Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Très sympa, le pot de départ de la dame Sylvie Maligorne, la ci-devant chef du service politique de l'Agence Française de Presse, ce dernier Jeudi. On y rencontrait le ban et l'arrière ban de la Grande Famille de Gauche, bien sûr, les copains, quoi, de Mélanchon à Valls en passant par le Sapin des Finances, le stalinien Pierre Laurent et la pastèque bridée Placé. Mais pas seulement la Gauche; en cherchant bien on pouvait aussi dénicher l'ami Debré président du Con-Con, et puis Jacob, le plouc de l'UMP, sans compter Valérie Pécresse, toujours là sur le bon coup, ça ne mange pas de pain, juste des petits fours.
Cependant, l'évènement, le gros scoop, l'écarlate cerise sur le superbe gâteau de la jolie Sylvie, dite "la Petite Souris" ou bien encore "la Concierge de Matignon", ce fut l'arrivée surprise de Sa Très Gracieuse Majesté Culbuto, soi même et en personne. Parfaitement. Comme quoi, le Grand Homme sait rester humble et reconnaissant vis à vis de ceux qui lui ont bien servi la soupe. Et la nana en question, elle lui en a rendu des services au petit Président, ne serait-ce que la fameuse Sacrée répudiation de l'ex-Première Concubine. Le bref communiqué pour virer Valoche c'était elle, la Petite Souris, voilà des choses qui ne s'oublient pas. Ca vaut bien un petit coucou au pot de départ, pas vrai? Surtout qu'on ne sait pas trop où elle s'en va, la dame, mais ne nous faisons pas trop de souci pour elle, avec les relations qu'elle entretient...
Alors, naturellement, La collusion des pouvoirs ne se cache même plus. A quoi bon? Tout le monde connaît les accointances politico-médiatiques, et la petite cérémonie arrosée de l'AFP se borne à les mettre clairement en évidence. On y voyait les Seigneurs Socialistes avec leurs divers coadjuteurs gauchiards et puis, à la remorque, les quelques rigolos de la soi-disant "Droite Républicaine" toujours prêts à montrer patte rose pour gratouiller un petit rabais sur la malveillance habituelle des gazettiers à l'encontre des étrangers à la Grande Famille. Bien entendu, toutefois, on nous ordonne encore de croire à l'indépendance des politiques vis à vis des media, ainsi qu'à la réciproque, cela va de soi. En vérité, je vous le dis, la démocratie dans ces conditions-là ça ressemble un peu au jeu de trompe-couillon tel qu'il se pratiquait à Marseille au bon temps de Carbone et Spirito, avec Twitter en plus. On peut même s'étonner que l'électeur parvienne encore à se rebiffer, comme il le fit Dimanche dernier pour le second tour des municipales.
Allons, ne nous emballons pas. La Gauche a morflé Dimanche un de ces coups de pied au cul qui font claquer des dents, comme disait César, celui de Pagnol. Une branlée historique, peut-on carrément affirmer sans aucune exagération, un désastre comme jamais, de mémoire d'électeur municipal, on n'en avait connu précédemment, même en 83 quand le gogo sentait passer la quenelle mitterrandienne. La débacle, la débandade, la déconfiture totale! Et pourtant...
Et pourtant, vous avez vu quoi, se passer, pendant cette quinzaine de folie?Peu de chose, en somme, un peu plus d'abstentionnistes que d'habitude, les baisés du socialisme surtout, et aussi le glissement de gauche à droite des quelques centaines de milliers d'électeurs qui font, chaque fois, basculer les scrutins. A l'exception des succès d'estime obtenus ça et là par les potes de Marine, rien de bien nouveau sous la grisaille et surtout rien qui puisse de près ni de loin, ressembler à une révolte. Le braves franchouilles ont voté gentiment, comme d'habitude, sans aucunement se rebiffer contre les manipulations dont ils font l'objet. La colère bien sage, quoi.
Dans le même ordre d'idée, visez un peu la contrepartie, la réponse comme ils disent! Il a "entendu le message" Culbuto! Et aussi sec il congédie Marco le Nantais comme une servante en cloque, pour coller Manolo le Catalan à la place enviée de Premier Ministre de la France. Attention, hein, belle promo tout de même. Pas inattendue, on le sentait venir depuis longtemps, le zigue (voir Il grandira!) mais remarquable pour un garçon qui, somme toute, n'a jamais rien démontré. Un pur produit de la communication, Vallsounet; de toute façon, de nos jours il n'y a plus que ça qui compte. Notons bien que la première d'Avril 2014 restera dans les mémoires comme la semaine des Ibériques, avec les intronisations combinées du Catalan à l'oeil sévère et de l'Adalouse au regard de braise (qui goûta la sauce hollandaise). Nous n'avions pas été à pareille fête transpyrénéenne depuis Anne d'Autriche et Eugénie de Montijo, ce qui nous remet tout de même assez loin.
