Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Vachement déprimé l'ami Hank Hulley!
- "Tu sais, mec, il m'a sorti, faut plus se faire d'illusions. Nous aussi, on est foutus,
y a aucun doute possible. La réélection de Fucking-Barack faut surtout pas la
regarder comme une vulgaire péripétie. Il s'agit d'un changement radical, d'un
basculement historique, la fin des States tels qu'on les connaissait depuis près
de deux-cent-cinquante ans.
Si l'autre buveur d'eau polygame avait réussi son coup on bénéficiait d'un sursis, on
pouvait peut être encore rattraper le truc. Mais là, fini! L'occase s'évanouit dans le
néant brumasseux des opportunités loupées. Le Pays vient de tomber définitivement
entre les mains des noirs, des latinos, des bobos, des homos et des branleurs de
tout poil. On ne s'en relèvera plus. Jamais."
Pourtant, ce Hank appartient plutôt au genre combattif. Un descendant de cow-boy
ça ne se laisse pas couler ainsi dans le pessimisme le plus noir sans un paquet de
raisons toutes plus valables les unes que les autres. Manifestement, il en a, des
motifs cafardeux. Au rabe même.
Tenez, entre autres il appelait mon attention sur les aventures libidineuses du
Général Petraeus (poil au fabius), le patron de la CIA, obligé de démissionner
pour s'être fait choper par le FBI la main dans le slip de sa ravissante biographe.
Comme quoi,un militaire assez con pour se faire bricoler sa propre biographie,
devrait éviter à tout prix d'embaucher un super-canon. Même s'il servait dans
l'artillerie, ça ne change rien. Tant qu'à prendre un nègre autant en choisir un vrai,
c'est beaucoup moins risqué.
Cependant, toutes choses égales, il a raison Hank Hulley. Si le big-boss de la boîte
à espions réputée comme la plus étoffée in the world ne se révèle même pas foutu
de camoufler ses amours parallèles, autant laisser pisser le mérinos, on ne rattrapera
plus rien.
Il apparaît bien lointain le temps d'Edgar Hoover, capable, en pleines années cinquante,
de s'enfiler plein de jolis garçons sans même laisser aux historiens les plus
pugnaces l'opportunité d'en retrouver le moindre commencement de preuve.
Il faut dire aussi, que Hoover dirigeait le FBI, pas la CIA, ça pourrait bien expliquer...
Bref, on ne peut que se ranger à l'avis de Hank. Même d'ici on constate bien l'ampleur
de la décadence étasunienne. Seulement ça n'arrange pas du tout mes affaires, ces
conneries-là. Normalement je suis censé faire dans le désopilant, moi, pas dans la
sinistrose. Alors, si mes personnages ne me refilent plus que du sang et des larmes
pour tout potage, je fais quoi? Je ferme la boutique? Je me reconvertis dans la
pompe funèbre?
D'accord, en pareil cas, on peut toujours recourir aux grosses ficelles, taper dans le
comique bouffon.
Par exemple observer finement que nous voyons l'avenir aussi clair que dans le
derrière du Président des Etats-Unis. Ou inteviewer Bo pour savoir s'il apprécie à
sa juste valeur la chance inespérée qui s'offre à lui de pouvoir encore pendant quatre
ans, déposer ses besoins sur les vertes pelouses de White-House.
Voilà, des trucs comme ça. Mais à quoi bon? Quand ça ne veut pas rigoler, ça ne
rigole pas, c'est tout. Cela dit, vu des bords de la Seine et principalement de sa rive
gauche, il paraîtrait que la réélection de Barack-Hussein constitue la meilleure nouvelle
depuis l'intronisation de Culbuto 1er. Comme quoi, les bêtises les plus tristes peuvent
aussi nous faire bien rire. Jaune, évidemment, faut pas trop demander.
Il convient également de reconnaître que, de ce côté ci de l'Atlantique et singulièrement
au pays du Capitaine de pédalo susvisé, les motifs d'hillarité jaunâtre nous pleuvent
sur la gueule en averses serrées. En l'espace de quelques jours, nous vîmes éclore le
rapport du sieur Gallois puis celui de l'ineffable Jospinet, le sinistré du 21 Avril 2002.
C'est pas tout le monde, hein, qui peut se vanter d'avoir deux rapports en une semaine,
pas vrai, surtout à nos âges!
