Blog réactionnaire d'un vieux misanthrope mal embouché.
-"Ben oui, quoi? Quesse ça peut foutre, y a qu'à les faire douiller, les riches, y zont
du pognon! Pis c'est des enfoirés, ils nous l'ont piqué à nous autres, leur blé, d'où
que tu crois qu'y sort, hein! Bonne idée ça et encore, 75 pour cent ça suffit pas.
Moi, comme tu me vois, j'aurais dit plus, questanana branler, pas vrai?"
Finalement, il se révèle représentatif, Grauburle, je l'avais déja remarqué par le
passé. Un institut de sondage à lui tout seul. Une mine d'or!
Cinq minutes après on apprenait par un quelconque IFOP, le large accord des
"Français", favorables à 61% à la dernière de Couille-Molle sur la confiscation aux
trois-quarts des revenus annuels excédant le million d'Euros. Un peu sous-évaluée,
d'ailleurs, l'étude d'opinions. A mon avis les 39% qui restent on dû comprendre de
travers. Il me semble, non? Trois mille pétés de tunes sur soixante millions de
crevards ça fait bien 0,00005%! Ca ne se voit pas, ça, dans un sondage.
-"Marcel, lui répondis-je ( Grauburle se prénomme Marcel, je ne suis pas certain de
vous l'avoir déja signalé), réfléchis bien avant de dire des conneries, c'est des trucs
à te faire descendre le PSG en CFA, des coups pareils. Tu vas supporter qui, après?
Le Dynamo-Drancy?. Regarde un peu, Marcel, déja Beckham a refusé de venir.
Enfin surtout sa nana, pas particulièrement attirée par la vie parisienne laquelle a un
peu perdu en qualité depuis Offenbach. Mais si, en plus, tu leur ratiboise le salaire,
les grosses pointures s'en iront jouer sous des cieux fiscaux plus cléments. Du coup,
l'émir du Qatar vous tirera un super-bras d'honneur et vous retomberez dans votre
caca - attention, pas Kaka (1) - antérieur".
Ebranlé, le Grauburle, vu qu'il a compris le sens général de mes propos et vu,
également, que son truc à lui, c'est le foot, comme la plupart des abrutis. Pas
n'importe quel foot, de surcroît, celui qui se joue Porte d'Auteuil avec les dollars
du pétrole et les supporters, parfois un peu rudes, de la Tribune-Sud. Alors quand
vous faites entrevoir à un individu relevant de cette catégorie sociale particulière,
le risque de déchéance footeuse du Paris-Saint-Germain, vous le stressez grave.
Après il a du mal à réagir. Suite au choc nerveux, il se ratatine un peu et il rompt
l'assaut.
Prétextant les ordres de Bobonne lui enjoignant de ne pas traîner, il s'est barré,
Marcel, pensif et déstabilisé.
Pour vous dire le fond de ma pensée, l'idée de notre cher Capitaine de Pédalo
m'apparaît comme très représentative d'un état d'esprit bien franchouillard,
mélange subtil d'envie, de jalousie, de suspicion irraisonnée, de paranoïa morbide,
voire de perversité naïve et de malveillance imbécile.
Après tant d'année d'observation de nos divagations politicardes, je me demande
encore par quel miracle ce pays a échappé à la dictature communiste.
Mais, non, suis-je stupide, nous n'avons échappé à rien du tout. Nous y sommes
en plein. Nous évoluons depuis trente ans au moins entre le bolchévisme de
gauche et l'autre, le chiraco-sakozysme dirigiste et confiscateur .
Mentalité étriquée de gagne-petit à ambition de fonctionnaire bien pépère et
bien protégé. Voilà le fond de la cervelle franchouille.
Parfois, comme en 2007, un vaste élan surgit du tréfonds du populo qui semble
décidé à casser un peu la routine et à s'engager dans un nouveau dynamisme.
Manque de pot, non seulement le Napoléon qu'on lui propose se révèle plutôt
comme un paillasse mais encore ledit tréfonds se déballonne à la première
difficulté, bien aidé en cela par la meute de gauche toujours prompte à aboyer
à la curée pour affoler le gibier et le pousser à la faute.
Dans de telles conditions, forcément, certaines idées font consensus.
Par exemple, celle qui consiste à faire payer les riches. Ca plaît beaucoup, ça ,
comme concept. C'est clair, net facile à comprendre et ça fait plaisir puisque
ce sont les autres qui vont morfler.
En réalité, bien sûr, tout le monde n'apparaît pas assez niais pour croire
cette sorte de spoliation susceptible de résoudre nos difficultés. Loin de là.
Seulement, les riches, il convient essentiellement de les punir, leur faire rentrer
leur opulence dans la gorge et les mettre au pli une fois pour toute. Qui c'est qui
commande, en démocratie, enfin! Le Peuple, nom de Dieu! Et le peuple fait ce
qu'il veut à commencer par lyncher les saligauds qui lui déplaisent.
Vous vous souvenez de la Grande et Belle Révolution Française, tout de même.
Eh bien les riches de l'époque, les aristocrates, vous savez ce qu'on leur a fait?
