Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
Maintenant que le Tour de France s'achève, nous allons pouvoir effectuer un petit
point de situation. Non que cela intéresse tout le monde, il s'en faut de beaucoup,
mais j'aime bien, moi et comme je fais un peu ce que je veux, je vous l'inflige
quand même. Ceux qui s'en foutent n'ont qu'à foncer tout de suite quelques
lignes en dessous, même si la vie peut s'y révéler moins festive...
Adoncques, nous vîmes au cours des trois semaines écoulées, une sorte de grand
dépendeur d'andouillles Afro-Britannique tout blanc, un albinos peut être, dominer la
course de manière si péremptoire qu'on ne peut s'empêcher de rester béat face à
l'exceptionnelle compétence de l'équipe médicale qui le "prépare".
Derrière l'intéressé nous vîmes un Contador tout essoufflé qui tentait désespérément
mais sans succès aucun, de se montrer à la hauteur. Que voulez vous, le pauvre
type s'étant déjà fait gauler les doigts dans le pot-belge, l'accès aux moyens d'aller
plus vite que les autres lui semble désormais un peu fermé. La vie est ainsi faite mais
le malheureux Espagnol au passé glorieux (voir C'est toi qu'on t'adore!) apparaissait
bien pathétique dans les pourcentages impitoyables du Semnoz où il dégringola de la
deuxième à la quatrième place du classement et, en conséquence, du podium élyséen.
Sic transit gloria mundi, pas vrai?
Et les Français, me diront encore les braves gens qui s'intéressent un peu ou qui
font mine de, par politesse?
Les Français? Ca va au poil! L'un d'eux a même gagné une étape. Inespéré...
Voilà, pour cette année j'en ai fini avec le Tour. Vous voyez, pas de quoi en faire un
fromage...
Nous allons donc passer aux choses sérieuses ou prétendues telles.
Alors, déjà, la dernière fois nous avions les petits "Jeunes" de Brétigny gentiment
occupés à détrousser les cadavres et les blessés juste avant l'arrivée des secours.
Ah mais attendez, veuillez m'excuser, je me goure, fausse information! Toute la
semaine, on nous a expliqué en long en large et en travers qu'il s'agissait d'une
grosse menterie de la Droite pour jeter une nouvelle fois le discrédit sur la Diversité-
Enrichissante. D'ailleurs nul ne saurait en douter parce que les gens de gauche, eux,
ils ont vu les mêmes "Jeunes" aider les pompiers, les médecins, tout ça.
Ces adorables petits coquins auraient même chapardé le larfeuille et le portable
d'un secouriste bénévole, il vous en faut plus, à vous, comme preuve?
Et même si d'ignobles nauséabonds évoquent un rapport des CRS qui ferait état
de vols de cadavres, de caillassages et autres médisances, on va oublier tout
ça et passer à autre chose. C'est comme pour Le mystère de l'éclisse. , circulez,
y a rien à voir!
Bon. Hé bien voilà-t-il pas qu'hier matin, au réveil, je me trouve BFM-TV qui diffuse
des images d'émeutes urbaines bien nocturnes et bien enflammées avec le sous-titre
suivant : "Des personnes hostiles aux forces de l'ordre attaquent le commissariat de
Trappes".
Comme présentation j'apprécie beaucoup. Avec des formules commes celle-là,
aussi sec je sens venir du croustillant, du super-gratiné, du concentré de bien-pensance
un peu emmerdée par les petites "incivilités" banlieusardes.
Et, évidemment, je me retrouve comblé au delà de mes espérances les plus déraison-
nables. Une pure merveille, cette affaire de Trappes, encore un cas d'école!
Ca part de l'interpellation d'une porteuse de Niqab, ce charmant vêtement qui sied si
bien à tout un chacun (voir Madame la Marquise... ). La personne en question ayant
refusé de se dévoiler la gueule devant le sale flic qui lui en intimait l'ordre, l'affaire
s'est poursuivie au commissariat de la bonne ville de Trappes où il fait si bon vivre,
dixit Benoît Hamon. Oui, oui, il a vraiment sorti ça, Hamon mais ne soyez pas surpris,
voyons, il s'agit d'un Ministre de la République, vous le savez bien, ils ont tous un grain,
voyez Mme. Duflot, la maman de la petite Térébentine... au hasard...
Dans le commissariat, le jules - le mohamed, si vous préférez- de la bonne femme,
excédé par cette provocation policière caractérisée, n'a pas manqué de manifester
sa grosse colère en essayant d'étrangler le premier keuf qui lui tombait sous la main!
A l'annonce de la garde à vue de l'étrangleur, tous ses copains ont rappliqué devant
le commissariat, de même que les copains des copains et les amis de ces derniers.
Ca commençait à faire du monde!
