Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Pauvre Sarko, va! Il était bien pénard dans la piaule de sa belle-mère au nom
toujours aussi malsonnant, pas la belle-doche, la villa du Cap (voir Le Cap Jeune. ).
Il se faisait son joli tour en vélo le matin à la fraîche, puis le petit rafraîchissement
sur la terrasse, puis la bouffe tranquille en famille, avec produits ritals
surchoix, un bonheur, suivie d'une sieste bien méritée -mais pas polissonne,
vu l'état de la first lady- bref, quasiment le paradis.
Tout ça en regardant pousser l'héritier présomptif.
Avec le crissement lénifiant des cigales en musique de fond.
Ben oui.
Seulement v'la la crise qui se repointe, la salope, avec le petit coup de pouce de ces
empafés de la Standard and Poor's, la putain de leur mère! Ils auraient peut être pu
attendre la fin du mois d'Août, ces sauropodes de mes deux, on ne voyait pas vraiment
l'urgence! Et non! Il a fallu qu'ils fassent les malins, ces pédés amerloques, avec leurs
gueules de rats qu'on ne voit jamais, tellement ils ont la trouille de se faire reconnaître
dans la rue! Et lyncher selon leurs justes mérites!
En tout cas, le résultat est là! Bordel de Dieu, le patacaisse!
Les bourses qui se ratatinent, les rumeurs de faillite de banques qui reviennent sur le
tapis, les investisseurs qui désinvestissent, les spéculateurs qui se goinfrent à la baisse,
les petits porteurs qui se sentent tout d'un coup plus légers, l'or qui crève le plafond, les
Chinetoques qui engueulent Obama, les Schleus qui veulent fermer le robinet à remplir
les trous sans fond, les journaleux qui en rajoutent, les Socialos qui viennent au renaud
à caqueter "Lafotasarko! Kadofisko!" et qui veulent moins que jamais voter la "règle
d'or" vu, sans doute, qu'au prix du métal jaune on n'a plus les moyens!
Et puis, le pire du pire du plus abominablement vicieux, ce bruit qui court qu'on va nous
sucrer notre "triple A" franchouille à nous, que c'est tout ce qui nous reste des temps
Gaulliens de saine gestion des Finances Publiques. Et celui-là, de bruit, croyez moi,
il fait froid dans le dos. D'autant qu'il ne tient qu'à un fil, notre AAA, un fil qui s'effiloche
tous les jours un peu plus et qui ne saurait tarder à péter, bien sûr. Mais comme disait
la pauvre Reine de France quand les salopards l'ont assassinée : "encore un tout petit
moment, Monsieur le bourreau, s'il vous plaît". On le perdra, évidemment, notre brevet
de débiteur exemplaire mais le plus tard sera le mieux. Et pas pendant les vacances,
quand même, avec le beau temps qu'il fait au Lavandou!
Bon, alors, que voulez vous qu'il fît, le Sarko en pareil cas? Eh oui, naturellement,
qu'il la jouât "toujours sur la brêche quand tonne le canon". A la barre dans la tempête,
avec le calme et la détermination qui caractérise les grand hommes. Les hommes
d'Etat prêts, toujours, à se sacrifier pour sauver la France, Monsieur, et même le
Monde -non, pas le journal de merde- parcequ'un Président du G20, dans la tourmente
financière, sa responsabilité consiste à porter l'Univers et ses dépendances à bout de
bras.
Du coup le voilà parti pour l'Elysée. En plein travaux, en plus, le Palais Présidentiel.
Avec, partout des échafaudages, des gravats, des bâches, des brouettes, des seaux,
des pelles, des bétonnières, des tas de sable, des sacs de ciment, des pots de
peinture, des échelles, des madriers, des gamates, des trusquins, des truelles
et plein d'ouvriers tout sales en train de casser la croûte, de glandouiller ou parfois
même de bosser. Que voulez vous, on n'allait jamais imaginer qu'il y aurait crise en
plein mois d'Août!
En même temps ça donne bien l'impression du mec qui fait face dans
n'importe quelle circonstance. Avec ce côté "à la guerre comme à la guerre" qui
impressionne toujours l'électeur, surtout quand ce dernier se trouve vautré sur le
sable ou la chaise-longue à coincer la bulle comme tout gros cochon de vacancier
au soleil foireux d'un été merdique. Alors, on fait venir aussi quelques ministres,
histoire qu'ils en chient un peu eux aussi et on tient le conseil de crise juste pour
prévoir qu'on va se mettre au boulot dès la rentrée. Qu'on se prépare
psychologiquement à l'action, laquelle consiste à raboter une fois de plus les niches
fiscales. Comment ça, "y a pas de rabot dans tout l'outillage précité"? Ben on va
le rajouter, tiens, on est venus pour ça. Voilà, et un rabot, un!
En attendant, en une paire d'heures l'affaire apparaissait pliée. Chacun repartait
vers son petit coin de villégiature avec le sentiment réconfortant du devoir national
dûment accompli. Simultanément la bourse se prenait le bouillon mais, comme
disait Amabotte (de Cresson, pour ceux qui n'étaient pas là), "la Bourse on n'en
a rien à cirer". La seule cote qui compte vraiment, en démocratie, c'est la cote de
popularité.
Cependant, me direz vous, le camarade Barack-Hussein, lui, n'a pas jugé
utile d'interrompre ses vacance à Camp David, en dépit d'une agression frontale
caractérisée autant que déloyale des crevures de Standard and Poor's. Oui, mais
Obama, c'est pas pareil. D'abord, il a quand même l'excuse du Ramadan, l'ami
Barack. Quel effet ça ferait de le voir se taper le jambon-beurrre-demi avec des
Secrétaires d'Etat bien capables, en plus, de tirer la gueule, vu que Washington
au mois d'Août, outre la chaleur à crever, ça évoque un peu Guantanamo en
moins bien surveillé. Faut y penser à tout ça, quand même!