A la lanterne, parfaitement! Les aristos à la lanterne et, après eux, les friqués
d'aujourd'hui!
Putain le pied, comme dirait Dujardin, sauf qu'en l'occurence, désormais il est
blindé, ce corniaud et il ne lui reste plus qu'une solution : faire les valises. Let's
go to Hollywood and fissa!
Alors, avec Hollande, on va s'en offrir une sacrée tranche, à faire payer les riches.
Une vrai partouze populo-populacière, ça commencera par la grosse teuf bien
liessarde de la Bastille, au soir du 6 Mai 2012 et ça se terminera dans les larmes
et les pleurs d'une déconfiture à la Papandréou. Mais entretemps, quel orgasme!
On aura fait dégorger les pleins de blé!
Attention, on va attaquer par les gros rupins, enfin ceux qui auront été assez
cons pour ne pas se mettre à l'abri d'une façon ou d'une autre. Pratiquement
personne, en somme, c'est vous dire le côté désintéressé de la mesure.
Après, dans la foulée, on s'en prendra aux autres riches, les vrais, ceux qui
comptent et qui font nombre, les salariés, les retraités, en somme les nantis
authentiques, tous ceux qui ne têtent pas la mamelle de la belle Solidarité-
Nationale obligatoire. Les braves cons qui, traditionnellement, paient pour les
autre, en somme. Nous!
Rien de nouveau, après tout, ça va juste s'alourdir un grand coup.
D'autant plus que derrière Mimolette on voit de mieux en mieux le Mélanchon
grimaçant montrer ses dents pourries.
Ne le négligeons pas, ce mec. Un authentique marxiste, comme on n'en trouve
plus que sous la poussière des musées de l'ère soviétiques. Un pur, un fou, un
vrai danger public! Or, à ce jour, Méluche c'est au moins dix pour cent des voix.
En d'autres termes ce psychopathe ne représente rien de moins aujourd'hui
que la clé de l'élection présidentielle.
Seulement, la Grande Famille de Gauche sait faire bloc quand il le faut, elle.
Mélanchon ne posera pas ses conditions, il exigera, voilà tout! En face de ce
sinoque, le mollusque Hollande lâchera tout ce qu'il faudra pour se rallier
l'électorat en cause. Ne prenons pas cela à la légère, la Gauche a toujours tenu
ses promesses. Souvenez vous, pour ceux qui ont subi, les nationalisations, la
retraite à soixante ans, les trente-cinq heures et, plus généralement, toutes les
belles avancées sociales qui nous ont permis d'atteindre aujourd'hui le niveau
colossal de dette publique dont nous allons crever.
Oui, il les tiennent leur promesses et ils les tiendront encore une fois. Surtout
celles qui nous mettront sur la paille, celles qui râcleront jusqu'au dernier centime
le fond des poches des salopards qui ont bossé pour gagner quatre sous.
"Il faut revoir complètement la répartition des richesses, dans ce pays", parole
de Méluche. Et ça ne tombe pas dans l'oreille d'un sourd, ce genre d'ânerie.
Les fainéants et les profiteurs flairent la bonne affaire, par les temps qui courent,
l'avenir s'annonçait rose, le voilà qui rougit comme la Volga en 1917!
Sans oublier la religion de l'immigration sacrée, celle qui nous apportera le vote
des étrangers avec son cortège d'immondices coraniques. Jusqu'au jour où la
Charia remettra une fois pour toutes l'ordre divin d'Allah dans tout ce patacaisse.
Ne sous-estimons pas Mélanchon!
Et, pour tout vous dire, il nous donne une vraie leçon de stratégie électorale, ce ouf.
Parceque lui et ses sbires, au second tour, ils voteront pour le "plus à gauche", pas
d'états d'âme! Ainsi, non seulement ils pourront à bon droit participer à la victoire
et partir déconner à la Bastille mais encore, ils feront pression. Et avec succès!
C'est un peu le coup du "Programme Commun" qu'ils vont nous refaire entre les
deux tours. Avec Couille-Molle à la place de Mitterrand, ça promet, c'est moi qui
vous le dis!
Pour ce qui me concerne, je le déclare en mon âme et conscience, je ne saurais
accepter un tel désastre sans avoir rien fait pour l'éviter. En conséquence, au
second tour, je suivrai l'exemple du susdit ivrogne-communiste, je voterai pour
celui qui sera le moins à gauche. Si c'est Pangloss, tant mieux, je me répandrai
en actions de grâce. Si c'est Marine, ma foi, je me ferai une raison. Si par
impossible il s'agissait de Bayrou, à mon corps défendant je mettrai son bulletin
dans l'urne. Enfin si, par malheur, Sarkozy passait le premier barrage, bien qu'il
m'ait honteusement cocufié et pris pour le dernier des cons, malgré ses reniements,
ses insuffisances criantes et en dépit de la manière consternante avec laquelle
il a exercé la Fonction que nous lui avions confiée, je me résoudrai à voter pour lui.
Même si cela me donne l'impression de m'arracher une couille. Il me restera toujours
l'autre et, de toute façon, pour ce que j'en fais...
Amités à tous,
Et merde pour qui ne me lira pas.
(1) Voir Après Kaka, Ronaldo!-