Avec, bien sûr, mortiers de feu d'artifice, kocktails molotovs et autres moyens de
dissuasion anti-maréchaussée.
La guérilla urbaine ainsi initiée dure toujours...la nuit, seulement, vu, nul ne saurait
en ignorer, que nous nous trouvons en plein dans le mois sacré du Ramadan. Le
jour, forcément, on jeûne, on peut pas tout faire à la fois!
Et ce n'est pas la rapide décision, prise par le sbire local de Taubirat, de remettre en
liberté l'agresseur de poulet, qui arrêtera la légitime exaspération des "Jeunes" de
Trappes, d'Elancourt et autres terres d'Islam en Yvelines.
La seule question qui se pose réellement, la voici : combien de temps encore allons
nous nous la chatouiller avant de commencer à regarder la réalité en face?
Elle est pourtant relativement simple, la réalité, elle consiste en vingt pour cent de la
population qui se trouvent totalement et définitivement coupés de la Nation.
Et la Nation, à ce régime-là, on peut carrément se demander si elle existe encore.
Il y a trop de monde en dehors, si vous voyez ce que je veux dire, et chaque jour qui
passe accentue encore le phénomène.
Aujourd'hui nous avons des communautés plus ou moins consciemment antagonistes
qui coexistent de facto sur le territoire ex-national. Le genre de situation qui, à terme,
ne saurait trouver d'autre issue que la guerre civile... à moins que l'extrême veulerie
des derniers "souchiens" survivants ne les pousse à la soumission totale et définitive.
Probabilité non négligeable...
Le gros os vient de l'impossibilité de rattraper le coup. Désormais le clivage apparaît
juste irréversible. Question de nombre. On pourrait encore, peut être, faire quelque
chose pour circonscrire le processus, arrêter la dégringolade mais cela exigerait
une volonté politique particulièrement forte, capable d'imposer des mesures contrai-
gantes... l'exact contraire de la République bien molassonne et bien pusillanime.
Et même en pareil cas, tout le monde sait parfaitement que la contrainte engendre
le sentiment d'oppression, lequel pousse à la révolte. Et quand les révoltés bandent
à l'idée de mourir en martyrs, ça peut faire du dégat.
Bien sûr, nous pourrions aussi suivre l'exemple des Anglais. Pragmatiques comme
pas possible, ces braves gens, confrontés au même type de problème, ne cher-
chent pas naïvement, à mélanger le rosbif et le couscous. Alors, bien sûr, ça fait
un peu bizarre, un patchwork hétéroclite de communautés, chacune avec ses
moeurs et ses règles. Seulement ça permet aux naturels du pays de se conserver
intacts, grosso-modo, avec leurs moustaches en guidon de course et leurs melons
(je cause du chapeau). Faut juste qu'ils regardent bien devant eux et pas trop sur
les côtés...
Nous autres, avec le mythe sacro-saint de la République assimilatrice une et indi-
visible, nous restons convaincus de réaliser la grande unification, comme on dit en
physique. Ca donne les divagations de Valls, qui fait les gros yeux, de Ciotti qui
brandit niaisement l'étendard de la laïcité, comme si ça pouvait concerner les
musulmans, ce truc, ou même de Marine et Philippot, avec leur manière de laisser
croire qu'on peut encore arrêter l'incendie.
L'aveuglement franchouille ça ne le fait plus. Cessons de nous foutre le doigt
dans l'oeil, il est beaucoup plus tard que nous ne le pensons. Faudrait changer
de braquet, mettre plus souple, comme Froome dans le Ventoux, si vous voyez.
Devenir intelligents? Non, ça c'est pas possible, contre-nature. On fait quoi, alors?
Ben moi je vous le dis, très simplement, on continue comme ça, sans rien changer,
jusqu'à ce qu'on se casse proprement la gueule. Voilà.
On s'obstine à soutenir que le problème vient du chômage et des conditions de vie
dans les quartiers. On persiste à raconter que tout s'arrangera avec des "contrats
d'avenir"et des palanquées de profs supplémentaires dans les ZUP.
On reste profondément et indissolublement bornés, stupides, aveugles.
On maintient, contre toute évidence, qu'à Brétigny les petits "Jeunes" sont venus
aider les secours et on présente gentiment l'assaut du commissariat de Trappes,
comme le fait de "personnes hostiles aux forces de l'ordre", ça la fout moins mal
que "racaille salafiste".
Vous allez dire que je radote mais oui, c'est sûr, on est foutus!
N'en profitez quand même pas pour vous gâcher les vacances!
Bronzez bien, comme ça vous pourrez peut être passer inaperçus à Paris-Plage.
En attendant, que la vie vous soit douce et paisible!
Et merde pour qui ne me lira pas.