Je ne vous ferai pas l'injure de commenter à mon tour ces deux compilations de lieux
communs. Pour ce qu'ils nous ont coûté, ces pignoufs et leurs coadjuteurs, on
pouvait légitimement attendre un peu d'originalité, deux ou trois petites idées moins
convenues. Pour justifier, quoi, un minimum.
Mais non. Faut dire, déja, que M. Gallois c'est jamais qu'un fonctionnaire et je ne vous
parle même pas de l'autre clown triste avec son équipe de bras cassés dont la nouvelle
Roselyne Bachelot, fraîchement arrivée sur Télé-Pétasses en même temps que miss
Pulvar.
Le résultat de tout ce bigntz grotesque se résumera à une interdiction pour les maires
de se présenter aux législatives, pour placer quelques petits copains supplémentaires
et, surtout, aux mesurettes fiscales miteuses visant à border la "trajectoire de compé-
titivité" chère au Président de la République.
Hollande, c'est le petit cochon pompier qui combat l'incendie à grands coups de
verres d'eau à moitié pleins. Avec lui, pas de surprise, ça va cramer du sous-sol à la
faîtière. Quand il aura fini son oeuvre impérissable, il ne restera plus rien.
C'est tellement vrai que les Allemands s'en inquiètent de plus belles. On le savait déjà
qu'ils nous regardaient avec leur grands yeux incrédules depuis l'entrée en scène des
Socialos. Seulement, là, ils commencent vraiment à baliser en les voyant faire.
La hantise des Teutons c'est que la France se casse la gueule comme la Grèce. Et ils
sentent bien que c'est en train de se produire.
Pour eux, notre joli pays collectiviste devient le gros os de l'Europe. L'Espagne, l'Italie,
roupies de sansonnet, ça repartira d'une façon ou d'une autre. En revanche la France
fait tout à l'envers. Le jour où les marchés vont commencer à s'en émouvoir elle s'af-
falera comme une bouse. Vu la taille et le poids du morceau, cela se traduira par une
catastrophe, la fin des haricots européens. Un peu l'apocalypse en somme et l'apo-
calypse, par définition, personne n'y échappe.
Alors, ils voudraient bien nous donner des conseils, les Shleus, pas nous laisser choir
sans bouger. Toutefois, leurs tuyaux, en quoi ça consisterait? Eh oui, bien sûr, l'exact
contraire du programme de Hollandouille. La baisse drastique des dépenses publiques,
la fin du statut des fonctionnaires, la révision complète du droit du travail avec de la
flexibilité à tout va et la suppression des trente-cinq heures, la baisse du coût du travail,
la réforme du modèle social français que le monde entier nous envie, à commencer par
la retraite à soixante-dix ans pour ceux qui en auraient cotisé soixante.
Et même la diminution des impôts directs, pour faire bon poids!
Mais encore, s'ils se trouvaient les seuls à s'angoisser pour nous, les potes à Merkel.
Pas du tout, vous avez aussi le FMI, exactement pareil! Les sbires de Dame Lagarde,
voient notre avenir en noir foncé et prescrivent à la virgule près la même potion que
nos voisins de droite. Logique, pour se sortir du pétrin, il n'existe pas trente-six
solutions.
Oui, mais allez dire ça à des gendegôche! On voit déja les coco-mélanchonniens,
les verts-pastèques et même les socialo-gauchos qui gigotent dans tous les azimuts
pour un demi-quart de poil de cul de TVA. Alors on les imagine, tous ces cons là,
face au programme gentiment suggéré par nos petits amis!
Même les députés socialos gaudillots, le gros des troupes, on ne peut évidemment
pas leur faire gober des mesures de ce calibre. Leurs électeurs ont bien enregistré
que le changement c'était maintenant mais le changement du changement, ça, on
ne leur en avait soufflé mot. Et puis, n'oublions pas Le théorème de Nouratin. ,scienti-
fiquement parlant on ne saurait s'éloigner à ce point du dogme socialiste.
Autrement dit, pour les Hollandayrault c'est l'impasse totale. Plus rien à espérer.
Situation bloquée!
On peut toujours amuser la galerie avec des combinettes alambiquées, les vraies
solutions, on les appliquera jamais. Pas possible. Alors, du coup, on va joyeusement
à la catastrophe.
Vive la Démocratie, vive le Socialisme, vive la République, vive la France!
Décidément on n'a pas fini de les inquiéter, nos pauvre partenaires.
Y a pas de bon dieu, on leur cause bien du souci...
Bonne continuation, comme on dit.
Et merde pour qui ne me lira pas.