Cela dit, la Maire Hidalgo, en dehors des malheureux Parigots qui vont devoir se la déguster pendant au moins six ans et probablement douze voire dix-huit, vu la manière dont cette sorte d'affaire se magouille, on n'en a pas grand chose à cirer. D'ailleurs c'est bien fait pour l'UMP, ils n'avaient qu'à lui opposer un candidat sérieux au lieu d'une bobo évanescente encore plus nazegauche que son adversaire. En revanche, le camarade Manuel, celui-là va falloir le surveiller comme du lait sur le feu, on le connaît, le mec, à l'Intérieur nous avions le petit Béria, à Matignon nous récoltons le nouveau Torquémada, le type qui ne fera pas de cadeau. Numérotons nos abattis, amis blogueurs nauséabonds, la France vient d'accomplir un pas de plus en direction du totalitarisme, on voit approcher à tout berzingue les purges et les camps de rééducation par le travail! Surtout qu'après la nomination de cézigue, nous assistâmes médusés à la constitution de son gouvernement...
Et là, alors, ce fut la maxi-surprise, l'étonnement général, l'incrédulité ahurie, l'estomaquage complet, la perte des repères, la panne des sens, l'invraisemblance érigée en dogme et la stupeur qui vous coupe la chique. Putain les mêmes, dites donc! Les Verts, Moscou-Vessie et quelques seconds couteaux en moins... encore que ces derniers on les verra rappliquer la semaine prochaine déguisés en secrétaires d'Etat, pour la plupart. Moi qui croyais qu'on allait changer de socialistes, histoire de rigoler un coup avant de recommencer à pleurer...Pas du tout, que dalle! Même motif, même punition! Eh bien mon Dieu, en guise de changement il va falloir se contenter du retour de Ségo la Pintade et de l'arrivée de Rebs. Amen!
Entendons nous bien, la composition du gouvernement ne revêt en réalité aucune importance pratique. On s'en fout puisqu'il s'agit de socialistes attelés à une mission que leur seule nature gauchiarde rendrait impossible. Vous pourriez y coller n'importe lesquels ils se casseraient la gueule de la même façon, plus ou moins. En revanche, il s'agit d'une question de correction, de politesse. Ces branques, le Populo souverain leur a dit " allez tous vous faire foutre, on ne veut plus vous voir", ça voulait dire ça, en tout cas. Même pour le big boss, d'ailleurs mais celui-là c'est comme la merde au cul du jeune Céline, on sait qu'il faudra attendre des jours meilleurs pour s'en débarrasser. En revanche, les autres, tous les autres, même le bouffon de Barcelone, la Volonté Générale a bien précisé qu'elle n'en voulait plus, quand même, alors c'est quoi ces façons de prendre les enfants de la République pour des Canards de Challans? Il s'agirait d'une petite défaite, encore, on pourrait discuter mais là, après une effondrement pareil, flûte, ça demandait un minimum de prise en considération, tout de même!
Eh bien non. Tranquille comme baptiste, voilà Pépère, entre deux gros câlins à qui vous savez, qui nous replace tranquillement les plus marquants des corniauds de l'équipe à Marco. Le pire, évidemment, le gros bras d'honneur, pour ne pas parler de quenelle, ça restera la reconduction de Taubirat Garde des Sceaux. Il nous l'a dit clairement, là, à nous autres les citoyens de mes deux : "je vous emmerde, je fais ce que je veux, circulez y a rien à voir"! Et à côté de ça, il nous impose son ancienne concubine, l'ex-future Présidente, la baisée de La Rochelle (voir Pas de Perchoir pour La Pintade?), le népotisme à ce niveau ça dépasserait presque les Borgia! A tel point que James Ellroy aurait déclaré à Libération : "pour peu qu'ils re-couchent ensemble et qu'elle le trompe avec Taubirat, toutes les Télé Amerloques voudront vous acheter le scénario". Nous voilà tombés carrément au fond de la fosse septique, pas vrai?
Eh bien, Acta est fabula. Branquignols 2 le retour il nous a trouvé Hollandouille, un gouvernement de cons bas, dit-il, lui qui est tout en haut! Un vrai régal, pas un pour relever l'autre. Une petite mention spéciale pour le duo de Bercy, les Laurel et Hardy de l'Economie mal dirigée. Sapin en Auguste (pas l'empereur, le clown que rien qu'à le voir on se pisse dessus) et Montebourre (ou Montelsa, si vous préférez) en Monsieur Loyal...enfin quand je dis Loyal, n'est-ce pas...Sinon, tout le reste, les Fabius, les Marijuana Touraine, les Cazeneuve et compagnie, ça complète le tableau, le changement à la Flanby...le record d'impopularité ne saurait tarder à se voir pulvérisé...
Une petite réflexion, pour finir, une lueur d'espoir, peut être, vous connaissez mon optimisme invétéré, n'est-il pas? Si, me dis-je, Manolo, avec ses dents à arracher le parquet, a décidé d'y aller et accepte, en conséquence, de se carboniser la popularité jusqu'à la fin du quinquennat, c'est qu'il vise 2022. Or, pour qu'il ait sa chance en 2022, encore faut il que le Capitaine de Pédalo se fasse éjecter en 2017...Il se trouve en parfaite position pour bien pronostiquer, le Catalan, non? Voire même, le cas échéant, pour savonner la planche, ne croyez vous pas?
Allez, passez donc un bon Dimanche dans la paix retrouvée de la Répupu.
Et merde pour qui ne me lira pas.