Sans compter qu'on aurait tort de comparer. D'abord, il joue tout sur son arme
secrète, le Premier-Président-Noir : la peau d'Oussama Ben Laden! Dans son
bilan de chef d'Etat, on trouve un seul truc de bien, capable de faire vibrer
l'électeur dans le bon sens : l'élimination de l'épouvantable ordure du September
Eleven ( voir Le songe d'Obama. ). Alors, faut exploiter à mort, faire sortir un max
de jus, tirer la quintessence afin de gommer les effets désastreux des fantaisies de
Santard and Poor's, tout en faisant passer le black de White-House pour un héros
national comme on n'en connaît plus depuis le décès du regretté John Wayne.
La combine consiste à donc à bricoler un joli film Hollywoodien comme seuls, là
bas, ils en détiennent le secret. Une oeuvre superbe, avec des paysages à couper
le souffle, une musique presqu'aussi jolie que dans Lawrence d'Arabie, de l'action
en veux tu en voilà, un peu d'amour, aussi, mais pas cochon, juste ce qu'il faut pour
accrocher l'électrice du Wisconsin et des acteurs à vingt millions le cachet.
Prad Bitt, peut être, ils ont pensé. Mais non! Pas pour le rôle du Président, enfin,
qu'est-ce que vous déconnez, là?
Un film qui mettra bien en évidence la clairvoyance, le courage, l'intelligence,
l'abnégation, le dévouement, le sens de l'Etat, la bonté foncière et la détermination
sans faille de notre copain Barack-Hussein.
Un film qui sortira en Octobre 2012 juste avant les élections! Putain! Alors
pourquoi voudriez vous qu'il s'emmerde à se pourrir les vacances, ce mec, pour
attirer un peu plus l'attention sur les conséquences de ses déconnages?
Vous comprenez bien que notre pauvre Sarkozy, lui, il ne possède ni Oussama
Ben Laden, ni Hollywood. Il a bien essayé de jouer un coup avec Kadhafi
(voir L'apothéose de Bernard-Henry. ) mais manifestement ça coince de partout.
Ce n'est pas avec un coup tordu de ce style qu'il va se redorer le blason
démocratique, le Nico, même que si ça continue encore un peu ça lui fera un paquet
de fumier supplémentaire à trimballer, cette affaire Libyenne. Et en admettant que,
par un miracle inouï, on la gagne, la guerre Mouhammardesque, qui c'est qui irait lui
concocter un film à sa gloire, à notre bon Président? Le cinéaste qui s'aviserait d'une
infâmie pareille, ses subventions, après, il pourrait se les chercher chez Plumeau.
En plus, les films de guerre on ne sait les faire que pour mettre en valeur l'ennemi,
nous, y a qu'à voir les productions les plus récentes. Le salaud en Algérie, pas vrai,
on parle bien du militaire Franchouille? Et quand, en France, on pond un film sur le
Président c'est dans le but évident de le faire passer pour un sale connard.
Sauf s'il est de gauche, bien sûr et encore convient il qu'il soit mort.
Du coup, démocratiquement parlant, ça ne sert plus à rien!
De fait, il se trouve bien obligé de mouiller la chemise faute de mieux, notre Petit
Timonier, de gigoter en tout sens pour inviter l'électeur à penser qu'il se lève la
peau pour nous sauver la mise, de se décarcasser les tripes afin de démontrer
que le navire dans la tempête demeure toujours barré. Mal barré, certes, mais
tout de même...
Seulement voilà. Nous voyons bien que c'est tout l'Occident qui s'en va en
quenouille , désormais. Les Etats Unis se trouvent à la merci de la première
agence de notation venue. Et surtout des Chinois dont on se demande vaguement
jusqu'à quel point ils ne tireraient pas un peu certaines ficelles. Celui qui vit à
crédit finit d'ailleurs toujours par en passer par les exigences de ses créanciers.
Les Anglais croulent sous leurs populations immigrées, comme nous, comme
les Norvégiens, les Suédois, bref tous les abrutis prétentieux qui, prétendûment
investis de la science démocratico-humanitariste infuse, ont cru pouvoir laisser
entrer n'importe qui et en nombre illimité dans leurs petits paradis. Hélas, le Paradis
ne se partage pas et quand on le possède il importe de le défendre. Sans quoi il est
vite perdu.
Tout ce que nous en gardons, de notre paradis perdu, ce sont nos illusions, notre
belle démocratie, nos très chers"acquis-sociaux". Le temps approche où nous
allons les payer au prix fort, nos illusions, comme nous ne saurions tarder à
déguster le poids écrasant de nos dettes souveraines. Voyez les Grecs et
méditez bien sur leur sort ( cf. Timeo danaos... ). Ces braves gens, déja plongés
dans un noir pétrin, avaient cru bon, démocratie oblige, d'élire le socialiste qui
leur promettait monts et merveilles. On a vu le résultat!
Humanitarisme et démagogie, voilà les plaies de l'Occident. Plaies mortelles.
Combien de temps encore tiendrons nous dans ces conditions face à des
multitudes déterminées à nous piquer notre bonheur? Je crains que nous ne
vivions désormais notre crépuscule, le crépuscule des droitsdel'hommistes,
le crépuscule des gogos béats, le crépuscule des démagogues, le crépuscule
des cons!
Bonne soirée!
Et merde pour qui ne me lira pas.