" en sont pour leurs frais.
Quant aux quatre cent-mille clampins qui possédaient un boulot et l'ont perdu
depuis, difficile de leur demander d'exulter...un peu comme les braves type qui
bossaient en heures supplémentaires exonérées...avant.
Et puis, aussi la survenue du scandale Cahuzac avec le déballage de confessions
patrimoniales qui lui fut associé. Non seulement le Ministre Socialiste du Budget
possède des comptes en Suisse et à Singapour, alimentés dans des conditions
douteuses mais encore, tous ces bons socialos se révèlent pleins de pognon,
enfin vu sous l'angle de l'électeur moyen.
Et par dessus le marché, ils se foutent ouvertement de notre gueule en déclarant
qui un Kombi hors d'âge, qui trois bicyclettes rouillées. Sans parler de Fabius qui
semble bien en oublier une grosse pincée dans la précipitation ( voir Ca alors,
Fabius est pauvre! ). Le même Fabius dont le fiston, quasiment RMIste, s'offre
des appartements à sept millions d'Euros!
Seulement, les scandales, quand on dispose discrétionnairement du pouvoir
médiatique, on sait comment les faire oublier. On demande gentiment au "Canard
Enchaîné" de sortir un petit dossier sur un pote à Sarko et le tour est joué.
La preuve : le clou Guéant vient de débarrasser Hollande et Moscovici du boulet
Cahuzac. Tout ce qui fait l'opinion en France ne parle plus que des turpitudes de
l'ancien Ministre de l'Intérieur et oublie complètement, en contrepartie, celles des
deux rigolos précités.
Alors, sachant que ça porte malheur de souhaiter les anniversaires à l'avance, je
m'empresse de souffler, au moyen d'une petite poésie à bon marché, la première
bougie du Sapeur Mimolette, somme toute assez proche par l'esprit de son con-
frère Normand, l'illustre Sapeur Camembert.
Joyeux anniversaire Monsieur le Président,
Bien sûr je vous subis plus que je ne vous aime
Mais je vous adresse quand même
Pour votre anniversaire ce petit compliment.
Vous nous aviez promis un changement drastique,
Moi, je ne m'attendais qu'à une année pourrie
J'ai les deux pour le même prix
Ce qui, tout compte fait, s'avère économique.
Depuis votre victoire du mois de Mai dernier
Si bien fêtée par Les drapeaux de La Bastille.
Nous avons gobé la pastille
Mais elle nous est restée coincée dans le gosier.
Les gogos qui vous ont accordé leurs suffrages,
Excepté cependant les couples d'invertis,
Ont désormais fort bien compris
Qu'ils se la sont fait mettre un peu à la sauvage.
Tant pis pour ces couillons et puis tant mieux pour vous,
Après tout vous étiez fait pour la présidence
D'un grand pays comme la France
Qui maintenant ressemble un peu à Tombouctou.
Ce Sacré Tombouctou, lieu où vous triomphâtes
Devant tous ces Maliens qui ne voyaient que vous,
Dressé sur vos petites pattes,
Naguère, quand la Victoire vous faisait les yeux doux.
Mais le temps a passé et passent les scandales,
Bilan calamiteux, espoirs évanouis.
Reste à ramasser les pétales
D'une rose fanée, maculée de cambouis.
Votre première bougie, soufflez la donc bien vite,
Surtout ne tardez pas, ce serait imprudent,
Car la chute est parfois subite...
Joyeux anniversaire, Monsieur le Président!
Quant à nous, il ne nous restera qu'à régler l'addition!
Demeurons quand même optimistes, il peut se révéler sympa, souvent, le mois
de Mai.
Amitiés.
Et merde pour qui ne me lira pas.